Le collectif "Ni bonne, Ni nonne, Ni pigeonne" organise un rassemblement à Paris le 12 mai 2013 (journée internationale de l'infirmière). Le groupe, qui rassemble déjà 35000 membres, compte sur votre présence.
"La sortie de Mme X est annulée... Elle chauffe depuis 2 jours" Elle CHAUFFE : comprenez "elle a de la fièvre"
En entendant ce genre de phrase cette semaine, j'ai soudain fait un bon de plusieurs années en arrière. Je me suis revue étudiante, carnet et stylo en poche, prête à dégainer pour noter la moindre abréviation inconnue retrouvée dans les transmissions ou les rapports médicaux, ou le moindre terme de vocabulaire alors totalement inconnu à mon pauvre lexique de soignant débutante !
En vrac, et de façon vraiment NON exhaustive :
ASP : abdomen sans préparation (ça va de soi!) = radio du bide ! RP : radio pulmonaire SAP : seringue auto pousseuse = PSE : pousse seringue électrique PE : prévention d'escarre CE : crème enrichie ATB : antibiotique ATG : antalgique RAD : retour à domicile MDR : maison de retraite RTUP : résection trans urétrale de prostate HDLM = HDM : histoire de la maladie ATCD : antécédents APP : appendicectomie PAS : pression artérielle systolique TV : tachycardie ventriculaire PC : perte de connaissance TC : traumatisme crânien ESV : extra systole ventriculaire TR : toucher rectal ACFA : arythmie complète par fibrillation auriculaire (là franchement quand t'es étudiant, ça t'avance vachement d'avoir la traduction de ACFA !!) DID : diabétique insulino dépendant Kc : cancer Infx : infectieux HTA : hypertension artérielle SAD sonde à demeure = sonde urinaire SNG : sonde naso gastrique GPC : gastrostomie per cutanée
... ...
Et après tout ça, j'entends encore des soignants demander en lisant nos transmissions : "ESI ? ça veut dire quoi ?" Etudiant en Soins Infirmiers : allô quoi ?!!!!
Ambiance un peu tendue en ce moment dans le service. Surcharge de travail, fatigue du personnel...la morosité a pris le dessus. L'individualisme prime sur la cohésion et le travail en équipe et la désorganisation se fait sentir.
Le repas de service organisé hier a permis à ceux qui ont pu être présents de passer un agréable moment dans la bonne humeur mais n'a pas suffit à tarir le négativisme et le fatalisme de beaucoup en ce moment.
Conscients du malaise général flottant dans le service, les médecins et moi-même avons décidé de mettre les choses à plat. Bien entendu, en parler ne résout pas tout et n'enlève en rien la charge de travail. Le but était surtout de permettre à chacun de s'exprimer et de rappeler l'importance du travail en équipe. Une équipe, c'est une chaine... un maillon qui s'ouvre et c'est toute la chaine qui se casse la gueule !
Franchement, j'ai une équipe jeune, composées de personnalités toutes différentes mais toutes complémentaires ! Pas question de les laisser toucher le fond ! Après la réunion, j'ai affiché la photo de groupe prise à l'occasion du repas de service. J'y ai ajouté un petit mot d'encouragement et de félicitations pour le travail accompli par chacun, et un extrait de mon mémoire que je trouvais approprié :
"Une équipe n'a de sens et n'existe que si elle
présente une certaine cohésion. L'ensemble des forces qui unissent ce collectif
donne aux membres l'envie de rester au sein de celui-ci, de participer, de
coopérer et d'être solidaires. La coopération nécessite toutefois une certaine
confiance envers les équipiers et suppose donc de les connaitre. [...] dans l'instauration d'une réelle confiance, il s'avère
indispensable que la connaissance intègre une véritable reconnaissance des
capacités, des compétences et des valeurs d'autrui. Plus les individus font
preuve d'estime les uns envers les autres, plus la cohésion et l'esprit
d'équipe sont présents et favorisent l'accomplissement du travail demandé."
Quand on est soignant, tous les ans c'est pareil ! Il faut choisir : Noël ou Jour de l'An ! Il faut travailler l'une des deux fêtes (au moins).
Alors sur le coup, on rechigne un peu et puis au final, l'ambiance au boulot est plutôt bon enfant. Les services sont décorés et parfois même, le personnel joue le jeu et arbore le chapeau rouge ou les boucles d'oreilles en boules de noël ;)
Et parfois, avec les collègues, on s'organise une "tite bouffe". Maryse emmène les petits fours, Sandra l'entrée, Sophie le plat, Julie la salade, Patrick le fromage et Françoise le dessert. Deux tables alignées dans l'office ou dans une réserve, un drap de l'hôpital en guise de nappe, des essuies mains en guise de serviettes et de l'eau de la fontaine en guise de dernier cru (oui... enfin...en théorie LOL).
Quant aux chocolats, nous ne remercierons jamais assez tous les patients et leur famille qui nous comblent de cet antistress apprécié de tous !
Alors ? Cette année, c'est Noël ou 1er Janvier pour vous ?
En tout cas, quoiqu'il en soit, je vous souhaite à tous d'excellentes fêtes de fin d'année !
L'EPRUS (l'Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires),établissement public qui dépend du Ministère de la santé, a pour mission de faciliter l'organisation et le déploiement des forces de santé en cas de crise sanitaire exceptionnelle, en France et à l'étranger.
Il participe notamment à la protection et au secours des citoyens français, des expatriés à l'étranger, mais aussi des populations meurtries dans le monde, dans le cadre de l'aide humanitaire d'Etat.
Sa Réserve Sanitaire est composée de professionnels de santé volontaires, qui souhaitent s'engager pour aider des populations en danger. Elle compte aujourd'hui près de 7000 réservistes professionnels de santé (actifs, retraités et étudiants des filières médicales).
L'établissement sera présent au Salon Infirmier du 24 au 26 octobre à Paris Porte de Versailles, pour présenter ses missions et recruter de nouveaux professionnels de santé, dans le but de renforcer sa Réserve Sanitaire.
Si vous êtes intéressé pour vous investir dans l'humataire d'Etat, vous pourrez donc prendre contact avec l'EPRUS sur le salon infirmier, afin de mieux connaître ses missions, comprendre comment concilier le volontariat avec sa vie professionnelle, etc.
Une infirmière libérale a été condamnée le 6 février 2012 à
trois ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour fraude à l'assurance
maladie, par le Tribunal correctionnel de Melun.
Elle devra verser, au titre du préjudice, 393.526 euros à la Caisse
primaire d'assurance maladie (CPAM) de Seine-et-Marne, et ne pourra plus
exercer la profession d'infirmière à titre libéral pendant cinq ans, a
précisé à l'APM son avocate Geneviève Beltran. Elle a estimé que
l'infirmière, qui n'a pas fait l'objet d'un mandat de dépôt,
bénéficierait probablement d'un aménagement de peine. Il pourrait s'agir
d'un régime de semi-liberté, ou du port d'un bracelet électronique.
Elle aura l'obligation de travailler et de contribuer à indemniser
l'assurance maladie, a précisé à l'APM l'avocat de la CPAM, Me David
Bouaziz.
Les infractions retenues contre cette soignante de 45 ans, domiciliée
à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), sont celles d'"escroquerie" et
de "faux et usage de faux", ont indiqué les deux avocats.
La CPAM reprochait à la soignante la déclaration d'actes fictifs, la
surfacturation d'actes et d'indemnités kilométriques, ainsi que la
falsification d'ordonnances.
La somme de 393.526 euros était celle réclamée par la CPAM à
l'audience, pour les années 2007 et 2008, a expliqué David Bouaziz. Il a
expliqué que ce montant avait été limité par le délai de prescription.
Il a estimé que la fraude était "organisée depuis 2003, au minimum",
et que le préjudice réel dépassait certainement ... LA SUITE SUR LE SITE D'INFIRMIERS.COM
Le site annonces-medicales.com existe depuis plus de 10 ans et est un
site d'emploi gratuit pour les professionnels de santé. Chaque jours
près de 5000 visiteurs s'y rendent.
Depuis quelques mois, ils ont renforcé leur service pour les infirmiers. Vous pouvez donc consulter les offres d'emploi directement dans leur rubrique emploi infirmière
Les deux proposent des offres d'emploi pour les infirmier(e)s. On peut notamment déposer son CV en ligne (en anonyme si l'on est déjà en poste, petit argument supplémentaire)
Et si on s'inscrit sur l"un, on est également inscrit sur l'autre (comme ça on ne perd pas trop de temps)
1) Des adjectifs tels que «
abondant », « beaucoup » ou « plein » deviennent : +++
2) Tu observes les veines de tes amis !
3) Tu es capable de lire l'écriture d'un médecin...
4) Tu te laves les mains 2 354 601 fois par jour !
5) Tu es capable d'entendre des choses écœurantes durant ton dîner sans que ça
ne te coupe l'appétit !
6) Tu colles tout avec du sparadrap de l'hôpital !
7) T'as la vessie de la grosseur d'un tank à force de te retenir !
8) Tu n'arrêtes pas de répéter que "non la tenue infirmier(e) n'est pas un
fantasme : elle est moche et tout sauf excitante... Mais elle est confortable
!"
9) Tu te fais regarder de travers quand tu dis ''dites-moi à combien est votre
douleur sur 10'' !
10) Tu as 6 yeux, 8 bras, 4 jambes et beaucoup de doigts...
11) Personne ne veut plus regarder des émissions ou séries médicales avec toi
parce que tu critiques et commentes tout !
12) Tu restes en admiration devant une plaie de 25cm de long sur 3cm de large
et tu dis fièrement à ton patient « Aaaah ! C'est super beau, je suis contente,
vous avez vu comme c'est beau ???»
13) Tu sais à quelle heure tu vas travailler, mais tu ne sais pas à quelle
heure tu vas repartir et bien souvent tu finis plus tard sans être rémunérée !
14) Tu n'appelleras jamais ta fille Méléna ou rien qui peut ressembler à cela !
15) Tu espères que celui qui dit « C'est bien tranquille aujourd'hui » va se
faire foudroyer sur le champ !
16) Tu connais plus de 3 qualificatifs différents pour la douleur et tu sais ce
que veux dire « Escherichia-coli »
17) Tu trouves que même la quiche aux épinards carbonisée faite par ton petit
frère est meilleure que les plateaux de l'hôpital...
18) Tu entends dire ''Ah tu es infirmier(e), et bien tu ne manqueras pas de
travail hein!'' à chaque fois que tu dis quel est ton métier !
19) Tu as déjà vu des selles de couleur inimaginable !
20) Tu trouves que tu pratiques la plus belle des professions même si tu as
zéro condition de travail et zéro condition de vie !
Groupe hospitalier Hôpitaux Universitaires Paris Nord-Val de Seine : Un groupe hospitalier, cinq hôpitaux engagés dans leur offre de soins.
Parce qu'à un moment donné de leur vie, des centaines de millier de personnes ont eu besoin de nos services, de vos services... Merci à tous mes collègues pour le beau corps de métier que nous formons : les professionnels de la santé.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, Nombreux à suivre l' "Ordre National des Infirmiers", j'ai le regret de vous annoncer que sera diffusé ce jour le dernier volet de cette longue saga dont le premier épisode -je vous le rappelle - a eu lieu en septembre 2006.
Afin de rafraichir votre mémoire, je me permets de vous résumer ci-après les grandes lignes de cette fabuleuse série.
A sa création, l'"Ordre National des Infirmiers" avait de multiples objectifs pour lesquels il lui fallait tout de même un certain budget. Après plusieurs réunions au sommet et de grandes idées lancées, la première élection officielle du conseil de l'ordre a lieu en 2008 suivi en 2009 de l'élection de la présidente de l'ordre.
L'ordre s'agrandit en termes de personnels et s'offre de somptueux locaux dans les beaux quartiers de Paris (disons que la superficie de votre maison représente un minime pourcentage de celle du siège social de l'ONI)
Bien entendu, l'"Ordre National des Infirmiers" entend bien rentrer dans ses frais (et quels frais!!!!) en touchant la cotisation des 480 000 infirmiers exerçant en France.
Rebondissement inattendu par l'ONI : la majeure partie des infirmiers refuse de payer les 75 euros annuel demandés par l'ordre ! Des rappels assènent les professionnels, leur rappelant que s'il ne cotisent pas à l 'ordre, ils sont en exercice illégal de la profession et risquent le renvoi de leur établissement... [Non sérieux, ils nous ont pris pour des bleus ou quoi ?]
Faute de pouvoir "raquetter" les vieux de la vielle, l'ONI s'en prend alors aux jeunes diplômés et aux étudiants qu'il contraignent à payer sans quoi ils ne pourront pas avoir de poste ! SCANDALEUX !!!
Après de multiples manifestations infirmières (réclamant l'abrogation de l'ordre), l'ONI décide de diminuer le montant de la cotisation et de la ramener à 30 euros par an (tant pis pour ceux et celles qui en ont raqué 75 !). Mais le chantage n'y fait rien, les infirmiers ne cèdent pas et campent sur leur position.
Aujourd'hui à bout de souffle, sans un sou et surtout surendetté, l'"Ordre National des Infirmiers" jette l'éponge" et DEPOSE LE BILAN ! David Vasseur (Président par interim de l'ONI) démissionne après avoir quémandé un dernier recours auprès de Mr Sarkosy.
Je rappelle tout de même les missions que s'était fixé l'"Ordre National des Infirmiers" : - Contrôle de la profession - Conseil et soutien en cas de problème déontologique dans l'exercice de la profession - Développement des compétences - Défense lors d'un préjudice - Conciliation lors de litiges - Promotion de la profession - Suivi démographique de la profession
Aujourd'hui, ça me fait doucement sourire... *** THE END ***
Parce que l'on m'a souvent posé la question, je partage avec vous un article lu sur le site de la MACSF sur le REFUS DE SOINS DU PATIENT.
Récemment, je pensais ironiquement (tout haut, ce que certains pensent tout bas et n'osent pas dire...peut être à raison...ou pas ?) que nous avons fait de grands progrès dans le domaine de la prise en charge des patients. A savoir que : AVANT, on ne demandait pas l'avis des patients AUJOURD'HUI, on le demande...mais on ne l'écoute pas toujours
Longtemps, on voulait GUÉRIR à tout prix et l'acharnement était une des raisons pour lesquelles l'avis du patient comptait peu voire pas... De nos jours, les consciences évoluent et acceptent le fait que nous ne sommes pas des soignants-tout-puissants...Mais l'évolution des consciences me semble encore un peu lente et l'acharnement déraisonnable est encore bien présent.
Pourtant, si un patient refuse un soin ou un protocole de soins et même si nous savons qu'il encourt la mort, nous devons l'informer des conséquences de ses décisions et respecter son choix. La loi Leonetti est clair en ce sens !
Dans la même logique, un soignant peut avoir envie de s'opposer à certaines prescriptions. A titre d'exemple, j'avais un truc du genre : "constantes 4 fois par jour" chez une personne en fin de vie (qui avait décidé d'arrêter tout protocole de soins dans la prise en charge d'une lourde pathologie). Je m'oppose et demande au médecin quel est l'intérêt de sa prescription. Il hausse les épaules alors j'insiste en lui demandant quels actes j'entreprendrai par exemple en cas d'hypotension ou d'hypertension chez cette personne. C'est là qu'il me répond : "RIEN ! Vous ne faites rien ! Elle est en train de mourir" On est bien d'accord ! (ou presque !). Donc je ne prendrai pas non plus les constantes 4 fois par jour ! La prescription servait juste à rassurer...à se dire qu'au moins, on aura fait quelque chose... Mais si la personne a décidé d'interrompre les soins curatifs, la meilleures chose à faire est de bien l'accompagner dans ses soins palliatifs et il me semble que la prise des constantes n'en fait pas partie...car plutôt que de passer du temps à prendre une fichue tension dont tout le monde se fiche, je préfère passer du temps à prodiguer des soins de confort et à soutenir la famille dans cette épreuve...
Cette année encore, le 12 mai, date anniversaire de la naissance de Florence Nightingale, signe la journée internationale des infirmiers.
A cet effet, je remercie encore tous ceux et celles qui donnent chaque jour un peu (beaucoup) de leur temps pour guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours (Profession de foi de Louis Pasteur)
Ou médecinfirmiers...à voir ! Dans tous les cas, on y arrive ! Sortez vos panoplies : on va jouer aux docteur :D
Laurent Hénard, président de la mission relative aux nouveaux métiers de la santé a été clair dans ses réponses données lors de l'entretien mené par Yasmina Ouharzoune, rédactrice en chef de la revue de l'infirmière.
A travers son discours, Mr Hénard tente de convaincre ses lecteurs (des paramédicaux!!!) de la nécessité (ou de l'utilité) de créer de nouveaux métiers de la santé...de faire des infirmiers d'aujourd'hui des petits médecins de demain (et pour cause, la France est en sévère pénurie médicale et le phénomène ne s'arrangera pas avant 2030!) A VOUS DE JUGER !
[...] N'avons-nous pas aujourd'hui une dualité entre
des paramédicaux avec une formation autour de bac + 3, une expérience,
une richesse de parcours et finalement une sous-utilisation de ces
professionnels et, à l'autre bout de la chaîne, des médecins entre bac
+ 9 et bac + 12 qui font des actes qui ne justifient pas un tel niveau
de formation ?Ne pouvons-nous pas imaginer des professions
avec des qualifications et des niveaux intermédiaires ? Comme vous
l'imaginez, la réponse a été oui. [...] C 'est dans cet esprit-là que nous avons imaginé des paramédicaux praticiens dans un système sécurisé.
[...] La coopération entre les professionnels de
santé va permettre aux paramédicaux d'avancer dans leurs pratiques et
notamment d'investir le champ du diagnostic, de la consultation, de la
prescription. [...] Pour les infirmiers, ce seront des
spécialisations différentes que celles qui existent aujourd'hui
puisqu'ils vont être amenés à faire des tâches auparavant réalisées par
les médecins. Et pour les effectuer, ils devront valider un master dans
un domaine spécifique pour approfondir leurs compétences et leurs
responsabilités dans un champ donné.
[...] Pour les aides-soignants, cela va aussi ouvrir
des perspectives d'évolution. S'il y a des infirmiers qui deviennent
praticiens, il n'y aura pas pour autant besoin de moins d'infirmiers. La
création de ces nouveaux métiers va mettre la chaîne en mouvement. Pour
le moment, nous n'avons pas décelé de besoin pour des métiers entre bac
et bac + 3. Il ne faut pas non plus créer de nouvelles professions pour
le plaisir de créer de nouvelles professions.
Voilà l'un des projets pro que je présenterai à l'oral du concours cadre si je suis admissible. Vous le savez tous maintenant : les ESI, c'est mon combat ! Je dédie ce post à Lexy qui se reconnaitra à travers certaines lignes et à tous ceux qui "souffrent" de leur statut d'étudiants. SURTOUT, ne lâchez rien et foncez jusqu'au bout !
L'accueil
et l'encadrement des étudiants dans un service de soins
Au cours mes trois années
d'études infirmière, je réalisais que l'encadrement en stage n'était pas
toujours à la hauteur de mes attentes. Je comprenais même que cela engendrait
parfois chez certains une démotivation voire un abandon des études. Encore
aujourd'hui, nombreux sont les étudiants qui déplorent la mauvaise qualité de
l'accueil et de l'encadrement qui leur sont fait par un personnel las, qui se
doit de subir cette charge de travail supplémentaire qu'est la formation d'un
étudiant durant son stage.
De plus, beaucoup de
stagiaires rapportent le fait d'être utilisés dans certains services comme
personnel d'appoint afin de soulager une équipe en sous-effectif et ne
pouvant répondre à une trop grande charge de travail. Ainsi, ils ressentent
parfois une certaine frustration et regrettent de ne pouvoir atteindre les
objectifs qu'ils se sont fixés pour leur apprentissage. De leur côté, les
soignants avouent avoir des difficultés à se positionner en tant que modèle et
à se conformer à l'évolution de la profession infirmière.
Les cadres, quant à eux, se
retrouvent régulièrement confrontés à un refus de leur personnel d'assumer des
fonctions d'encadrement et ce, d'autant plus souvent depuis la dernière mutation
des études infirmières. Aujourd'hui, l'élève
est universitaire et l'infirmier se voit promu du nouveau statut de
tuteur de stage et ne se sent pas à
la hauteur, préférant s'abstenir d'engager sa responsabilité dans la validation
ou non des compétences à acquérir durant les stages. En effet, l'étudiant en
stage a pour mission de valider des compétences en reliant la théorie à la
pratique et en développant une
réflexivité lui permettant l'analyse de pratiques professionnelles. En
clair, le « nouvel étudiant universitaire » apprend par le biais de
situations clés lui demandant de réfléchir, d'analyser puis de comprendre ses
faits et gestes au regard de ladite situation.
L'infirmier ne
doit plus simplement valider un acte mais une compétence dans son entier et
pour ce faire, changer sa façon d'encadrer. Le soignant doit laisser plus de marge à l'étudiant, il
doit le mettre en position d'acteur
et non plus simplement de spectateur. L'étudiant n'est plus un simple miroir
qui réfléchit et reproduit les gestes de l'infirmier qui l'encadre. Il fait
lui-même et se remet en question sur sa propre pratique pour la corriger,
l'améliorer et la parfaire.Le soignant
doit apprendre à se mettre en retrait
pour laisser sa place à l'étudiant, le
laisser prendre ses marques, le
faire réfléchir sur des situations données. Ainsi l'apprenant, beaucoup
plus actif dans sa formation,doitmobiliser son savoir pour enrichir son
savoir-faire et son savoir-être. Observer, questionner, faire des liens, se
positionner, supposer, proposer…et agir ! Agir pour trouver un sens à ses
pratiques professionnelles.
Il me parait
primordial de pouvoir garantir la
qualité de la prestation d'encadrement tel que le souligne la « charte d'encadrement des étudiants en soins
infirmiers » instituée entre chaque IFSI et l'hôpital dont il dépend.
Dans cette logique, les tuteurs et professionnels de proximité se doivent
d'accompagner les étudiants tout au long de leur période de stage pour être en
mesure d'évaluer leur progression. Ils sont là pour aider ces derniers dans
l'acquisition des compétences, les guider dans l'apprentissage des gestes
professionnels lors des soins infirmiers, susciter la réflexion et la remise en
question et (je dirais surtout) les encourager dans l'amélioration et le perfectionnement
de leurs acquis. Il n'est pas négligeable de rappeler qu'1/3 des 180 ECTS
nécessaires à l'obtention du diplôme sont obtenus en stage et que l'acquisition
des compétences, par le principe de la pédagogie réflexive est elle aussi relié
à la pratique sur le terrain.
Aujourd'hui, j'aimerai poursuivre l'amélioration
d'accueil et d'encadrement des étudiants (pour faire de nos futurs collègues
des personnes motivées et efficaces), en travaillant sur certaines
missions telles que :
Encourager les échanges et
les rencontres avec les cadres référents en IFSI pourpermettre une meilleure coordination
Encourager les infirmiers
à se former au tutorat des étudiants et à changer leurs habitudes en
matière d'encadrement des étudiants
Privilégier un moment
propice à la rencontre et l'accueil des étudiants en amont du stage
Favoriser un encadrement
de qualité au travers duquel l'étudiant pourrait atteindre les objectifs
qu'il s'est fixé
Faciliter l'accès aux
différents moyens de formation (documents, personneressource…)
Réserver des temps
spécifiques pour réaliser des bilans de stages lors d'entretiens où le
tuteur et l'étudiant pourraient échanger leur point de vue, évaluer et
réajuster les objectifs fixés en début de stage
Proposer des solutions en cas de
difficultés liées à l'apprentissage
Comprendre et résoudre les éventuels
conflits avec l'équipe
Sensibiliser les équipes
sur la nécessité d'une reconnaissance du statut d'étudiant par le respect
et la valorisation de son savoir
Permettre une évolution
progressive et favorable vers le statut de professionnel de santé
Réaliser un questionnaire
de satisfaction à remplir par l'étudiant sur « l'accueil et l'encadrement dans le service »
Faire admettre une remise
en question de la part des soignants et un réajustement de leur rôle
d'encadrement
Je suis certaine que d'un bon
accueil et d'un encadrement de qualité découle une plus grande motivation et un
meilleur stage. De ce fait, je souhaite à l'avenir dans mon rôle de cadre,partager mes motivations et étendre
l'atteinte des objectifs aux personnels intéressés par le tutorat.
Le rapport de l'IGAS (Inspection
générale des affaires sociales) intitulé “Quelles formations pour les cadres hospitaliers ?” soumet une formation partielle à l'ensemble des cadres de
santé. Le niveau de sortie proposé de 60 ECTS ne correspond à rien dans
le paysage de l'enseignement supérieur français ou européen.
Le Comité d'entente des formations infirmières et cadres (Cefiec) et la
Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) jugent
inacceptables cette proposition de l'IGAS préconisée pour la formation des cadres de santé.
Les deux organisations ( Cefiec et Fnesi) réclament
le grade de master avec 120 ECTS. Le Cefiec souhaite également que les
cadres de santé reçoivent un diplôme professionnel.
La Fnesi et
le Cefiec s'inquiètent par ailleurs pour le métier de formateur des
cadres de santé. "Le rapport stipule que les cadres de santé pourront
alterner gestion de service de soins et poste de formateur en institut
de formation tout en retirant les apports en matière de formation à la
pédagogie des cadres de santé", observe la Fnesi. Elle demande que "la
formation des formateurs fasse l'objet d'un cursus particulier amenant à
la délivrance d'un master composé de 120 ECTS" et leur permettant
"d'alterner la pratique et l'enseignement, afin d'être au plus proche
des réalités des terrains".
Pour la Fnesi, "ce rapport n'a pu
être écrit en pensant prioritairement à la qualité des formations
paramédicales et donc à la qualité de l'offre de soins". Le Cefiec
craint que le métier de formateur disparaisse. Il "s'étonne du
gigantesque paradoxe consistant à négliger la formation des formateurs
dans un contexte de réingénierie de formation de l'ensemble des
professions paramédicales".
En résumé :
Aujourd'hui, certains IFCS (Institut de Formation des Cadres de santé) proposent -inclue dans leur formation initiale existante- une formation universitaire permettant d'atteindre le niveau master 1 (M1) sous réserve d'obtenir les 60 ECTS requis. Ce niveau permet à tout cadre, titulaire de son diplôme, de travailler dans un service de soin.
A l'avenir (plutôt proche), il est prévu que seul les cadres ayant obtenu leur master 2 (M2) aux termes de 120 ECTS, pourra prétendre à un poste de cadre formateur dans les IFSI.
Ce que réclament les différentes fédérations et comités, c'est une formation cadre permettant l'obtention d'un diplôme professionnel de niveau master 2 (120 ECTS) permettant de choisir de travailler dans un service ou dans un IFSI. L'IFCS de Reims est actuellement le seul à proposer l'enseignement universitaire niveau M2 en parallèle de sa formation (donc non inclue dans le programme). Les étudiants cadres se doivent d'aller d'une part à l'IFCS préparer leur diplôme cadre et d'autre part, prendre des cours à la fac pour obtenir leur crédit de 120 ECTS. Des journées épuisantes quand il faut aller en cours de l'aurore à l 'aube !
Alors, pour ces nouveaux cadres qui sortiront avec un niveau M1, pensez vous qu'ils auront encore le courage de retourner 1 an en fac pour se recréditer de 60 ECTS supplémentaires leur permettant dès lors d'enseigner? C'est sûr...à ce rythme, les IFSI ont du souci à se faire pour leur recrutement!
Le dernier décret (N°2004-802 du 29 juillet 2004) régissant notre profession infirmière écrit en son Article R. 4311-3 que :
Relèvent du rôle propre de l'infirmier ou de l'infirmière les soins
liés aux fonctions d'entretien et de continuité de la vie et visant à
compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution
d'autonomie d'une personne ou d'un groupe de personnes.Dans ce cadre,
l'infirmier ou l'infirmière a compétence pour prendre les initiatives et
accomplir les soins qu'il juge nécessaires conformément aux
dispositions des articles R. 4311-5 et R. 4311-6. Il identifie les
besoins de la personne, pose un diagnostic infirmier, formule des
objectifs de soins, met en œuvre les actions appropriées et les évalue.
Il peut élaborer, avec la participation des membres de l'équipe
soignante, des protocoles de soins infirmiers relevant de son
initiative. Il est chargé de la conception, de l'utilisation et de la
gestion du dossier de soins infirmiers.
Dans les années proches à venir, sera t-on encore en mesure de demander à un infirmier de prodiguer des soins relevant de son rôle propre lorsque, pendant 6 semestres de formation, on lui aura appris à devenir un "petit médecin". Nos nouveaux collègues accepteront ils de faire une toilette, d'accompagner une personne aux WC ou de changer sa protection ou encore de l'aider à manger ou à boire alors qu'ils seront presque à même de rédiger des prescription?
Evolution positive de la profession ou dérive pour remplacer le manque cruel de médecins? Depuis le nouveau référentiel de formation infirmière, nous sommes de plus en plus confrontés à des réticences bien marquées de la part des étudiants qui se refusent à "torcher des culs" comme ils osent si bien le dire ! "Nous, on est là pour faire des gestes techniques!"
Aujourd'hui en IFSI, on leur demande de connaitre les traitements à administrer et leur posologie exacte dans telle ou telle pathologie... Les bilans et les examens complémentaires à effectuer et à savoir interpréter face à tel tableau clinique... Comment, après leur avoir inculqué une science médicale, pourra t-on leur demander de prodiguer des soins de base répondant aux besoins fondamentaux décrit par notre chère Virginia Henderson?
Protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et
mentale des personnes ou l'autonomie de leurs fonctions vitales
physiques et psychiques en vue de favoriser leur maintien, leur
insertion ou leur réinsertion dans leur cadre de vie familial ou social... Ces lignes sont pourtant bien issues de l' Article R. 4311-2 de notre décret de compétence !
Je ne suis pas médecin ! Je n'ai pas un salaire de médecin ! J'aime prendre soin et cela ne se résume pas pour moi à des batteries de traitements, bilans et examens complémentaires en tout genre ! Le bien être d'autrui commence par le prendre soin et me parait être la base fondamentale de notre profession...mais j'ai bien peur que cela ne se perde...et bien trop vite !
A titre d'exemple : Poser un plateau repas et venir le retirer intact 30 minutes plus tard en s'exclamant "ah bah vous n'avez rien mangé ma petite dame..." et lire dans les transmissions :
"N'a rien mangé"...le soignant s'est il une seconde posé la question de
savoir si le patient pouvait manger seul ou s'il avait besoin d'aide? Après quoi, on se verra prescrire toute sorte de compléments vitaminiques et de protéiques histoire de pallier ou de lutter contre une éventuelle dénutrition... Bah oui, c'est tellement plus rapide de faire avaler 3 cachou plutôt qu'une entrée, un plat, un dessert!!!!
J'pourrais en écrire des tonnes mais je vais m'arrêter là Il y a des (i)logiques qui m'échappent ???!!!!!!
Après plusieurs comm, je me permets de rajouter ceci : L'encadrement des ESI, c'est mon cheval de bataille Ancienne ou nouvelle réforme, ça ne change rien sur le terrain en ce qui me concerne (Pour info, le theme du projet pro que je présentera au concours cadre si je suis admissible est "l'accueil et l'encadrement des ESI") Je suis là pour vous apprendre ce que je sais et que j ai appris des autres avant cela Je déplore juste ce nouvel enseignement qui se rapproche de celui dispensé aux USA et qui ségrèguera très vite les IDE en plusieurs sous catégories...
Voilà quelque chose dont on parle de plus en plus souvent : la création d'une profession intermédiaire entre infirmier et médecin....des aides medecins ou auxiliaires medecins...Entendons le comme on veut, notre belle profession d'infirmier a du souci à se faire!
Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé
Valérie PECRESSE, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Nora BERRA, Secrétaire d'Etat chargée de la Santé
Remise du rapport de Laurent Hénart, ancien ministre, Yvon Berland, président de l'université Aix-Marseille II, et Danielle Cadet, directrice des soins, relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire
Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, et Nora Berra, Secrétaire d'Etat chargée de la Santé, ont reçu ce jour le rapport relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire – Professionnels d'aujourd'hui et nouveaux métiers : des pistes pour avancer par ses auteurs Laurent Hénart, Yvon Berland et Danielle Cadet.
Ce rapport s'inscrit dans un contexte de réforme des formations paramédicales, conduite conjointement par le Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé et le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
La nouvelle formation des infirmiers est désormais reconnue au grade Licence, les autres formations paramédicales sont en cours de rénovation et de reconnaissance universitaire, il est donc nécessaire de réfléchir aux perspectives à donner pour la formation de professionnels de santé ayant une compétence acquise par une formation au niveau Master: notre système de santé a-t-il besoin de nouveaux professionnels paramédicaux, si oui dans quels domaines prioritaires, pour quoi faire, et comment doiventils être formés ?
Ces nouveaux professionnels, formés à un niveau intermédiaire entre les paramédicaux (formés généralement en 3 ans) et les médicaux (formés au minimum à 9 ans) pourraient-ils permettre de recentrer les médecins sur leur coeur de métier, faciliter la fluidité des prises en charge, sécuriser les pratiques et reconnaître l'expertise acquise par certains paramédicaux ?
Ces questions, qui mettent au centre la question de la formation des paramédicaux, sont d'autant plus cruciales que la loi HPST pose désormais le principe de la « coopération entre professionnels de santé » (article 51 de la loi), principe qui permet aux professionnels de déléguer entre eux des actes, c'est-à-dire, pour certains professionnels paramédicaux spécialement formés, d'exercer au-delà de leurs actes traditionnels, dans une discipline ou auprès de certains patients ciblés, dans des conditions fixées et contrôlées par la HAS et l'ARS.
Le rapport Hénart, Berland et Cadet propose des réponses pragmatiques, en insistant sur la nécessité de former des paramédicaux au niveau Master, afin que ces derniers puissent prendre en charge les pathologies chroniques dans des conditions précises. Ces nouveaux personnels médicaux à responsabilité définie devraient ainsi pouvoir intervenir en relais du médecin, en étant eux-mêmes dotés d'un pouvoir de prescription.
Il n'y a
pas si longtemps, l'infirmier qui encadrait un étudiant en soins infirmiers ne
réalisait peut être pas la responsabilité qui lui incombait de former son futur
collègue. Mais, au fil des années, l'élève
est devenu universitaire et depuis
peu l'infirmier se voit promu du nouveau statut de tuteur de stage. Mais à vrai dire…savons-nous vraiment ce que c'est
qu'être tuteur ?
Il me semble
bon d'en connaitre les différentes définitions pour bien comprendre ce nouveau
rôle. Sur ce point, les dictionnaires nous renseignent très bien sur le
sujet :
·Dans
le monde agricole, un tuteur est une armature soutenant
une jeune plante
ayant fait l'objet d'un tuteurage
·En droit,
un tuteur est une personne chargée de veiller aux intérêts d'un mineur
ou d'un incapable adulte placé sous le régime de la tutelle.
·En
histoire, un tuteur est un maître chargé de donner des leçons philosophiques et politiques à
un futur prince.
·Dans l'enseignement supérieur et le monde de l'entreprise, un tuteur est une personne responsable de transmettre
ses connaissances à un étudiant ou un stagiaire dans le cadre d'une fonction appelée tutorat.
Si l'on s'en réfère à ces dernières
explications, nous pourrions en conclure que le rôle de l'infirmier tuteur de
stage est d'une importance capitale et engage une grande part de responsabilité
quant au devenir de l'étudiant. En effet, l'infirmier qui se cautionne pour tutorer
un étudiant, s'engage dans un processus de formation long et complexe qui lui
demande bien plus qu'une simple annotation sur une feuille de fin de stage.
En effet,
l'étudiant en stage a pour mission de valider des compétences en reliant la
théorie à la pratique et en développant une réflexivité lui permettant
l'analyse de pratiques professionnelles. En clair, le « nouvel étudiant
universitaire » apprend par le biais de situations clés lui demandant de
réfléchir, d'analyser puis de comprendre ses faits et gestes au regard de ladite
situation. Et de ce fait de valider l'une des dix compétences requises.
Mais alors,
quel est le rôle de l'infirmier s'il ne doit plus simplement valider un acte
mais une compétence dans son entier ? Le soignant doit laisser plus de marge à l'étudiant, il
doit le mettre en position d'acteur
et non plus simplement de spectateur. L'étudiant n'est plus un simple miroir
qui réfléchit et reproduit les gestes de l'infirmier qui l'encadre. Il fait
lui-même et se remet en question sur sa propre pratique pour la corriger,
l'améliorer et la parfaire. Le soignant
doit apprendre à se mettre en retrait
pour laisser sa place à l'étudiant, le
laisser prendre ses marques, le
faire réfléchir sur des situations données. Ainsi l'apprenant, beaucoup
plus actif dans sa formation, devra mobiliser son savoir pour enrichir son
savoir-faire et son savoir-être. Observer, questionner, faire des liens, se
positionner, supposer, proposer…et agir ! Agir pour trouver un sens à ses
pratiques professionnelles.
Il me parait primordial de pouvoir garantir la qualité de la
prestation d'encadrement tel que le souligne la « chartre d'encadrement des étudiants en soins infirmiers ».
Dans cette logique, les tuteurs et professionnels de proximité se doivent
d'accompagner les étudiants tout au long de leur période de stage pour être en
mesure d'évaluer leur progression. Ils sont là pour aider ces derniers dans
l'acquisition des compétences, les guider dans l'apprentissage des gestes
professionnels lors des soins infirmiers, susciter la réflexion et la remise en
question et (je dirais surtout) les encourager dans l'amélioration et le
perfectionnement de leurs acquis. Il n'est pas négligeable de rappeler qu'1/3
des 180 ECTS nécessaires à l'obtention du diplôme sont obtenus en stage et que
l'acquisition des compétences, par le principe de la pédagogie réflexive est
elle aussi relié à la pratique sur le terrain…
(Cet article est à paraitre dans la Revue de l'Infirmière,N°168 - rubrique "Actualités, courrier des lecteurs, février 2011)
En janvier dernier, Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, faisait paraître une ordonnance selon laquelle les prélèvements sanguins ne seraient plus effectués que par des biologistes médicaux ou sous leur responsabilité.
Autrement dit, l'infirmier n'ayant pas reçu l'accréditation du laboratoire dont il dépend, ne sera pas autorisé à réaliser de prélèvements sanguins. Tout infirmier devra donc...tenez vous bien : se former à la prise de sang! Des années qu'on enfile des aiguilles dans des veines et tout à coup, il faut qu'on soit FORME à cela!
Et pour ce qui est du domicile???? Pour l'instant rien n'est moins sur mais il semblerait que les patients soient bientôt obligé de se déplacer au laboratoire le plus proche de chez lui...à condition qu'il n'ait pas fermé!
Parce qu'en effet, les petits labos ne sont pas sûrs de pouvoir résister aux nouvelles recommandations visant à se suréquiper de matériels ultra modernes et très coûteux. Conséquence immédiate : fermeture des labos de proximité, licenciement et obligation de regroupement avec de grands plateaux techniques!
Ainsi, la Générale de Santé, ainsi que d'autres grands groupes financiers
sont donc certains de racheter tous les labos de France et de Navarre...Il deviendra très vite impossible à un médecin biologiste de posséder son
propre labo...d'autant qu'il ne sera plus nécessaire d'être biologiste pour être directeur de laboratoire!
A ce sujet, une biologiste s'exprime : Bonjour, Etant biologiste directrice d'un petit labo (3 personnes) de proximité, je confirme cette info. L'ordonnance est passée en janvier 2010 et nous avons jusqu'en 2013 pour nous mettre aux nouvelles normes. Ce qui est totalement impossible pour les petits et moyens labos vu le coùt car bien évidemment tout cela n'est pas gratuit. Donc pour ma part, étant trop petite, je suis condamnée à disparaître!!! A 54 ans c'est un peu dur à avaler!!! Quant aux regroupements de labos c'est un pis aller, pour faire face aux structures financières qui attendent ( comme pour les cliniques) de racheter et rentabiliser au maximum au dépens de la relation avec les patients. Des labos traitant plus de 1000 dossiers jours ne peuvent être à l'écoute de la personne. Et effectivement à terme il n'y aura plus que 1 ou 2 labos par département y compris pour les labos des petits hôpitaux. Ceci est le système américains, allemand, et autres pays européens. Voilà donc l'avenir de la santé vendue aux grands groupes financiers.
En France aujourd'hui, tout devient source de profit...même notre propre sang !Merci au gouvernement et à ses fabuleuses idées!
C'est ce que partage sur son blog cette jeune maman de 30 ans en passe de réaliser son rêve.
Entre la maison, les enfants, le mari, le boulot actuel...pas facile de tout gérer et de se lancer dans cette aventure! Mais quand on est motivé(e), on y arrive!!!!
Responsabilité
de l'étudiant infirmier (ère), défaut de surveillance des actes confiés à un
étudiant, vérification de la prescription médicale... Les mises en cause
possibles des infirmier(e)s exerçant à l'hôpital sont
multiples.
Le
groupe MACSF a créé un film de 15 minutes s'inspirant de cas réels et
présentant 6 mises en cause d'infirmières ou d'étudiants infirmiers afin
de rappeler à tous combien il est important d'avoir une responsabilité civile
professionnelle.
Les
thèmes abordés dans le film
-
Responsabilité de l'étudiant infirmier
- Délégation des tâches
- Défaut de surveillance des actes confiés à un étudiant
- Vérification de la prescription médicale
- Violation du secret professionnel
- Pas noté, pas fait
Ce film dont la bande-annnonce se trouve ci-dessous sert de support
à une formation dispensée par des spécialistes du Sou Médical-Groupe MACSF
(organisme de formation agréé). Contactez le service communication au 01 71 23
73 06 pour plus de renseignements
Au 1er décembre 2010, nous, infirmiers de la vieille école, allons être revalorisés... Si si! J'vous assure!!! J ai fait les calculs me concernant! Hey! Attention hein...j'ai un bac option maths môa...LOL
Alors, voilà en ce qui me concerne : Je suis actuellement infirmière de classe normale J exerce depuis 10 ans Je suis à l'échelon 5 avec un indice majoré à 390 (Bien qu'ayant beaucoup travaillé dans le privé, l'hôpital m'a repris mes années d'ancienneté) Mon salaire de base BRUT s'élève à 1805.82€
Je choisi de passer en catégorie A
Au 1er décembre 2010, je passerai échelon 4 (étant donné que la nouvelle grille indiciaire comprend 11 échelons à gravir en classe normale au lieu de 8 actuellement) D'ailleurs faudra qu on m explique car l'échelon 4 correspond à 6 ans de carrière et le 5 à 9 ans alors pourquoi??? Bref... Mon indice majoré gagnera 7 points et sera de 397 Mon salaire de base BRUT sera de 1838.23€ soit une augmentation BRUT de 32.41€ ! (La classe!!!!!)
Au 1er juillet 2011, mon indice majoré prendra 2 points supplémentaires et passera alors à 399 pour un salaire de base BRUT de 1847.49€ soit 9.26€ d'augmentation salariale BRUT (Là c'est très fort!!!!)
Au 1er juillet 2012 (et ce sera le dernier pallier à franchir en terme de revalorisation), mon indice majoré prend 3 points et passe à 402 et mon salaire passera à 1831.38€ soit 13.89€ en plus BRUT
Si je calcule bien, entre le 1er décembre 2010 et le 1er juillet 2012 soit en 1 an et demi à peu près...j'aurai une augmentation salariale BRUT de 55.56€!
ET ON APPELLE çA DE LA REVALORISATION ???? C'est une blague j'espère?
NB : les salaires indiqués varient de quelques centimes selon les grilles fournies par les différents organismes. Mes "savants" calculs se basent sur une grilles données par un syndicat dans mon service. Vous pouvez aussi vous faire une idée avec la grille proposée par le site de la CNI
Vous êtes des professionnels de santé à la recherche d'innovations et de formation. Le Salon infirmier est fait pour vous !
Un lieu d'échanges, de prise de contacts et de brassage d'expériences
: c'est ce que cette nouvelle version a la prétention d'être.
Le Salon Infirmier s'articule autour de trois espaces :
Unespace d'exposition avec de
nombreux stands où vous pourrez glaner des informations, discuter avec
d'autres professionnels, vous renseigner auprès des exposants.
Pour celles qui sont en quête de changement, des établissements de
santé représentés par leurs équipes attendent votre visite et vos
questions.
Un Forum, lieu ouvert sur la zone d'exposition, où
se discuteront avec des professionnels engagés les grandes questions
liées à l'actualité lors de débats qui vous aideront à vous forger votre
propre réflexion.
Un espace de formation constitué de 9 salles où se dérouleront plus de 70 conférences
qui vous permettront d'enrichir votre pratique. Des professionnels
soignants y communiqueront leur pratique et échangeront avec vous sur
des thématiques qui reflètent les mille manières d'exercer le métier
d'infirmier.
Le Salon Infirmier est aussi ce que vous en faîtes : un lieu de convivialité
où l'on a plaisir à se rendre entre collègues, à flâner dans les
allées, à s'arrêter à un stand et à se faufiler dans une salle pour ne
pas manquer une conférence !
Le Salon Infirmier® 2010, véritable « mosaïque de talents » vous invite à vous pré-inscrire dès maintenant (nouveaux tarifs attractif). Vous éviterez ainsi l'attente à l'accueil ! Renseignements : 33 (0)1 76 73 34 32 begin_of_the_skype_highlighting 33 (0)1 76 73 34 32end_of_the_skype_highlighting / 39 06.
Merci à toutes et tous de faire de ces journées un temps professionnel fort et un rendez-vous annuel incontournable.
Désormais, les agents de le fonction publique hospitalière (fonctionnaire et contractuel en CDI) ne verront plus apparaître de note en bas de leur feuille d'évaluation annuelle.
En 2011, l'entretien professionnel sera conduit par un supérieur hiérarchique comme les autres années. Ce dernier évaluera les résultats professionnels obtenus par l'agent au regard des objectifs qui lui ont été fixés. Comme les années précédentes, le cadre définira avec l'agent les
objectifs pour l'année à venir et les perspectives d'amélioration de ses résultats professionnels. Il sera également aborder la manière de servir de l'agent,
les compétences acquises au cours de l'expérience professionnelle, les
aptitudes aux fonctions d'encadrement pour l'agent qui les exerce, les
besoins de formation et les perspectives d'évolution professionnelle en
termes de carrière et de mobilité.
La nouveauté réside dans le fait que le cadrepourra moduler la durée du temps passée dans les échelons, dans la limite des
durées prévues par les statuts particuliers et après avis de la
commission administrative paritaire compétente, pour les agents dont la
valeur professionnelle, appréciée dans le cadre de l'entretien
professionnel et exprimée dans le compte rendu de l'entretien
professionnel, le justifie.
Ce nouveau décret - n°2010-1153 du 29 septembre 2010 et publié au Journal Officiel le 1er octobre dernier - définit l'application de cette nouvelle évaluation que dans des termes d'expérimentation... L'affaire est donc à suivre!
Réf : (Décret n°2010-1153 du 29 septembre 2010 portant application de
l'article 65-1 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant
dispositions statutaires relatives à la FPH, Journal officiel, vendredi
1er octobre, texte 17)
Après de multiples infos et intox, les infirmiers de soins généraux devront très prochainement choisir entre catégorie A ou B. En effet , le décret tant attendu vient de paraitre au journal officiel textes n°36, 37, 40, 41, 52 et 53).
En résumé, ce décret met en place de nouvelles grilles indiciaires pour les IDE de soins généraux et pour les IDE spécialisés.
Un nouveau corps baptisé "corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés" fait son apparition. Ce nouveau corps est classé en catégorie A et découpé en 4 grades: - 1er et 2eme grade pour les IDE en soins généraux - 2eme et 3eme grade pour les IBODE et les puéricultrices - 3eme et 4eme grade pour les IADE
Le choix des nouvelles grilles indiciaires a pour conséquence directe le renoncement de la
retraite à 55 ans et de la bonification d'un an tous les dix ans pour le
calcul de la pension. En contrepartie, les nouvelles dispositions prévoient une augmentation salariale dont ne bénificiront pas les IDE préférant rester en catégorie B.
Dans tous les cas, les infirmiers qui refuseront le nouveau dispositif resteront dans leurs corps d'origines qui seront amenés de toute façon à disparaître...
Pour l'heure, seuls les IDE de soins généraux sont amenés à faire leur choix de catégorie et leur reclassement s'effectuera de façon rétroactive au 1er décembre 2010. Ils ont 6 mois soit jusque fin mars pour faire part de leur choix. Les IDE spécialisés seront reclassés au 1er juillet 2012 (leur choix devant être fait dans les 6 mois précédents) IL EST A NOTE QUE CE CHOIX EST DEFINITIF ET NON MODIFIABLE De même, les infirmiers qui n'auront pas fait part de leur choix resteront automatiquement dans leur catégorie actuelle
Les propositions de reclassement seront données aux IDE dans les services dans les deux mois à venir
Roselyne Bachelot a decider de ne pas maintenir l'obligation de cotisation ordinale pour les infirmiers salariés. Elle a souligné que la création de l'Ordre infirmier (par
la loi du 21 décembre 2006, ndlr) était une décision antérieure à son
arrivée au ministère de la santé. Elle a rappelé qu'elle avait demandé
aux instances ordinales de ne pas dépasser de 20 euros le montant des
cotisations mais que celles-ci "n'avaient pas voulu obéir à ces
conseils de bon sens".
"Je ne laisserai pas intimider les
infirmiers salariés par une demande de 150 euros [au titre des
cotisations 2009 et 2010, ndlr]. Je ne laisserai pas [l'Ordre] exposer
les employeurs d'infirmiers salariés au risque d'être poursuivis pour
exercice illégal de la profession d'infirmier", a déclaré la ministre
de la santé.
Elle a ajouté que "les instances disciplinaires et
la protection par le Haut conseil des professions paramédicales"
garantissaient un cadre à la pratique des infirmiers.
"Notre
système de santé a besoin de cohésion et n'a pas besoin d'un double
pilotage. C'est pourquoi je soutiendrai votre proposition de loi et
ferai en sorte de ne réserver l'obligation d'adhérer à l'Ordre
infirmier qu'aux infirmiers libéraux", a déclaré la ministre de la
santé. Elle a précisé que les infirmiers salariés pourraient adhérer
"de manière volontaire".
Pour une fois je dirai MERCI ROSELYNE Et merci à tous ceux qui comme moi ont résisté aux multiples appels à cotisation et se sont rebiffés jusqu'au bout pour obtenir cette abrogation! [non...suis pas syndiquée...je défends juste mon point de vue et ne demande à personne d'avoir le même que moi ;) Encore heureux...]
Plusieurs d'entre vous redoutent la question du jury à savoir pourquoi il ou elle préfère devenir infirmière plutôt qu'aide soignant(e)... voici une piste de réflexion (qui n'est pas LA réponse mais une idée)
L'arrêté du 25 janvier 2005 relate en son annexe IV que "L'aide soignant exerce son activité sous la responsabilité de
l'infirmier, dans le cadre du rôle qui relève de l'initiative de
celui-ci, défini par les articles 3 et 5 du décret n°2002-194 relatif
aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier. [...] L'aide
soignant réalise des soins liés aux fonctions d'entretien et de
continuité de la vie visant à compenser partiellement ou totalement un
manque ou une diminution de l'autonomie de la personne ou d'un groupe
de personnes. Son rôle s'inscrit dans une approche globale de la
personne soignée et prend en compte la dimension relationnelle des
soins. L'aide soignant accompagne cette personne dans les activités de
sa vie quotidienne, il contribue à son bien être et à lui faire
retrouvrer, dans la mesure du possible, son autonomie."
L'article L4311-1 du code de la santé publique définie la fonction infirmier comme suit : "Est considérée comme exerçant la profession d'infirmière ou
d'infirmier toute personne qui donne habituellement des soins
infirmiers sur prescription ou conseil médical, ou en application du rôle propre qui lui est dévolu.
L'infirmière ou l'infirmier participe à différentes actions, notamment
en matière de prévention, d'éducation de la santé et de formation ou
d'encadrement.."
Outre la différence de fonction (entendons, les soins techniques infirmiers notamment), pourquoi choisir le métier d'infirmier plutôt que celui d'aide soignant?
Premièrement parce que le candidat possède un diplôme (baccalauréat le plus souvent) lui permettant de se présenter au concours Ensuite parce le candidat se sent apte à poursuivre 3 ans d'études avec rigueur et assiduité.
De plus, la profession d'infirmier offre de multiples possibilité de postes et un grand panel de soins tous aussi différents et certainement intéressants les uns que les autres. L'infirmier peut tout à fait travailler en chirurgie, en médecine, en gériatrie, au bloc opératoire, aux urgences, en réanimation. L'aide soignant aussi certes mais ses soins resteront sensiblement les mêmes alors que l'infirmier se verra enrichi de nouveaux soins techniques propres à chaque spécialités.
D'autre part, il n'est pas négligeable de savoir que la profession d'infirmier offre également plusieurs possibilité en terme d'évolution de carrière. En effet, l'IDE peut se spécialiser en temps que qu'infirmier de bloc opératoire (IBODE), infirmier anesthésiste (IADE), infirmier(e) puéricultrice et infirmier cadre de santé. Toutes ses spécialités offrent un salaire revalorisé par rapport au salaire de base d'un infirmier
Pour les globe trotters, la profession permet aussi de travailler pour des associations humanitaires et de s'expatrier vers d'autres horizons. La prévention tiendra alors toute son importance dans des pays en voie de développement par exemple. Mais sans aller courir l'Afrique, l'infirmier peut "simplement" aller travailler en Suisse ou au Canada qui recrutent souvent des infirmiers français pour leurs structures de soins.
Toutefois, je tiens à préciser que je n'ai absolument rien contre le métier d'aide soignant sans lequel nos services de soins seraient bien pauvres. Je remercie tous mes collègues aides soignants pour leur travail et leur dévouement au quotidien (je regrette d'ailleurs de ne pas avoir d'AS dans mon service) Il est important de préciser qu'un bon travail d'équipe (infirmier - aide soignant) donne tout simplement de bon résultats en terme de qualité des soins prodigués.
Il est fort probable que lors de l'oral du concours (ou lors d'un entretien
d'embauche d'ailleurs), le jury (ou le recruteur) vous pose la question
suivante :
« Pourriez vous s'il vous plait, me citer vos qualités et vos défauts ? »
A y réfléchir vite fait, on se trouve beaucoup plus de qualités que de
défauts et pourtant, si on se penche sur la question…on s'aperçoit quand même
qu'on est tous bourré de défauts ! A vous de les tourner alors à votre
avantage pour mieux « faire passer la pilule » comme on dit.
Donc, afin de ne pas tomber des nu le jour de l'entretien, il convient de vous préparer à répondre à
ladite question.
Avec ce genre de question, la personne en face de vous ne cherche pas à vous
« pourrir » ou à vous « descendre » comme vous pourriez
trop vite le penser ! Elle veut simplement savoir :
- Si vous avez les qualités requises
pour intégrer un IFSI (ou pour intégrer le poste à pourvoir en cas de
recrutement)
- Si vos défauts ne sont pas
un frein majeur pour suivre des études d'infirmière et intégrer un poste
plus tard
Pour mettre à plat la liste de vos qualités et défauts, prenez simplement
une page blanche et dressez y deux colonnes… Vous avez compris le principe :
le POSITIF et le NEGATIF
--> Evaluez vous-même votre personnalité et votre comportement dans la vie courante
--> Demandez à plusieurs personnes qui vous connaissent dans votre vie personnelle,
de faire également votre évaluation.
--> Faites de même avec des collègues ou anciens collaborateurs de travail.
Ce qui est intéressant, lorsque vous les exposez en entretien, c'est d'argumenter
ce que vous avancez, sinon votre réponse sera totalement dénuée de sens pour la
personne qui vous écoute.
A chaque fois que vous citez une qualité,
efforcez-vous de :
* penser à vos facilités (ce
qui vous parait facile dans un contexte professionnel)
* Citer un exemple réel et
concret d'une situation durant laquelle vous avez pu en faire la preuve
(”Je suis……….., et j'ai pu en faire la preuve lorsque …”).
ATTENTION :
n'avancez jamais une qualité qui n'est pas la votre juste pour vous faire
mousser ou pour faire bien ! De même, ne citez pas un défaut juste parce
qu'il faut en citer. Soyez conscient de vos limites dans un cas comme dans l'autre
au risque que cela vous soit préjudiciable.
Pour vous aidez, voilà un petit listing qui retrace un certain nombre de
qualités qui dans les deux excès (ou pas assez – ou trop) deviennent alors des
défauts… En espérant que cela vous aide à faire le point sur vous-même… Bon
courage
MANQUESQUALITESEXCES
RigiditésAdaptationSoumission
DémotivationAmbitionArrivisme
SuperficialitéAnalysePointillisme
Laxisme Animation de groupeDirectivité
DépendanceAutonomieIndépendance
SuggestionAutorité
naturelleDespotisme
IrréalismeBon sensSimplissime
ImmobilismeChangementVersatilité
DéfaitismeCombativitéAgressivité
DogmatiqueCommunicationDémagogie
DispersionConcentrationEtroitesse d'esprit
AnxiétéConfiance en soiPrésomption
Paresse d'espritCuriosité
d'espritEparpillement
FamiliaritéDiscrétionFamiliarité
IndolenceDynamismeAgitation
IndifférenceEcouteInfluençabilité
ImproductivitéEfficacitéExtrémisme
InsensibilitéEmotivitéSensiblerie
MollesseEnergieIntransigeance
ExcèsEquilibreMédiocrité
IndividualismeEsprit
d'équipeChauvinisme
AustéritéHumourSarcasme
EgocentrismeIntérêt généralCollectivisme
RationalismeIntuitionImprovisation
EmpirismeMéthodeFormalisme
AnarchieOrganisationTechnocratie
DécouragementPersévéranceEntêtement
IrréalismePragmatismeManque
de vision
LégèretéRéflexionIntellectualisme
InconstanceRégularité dans le
travailRoutine
InsoucianceRespect des règlesConformisme
IncohérenceRigueurRigidité
MisanthropieSociabilitéDépendance d'autrui
NégligenceSoinPerfectionnisme
InstabilitéStabilitéImmobilisme
ConfusionSynthèseGlobalisation
Sources : http://paperblog.fr et documentation cirffi
Selon Virginia Henderson, Agir selon ses croyances et ses valeurs est la capacité d'une personne à connaître et promouvoir ses propres
principes, croyances et valeurs. Également à les impliquer dans le sens
qu'elle souhaite donner à sa vie.
Je réfléchissais à cela cet après midi et notamment au respect et à la tolérance de chaque soignant envers les croyances et valeurs de chaque patient. Je me souviens que lorsque que je faisais des remplacement en maison de retraite pendant mes études, je travaillais en binôme avec une aide soignante qui, lorsque qu'elle rentrait dans la chambre d'un résident, changeait systématiquement le programme à la TV pour mettre des clips...
Le plus souvent le dimanche, nos résidents aimaient regarder la messe à la télévision, faute de pouvoir s'y rendre. Je trouvais honteux de leur changer leur programme et de leur infliger un musique qui, pour le coup, était bien loin de l'AVE MARIA...
L'aide soignante me disait souvent : "de toute façon, il (elle) regarde pas, c'est juste un fond sonore, il (elle)s'en fout de sa télé et de la messe"
Je trouve intolérable que l'on puisse agir de telle sorte en tant que soignant. La tolérance et le respect étant des bases à notre profession. Que le patient soit athée, catholique, évangélique, protestant, juif, musulman, hindouiste ou je ne sais quoi d'autre il me semble que nous devons, en tant que soignant (voire même en tant qu'être humain), respecter ses choix même s'ils ne sont pas les nôtres et tolérer un minimum les principes qui vont avec dans la mesure où cela n'affecte pas l'organisation des soins ou ne met pas sa vie en danger.
A méditer...tout le monde ne pense peut être pas comme moi...
Je ne
voudrais pas froisser certains esprits mais, le temps des infirmières à
cornette soumises au grand docteur est bel et bien révolu!
D'où émerge notre
profession ?
Du Moyen Age messieurs
dames !!!
Le premier ordre religieux
exclusivement soignant fût celui des Augustines de l'Hôtel Dieu. A cette époque
les soins – qui n'étaient que des soins du corps et des actes de la vie
quotidienne- n'étaient prodigués EXCLUSIVEMENT par des femmes car selon les us
et coutumes de l'époque, ils relevaient uniquement de la compétence féminine.
Le terme
d' »Infirmière » ne fait son apparition qu'en 1398, l'adjectif
« infirme » étant quant à lui apparu bien plus tôt vers 1288.
En 1633, Saint Vincent de Paul se
rend compte que l'acte de charité ne suffit plus et que les soins requièrent
une certaine compétence et une forme d'organisation. Il créé dès lors la
compagnie des Filles de la Charité dite « Sœurs de Saint Vincent de
Paul ». Ces jeunes filles sont recrutées selon des critères d'ordre moral
à savoir : « Jeune fille de moins de 28 ans, jouissant d'une
réputation irréprochable et d'une santé robuste, issue d'une famille
respectable et n'ayant jamais occupé un emploi servile »
L'acte de soigner est totalement
BENEVOLE, il procède de la rédemption !
En 1789, la Révolution Française
modifie le statut des hôpitaux : il devient laïc et nationalisé.
Les infirmières perçoivent leur
premier salaire…une misère pour des heures de travail longues et
épuisantes ! Le célibat leur est IMPOSE. L'infirmière n'a AUCUNE vie
personnelle et de détente
Soucieux de l'instruction des
infirmières, Saint Vincent de Paul est le premier à penser à préparer ces
filles sans instruction et ébauche la formation professionnelle. Il est suivi
du Pasteur Antoine Verneuil qui organise des cours et des stages pratiques dès
1842.
Mais ce n'est qu'en 1878, le 20
mai plus exactement, que deux écoles de formation infirmière ouvrent leurs
portes : il s'agit de la Salpêtrière et de Bicêtre. L'enseignement dure 1
an et se reparti en 7 cours théoriques (administration, comptabilité
hospitalière, anatomie, physiologie, pansements et petite chirurgie, hygiène,
soins aux femmes en couche, aux nouveaux nés, cours sur les crèches,
pharmacie). L'enseignement pratique se fait auprès des malades avec une
« maîtresse de l'enseignement pratique » choisie parmi le personnel.
Le premier diplôme d'infirmière
apparaît en 1883 : il est un diplôme d'école acquis par l'assiduité aux
cours et après avoir obtenu la moyenne à l'une des 2 ou 3 compositions
obligatoires sur chacun des cours dispensés.
En 1864, La croix Rouge
s'organise elle aussi pour assurer la formation. Les médecins hospitaliers
prennent en charge l'enseignement et les écoles des Peupliers et de La
Jonquière (1908 et 1909) connaissent leur première directrice.
En 1902, le Dr Anna Hamilton
présente une thèse en doctorat sur les soins infirmiers. Elle est nommée
directeur de la maison de santé protestante de Bordeaux et ouvre la célèbre
école Florence Nightingale de Bagatelle.
Après la Première Guerre
Mondiale, l'action sanitaire se modifie et la fonction infirmière s'affirme. La
formation devient plus adaptée, plus en rapport avec les besoins de santé de la
société Française. La Croix Rouge introduit la diététique et les maladies
infectieuses dans son programme de formation.
En 1920, le rôle infirmier se
définie ainsi : « Le rôle de l'infirmière hospitalière est de
servir le malade en veillant constamment sur lui et tout ce qui l'entoure, et
principalement en secondant assidûment et docilement le médecin…Son rôle
auprès des malades est celui d'une sœur ou d'une mère »
Le premier décret de compétence
fait son apparition le 27 juin 1922 puis estpublié au journal officiel le 1er juillet de la même année.
Il donne à la profession une véritable reconnaissance à travers un diplôme
national : le brevet de capacité d'infirmière professionnelle permet de
porter le titre d'infirmière diplômée de l'Etat Français.
Dès 1924, la formation a lieue
sur 22 mois. 43 écoles reçoivent un agrément.
Après de multiples écrits et la création
d'associations infirmières, la Loi du 8 avril 1946 donne une nouvelle
définition de la profession : « Est considérée comme exerçant la
profession d'infirmière ou d'infirmier toute personne qui donne
habituellement, soit à domicile, soit dans les services publiques ou privés
d'hospitalisation ou de consultation, des soins prescrits ou conseillées
par un médecin »
Puis l'arrêté du 17 juillet1961 situe les infirmières en tant que
personnes qui assurent « la responsabilité des soins d'hygiène
et de confort […] Elles ont en outreà
effectuer avec technicité précise les soins et examens parfois complexes
nécessités par l'état du malade ». C'est le début de l'image de
l'infirmière technicienne !
L'infirmière doit « comprendre
la valeur et les raisons de ses gestes […], participer intelligemmentà la surveillance du malade pour dépister des
complication […] décider d'effectuer certains soins d'urgence avant l'arrivé du
médecin »
On relève la notion de
collaboration et d'aptitude à décider : c'est, pour la première fois, une reconnaissance
de compétence. C'est aussi l'amorce d'une certaine autonomie.
En 1972, soit une décennie plus
tard, le programme de formation inclus la connaissance de l'être humain et
présente les soins infirmiers sur le plan psychologique, éducatif et technique.
Cela annonce l'arrivée de la nouvelle définition de l'infirmière selon la loi
du 31 mai 1978 : « Est considérée comme exerçant la profession
d'infirmière ou d'infirmier toute personne qui, en fonction des diplômes qui
l'y habilitent, donne habituellement des soins infirmiers sur prescription
médicale ou conseil médical, ou bien en application du rôle propre qui
lui est dévolu. En outre, l'infirmière participe à différentes actions
notamment en matière de prévention, d'éducation de la santé et de formation ou
d'encadrement »
Suivent ensuite les décrets du 17
juillet 1984, puis du 15 mars 1993 (que j'ai connu pendant mes études) et celui du 11 février 2002 et enfin celui du 29 juiillet 2007. Dans ces derniers, les soins infirmiers sont définis sur la
base de la qualité et dans le respect des droits de la personne, faisant
référence à la « Chartre du patient hospitalisé » et la
« Chartre des droits et libertés de la personne âgée dépendante »
Alors,
doit-on encore se plier aux exigences personnelles de Monsieur le Docteur ?
Perso,
suis pas là pour ranger les dossiers laissés en plan sur le bureau infirmier,
ni pour décrocher les radios laissées sécher sur le négatoscope, ni pour aller
faire des photocopies pour le Dr…et j'en passe et j'en passe ! Quand
quelque chose ne me plait pas, je le dit ! Aussi, il m'est arrivée de
gentiment dire au Dr qu'il savait aussi bien se servir de la photocopieuse que
moi, ou encore que les radios, c'est comme le linge, on les étend sur le négato
puis on les détend !
Généralement,
ça passe bien…
Au
boulot, j'ai juste ma tunique-pantalon et mes sabots mais pas les cornettes de
bonne sœur soumise !!
Source : Le métier d'infirmière en France - Catherine Duboys Fresney / Georgette Perrin
Des mois que nous nous battons pour abroger la cotisation à l'ordre...pour des prunes !
La cotisation annuelle à l'ordre infirmier est maintenue pour l'exercice 2010 - 2011 à 75 euros par infirmier
Pire encore, les sociétés d'exxercice libéral doivent désormais s'acquitter d'un montant s'élevant à 150 euros annuel! (Ce qui n'était absoluement pas prévu au départ)
Et histoire de raccoler davantage de monde, les nouveau diplômés bénéficient d'une remise dde 50% la première année de leur exercice soit une cotisation à 37.50 euros ...
Dans la série "je me fous de la tête du monde des infirmiers", voilà que les infirmiers retraités exerçant à titre bénévole se voient aussi dans l'obligation de payer ces 37.50 euros...Quelle faveur que cette remise exceptionnelle ! Vive les soldes !!!!!
On se fout de nous !
Mais pas étonnant vu que 50 000 infirmiers - soit 10% de la profession -ont payé sans broncher dès le départ
Gréviste mais contrainte de travaillée (comme d'hab), j'affiche quand même mon parti par solidarité à tous ceux et celles qui ont pu manifester pour nous !
Les députés de la commission des lois ont approuvé l'article 30 du projet de loi qui fait passer l'âge légal
de départ à la retraite des infirmiers et des personnels paramédicaux
de 55 ans à 60 ans. Cette réforme sera applicable sur la base d'un
choix individuel de passage en catégorie A. Le texte sera examiné en séance publique par les députés mardi 30 mars.
A l'occasion des entretiens annuels dans la fonction publique hospitalière, le cadre de santé de service demande à l'agent s'il a des souhaits particuliers en terme de formation professionnelle.
Cette année, j'ai demandé une formation sur la dialyse péritonéale. En néphrologie depuis juin 2009, j'ai un peu appris "sur le tas" et je voulais reprendre les bases et approfondir mes premiers acquis.
Ce sera bientôt chose faite : je pars les 6 et 7 mai 2010 à Strasbourg pour la formation AFIDTN sur la dialyse péritonéale et suis très satisfaite de cette nouvelle.
Depuis le 1er janvier 2010, la check-list « sécurité du patient au
bloc opératoire » est obligatoire dans tous les blocs opératoires.
Cette
check-list consiste à vérifier systématiquement, de manière croisée au
sein de l'équipe, dix points critiques aux trois temps charnière d'une
opération :
avant l'anesthésie : l'identité du patient, la présence d'allergies…
avant l'intervention proprement dite : l'intervention prévue, sa localisation, l'administration des antibiotiques si nécessaire…
après l'intervention : le décompte des matériels (compresses, aiguilles…), les prescriptions postopératoires…
Jusqu'à présent, ces vérifications étaient faites de manière plus ou
moins systématique et n'étaient pas forcément partagées au sein de
l'équipe. C'est un des points clé de la check-list, outil bien connu du
milieu de l'aéronautique, qui a également fait la preuve de son
efficacité au bloc opératoire.
Cette check-list est également
efficace : une étude réalisée selon un protocole avant-après, sur près
de 8000 patients dans 8 pays sur une période courte (moins d'un an) a
permis de conclure à l'amélioration des résultats chirurgicaux grâce à
l'implantation de cette check-list.
Ses objectifs sont :
d'améliorer
la sécurité au bloc opératoire et réduire les erreurs chirurgicales
en intégrant dans les pratiques quotidiennes des équipes chirurgicales,
la vérification croisée de différents points critiques de sécurité ;
de renforcer, d'améliorer la communication et le partage des informations au sein des équipes travaillant au bloc opératoire.
La check List proposé par la Haute Autorité de Santé n'est pas modifiable. Sa mise en place sera vérifiée par les experts-visiteurs dans le cadre de la certification, à travers la V2007 et la V2010.
En pratique
Les
membres de l'équipe médico-soignante renseignent, en moins de 2
minutes, la check-list en vérifiant oralement 10 points considérés
comme essentiels, en présence de tous et avec la participation du
patient (avant qu'il ne soit endormi).
Notamment, avant l'induction anesthésique, sont confirmés - dans l'idéal par le patient, son identité, l'intervention et le site à opérer ; de même, sont vérifiés l'installation du patient et le matériel nécessaire pour l'intervention ; enfin, sont évalués les risques allergiques, respiratoires et hémorragiques. au
cours d'un temps de pause avant l'opération, une vérification ultime
des points concernant l'intervention est faite au sein de l'équipe au
complet et sont partagées les informations essentielles concernant les
éventuels points critiques de la procédure chirurgicale et anesthésique
; enfin, il est demandé de vérifier que l'antibioprophylaxie si elle est recommandée, a bien été effectuée. après
l'intervention, est effectuée une confirmation orale de l'intervention
réalisée, du compte final correct des instruments, aiguilles,
compresses, de l'étiquetage correct des prélèvements ainsi que du
signalement des dysfonctionnements éventuels ; le dernier point concerne la vérification de la réalisation conjointe des prescriptions postopératoires.
Ces
éléments sont tracés sur un support papier ou électronique par un
coordonnateur Check-list, le plus souvent un personnel infirmier, en
coordination avec le chirurgien et l'anesthésiste responsables de
l'intervention ou le cas échéant, avec le professionnel qualifié en
chirurgie ou anesthésie auquel a été délégué un temps opératoire.
Un bon outil d'amélioration de la qualité des soins dans les blocs opératoires.
Les syndicats professionnels
SNICS-FSU, SNIES- UNSA Education, SNPI, SNIA et CNI se sont réunis le
mercredi 10 février 2010 afin de définir les suites à donner concernant
le protocole d'accord relatif à l'intégration dans la catégorie A de la
fonction publique hospitalière des infirmiers et des professions
paramédicales aux diplômes reconnus dans le LMD par les universités et
à l'intégration des corps de catégorie B de la fonction publique
hospitalière dans le nouvel espace statutaire de la catégorie B. ... Les cinq organisations ont conclu à la nécessité d'une action de mobilisation
afin de faire reconnaître le niveau de qualification et d'exigence de
la responsabilité professionnelle de la filière infirmière.
La date du jeudi 11 mars 2010 a été retenue comme celle d'une grande journée de grève et d'action nationale.
Les revendications porteront notamment sur la remise en cause du protocole d'accord du 2 février pour :
une véritable revalorisation sur une grille A type pour la profession infirmière
maintien de la reconnaissance de la pénibilité (catégorie active et bonification tous les 10 ans).
Ce qui suppose :
l'ouverture de négociations pour la Fonction Publique d'Etat
la réouverture des négociations pour la Fonction Publique Hospitalière.
Les cinq organisations invitent l'ensemble des organisations syndicales et
des associations professionnelles à s'associer dans l'intérêt de tous.