Des pulls avec des manches qui s'enlèvent... pas bête quand on doit prêter sa fistule le temps d'une séance de dialyse et qu'on est malgré tout, un peu frileux... Toutes les infos ICI
Je suis journaliste à France 3 Champagne-Ardenne et je réalise un
reportage magazine sur le service transplantation du CHU de Reims. Dans
ce cadre je recherche des témoignages de patients suivis par ce CHU.
Vous pouvez me contacter par message privé ou au 06 86 53 07 61. Merci
beaucoup pour votre aide!
Les greffes, je connaissais... J'étais toujours ravie de savoir qu'un(e) de nos patient(e)s avait été appelé(e) en greffe. Mais... je ne voyais pas son visage rayonner à l'annonce de la greffe.
Au CHU, c'est différent ! Les greffes rénales, on en fait sur place ! Aujourd'hui, on nous annonce un "rein" et le nom du receveur potentiel. Il est 10 h ou quelque chose comme ça... le receveur est en dialyse (dans un centre extérieur). Les néphrologues le contactent.
13h30... le patient arrive. Il se présente au bureau, le sourire jusqu'aux oreilles... et annonce : "Je suis le patient qu'on a appelé pour la greffe !"
C'est pas souvent qu'on voit des gens venir se faire hospitaliser aussi rayonnant de joie ! Franchement, c'est du bonheur de voir ce large sourire illuminer le visage de ce patient...
Le greffon a été prélevé sur une personne qui avait exprimé son choix d'être donneur après sa mort. L'occasion pour moi de vous rappeler de ne pas oublier de vous positionner à ce sujet !
Le rein est le premier organe ayant été transplanté avec
succès chez l'homme. Les médecins et chirurgiens spécialisés en transplantation
rénale ont accumulé une expérience considérable et l'intervention est associée
à un taux élevé de réussite. Une transplantation
rénale réussie libère les patients de la nécessité d'une dialyse et constitue
un traitement de l'insuffisance rénale plus efficace que la dialyse péritonéale
ou l'hémodialyse. Un rein correctement transplanté assure une fonction dix fois
supérieure à la dialyse. Les patients transplantés ont moins de limitations et
une meilleure qualité de vie que les patients dialysés. La plupart des gens se
sentent mieux et ont davantage d'énergie que sous dialyse. Le processus d'obtention d'un rein adapté à la
transplantation est complexe. Divers tests sont nécessaires pour établir la
compatibilité entre le rein transplanté et le receveur, en termes de groupe
sanguin et de type tissulaire. Même en cas de compatibilité parfaite, la
faisabilité de la transplantation ne peut être garantie à tout moment chez un
patient. Ni le donneur, ni le patient ne doivent présenter d'infections ni
d'autres problèmes médicaux susceptibles de compliquer la récupération du
patient. Les patients transplantés
doivent prendre des médicaments immunosuppresseurs afin d'éviter le rejet du
rein transplanté. Ces agents possèdent des effets indésirables et augmentent le
risque d'acquisition de certaines infections, virus et certains types de
cancer. Ces immunosuppresseurs doivent être pris à vie, ou tant que la greffe
continue de fonctionner. Mais il fait savoir qu'une greffe rénale n'est pas
éternelle. Les patients jeunes peuvent nécessiter deux transplantations ou plus
au cours de leur vie. En cas d'échec d'une transplantation, les patients
peuvent revenir à la dialyse et attendre une autre greffe.
Les
donneurs
Il existe trois sources d'organes pour la
transplantation rénale: le donneur décédé anonyme, le donneur vivant non
apparenté et le donneur vivant apparenté.
Lorsque le rein est prélevé chez une personne décédée, on
parle de transplantation cadavérique. Plus de 90 % des reins transplantés
en France proviennent de cette source. Les reins de donneurs décédés ne sont
prélevés qu'après une série de tests visant à s'assurer que le donneur est en
état de mort cérébrale. Cela signifie que la région du cerveau appelée tronc
cérébral, qui contrôle la respiration, a définitivement cessé de fonctionner et
qu'un patient en état de mort cérébrale est maintenu en vie artificiellement
par une machine. Une liste d'attente de rein de donneur décédé est tenue à jour
par l'agence nationale de la Biomédecine. Comme d'autres pays, la France
possède son propre système d'appariement et de distribution des reins de donneur
décédé. Un rein disponible n'est pas attribué à la personne qui attend depuis
le plus longtemps, mais au patient auquel il convient le mieux. L'attente peut
donc aller d'un jour à plusieurs années. Un patient peut être retiré d'une
liste d'attente en cas de maladie, d'infection ou de voyage à l'étranger. Ce
retrait de la liste d'attente de transplantation peut être temporaire ou
définitif.Les patients se trouvant sur
la liste d'attente ne pourront pas être informés longtemps à l'avance de la
disponibilité d'un rein. Il doit être possible de les contacter à tout
moment et ils doivent être prêts à se rendre rapidement à l'hôpital.
Une fois à l'hôpital, un certain nombre de tests sera pratiqué afin de garantir
à la greffe les meilleures chances de réussite.
Dans le cas d'un don vivant, l'un des deux reins sains d'un
donneur est prélevé. Ce rein est transplanté chez un sujet insuffisant rénal.
Un donneur en bonne santé avant l'intervention pourra vivre tout à fait
normalement avec son rein sain restant. Les greffes les plus réussies sont
celles provenant de donneurs vivants. Ces dons représentent moins de 10 %
de l'ensemble des transplantations rénales effectuées en France. Les donneurs
vivants peuvent être apparentés ou non au receveur.
Un donneur vivant apparenté est un membre de la famille du
patient receveur. Depuis mai 2005, un décret d'application de la loi de
Bioéthique d'août 2004 a étendu le cercle des donneurs vivants : la règle
est que le donneur peut être le père ou la mère, et par dérogation du
comité d'experts, le conjoint, les grands-parents, les frère ou sœur, fils
ou fille, oncle ou tante, cousins germains, le conjoint du père ou de la mère
et toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans
avec le receveur. Du fait de la
meilleure compatibilité probable par rapport à un donneur non apparenté, les
chances de réussite de la transplantation sont plus grandes. La décision de
faire don d'un rein à un proche ne doit pas être prise à la légère, d'autant
plus qu'il est impossible d'être certain que la greffe fonctionnera.
L'accompagnement des donneurs et des receveurs dans leur réflexion jusqu'à la
décision finale est très important.
En ce qui concerne la transplantation de donneur vivant non
apparenté, un accord doit être obtenu auprès du comité d'experts constitué de
cinq membres. Il est illégal dans de nombreux pays, dont la France, d'acheter
ou de vendre des organes. Comme dans le cas d'un donneur vivant apparenté, le
donneur et le receveur feront l'objet de nombreux examens et d'un
accompagnement psychologique.
Les receveurs
La transplantation est possible chez de nombreux patients
insuffisants rénaux, à condition de trouver le bon rein. Différents tests
doivent être pratiqués pour établir si le rein transplanté est compatible avec
le receveur en termes de groupe sanguin et de type de tissu. Les patients
exclus sont ceux présentant une maladie cardiaque grave ou un cancer, car les
médicaments utilisés pour prévenir le rejet du rein transplanté peuvent
aggraver ou faire progresser ces maladies. Les patients ont plus de probabilité
de supporter physiquement l'intervention s'ils ont un poids et une pression
artérielle normaux. L'état de santé des patients obèses ne leur permet pas de
recevoir une greffe. De même, il apparaît peu probable que les patients âgés de
plus de 70 ans réagissent correctement à l'intervention et aux médicaments
requis après celle-ci.
L'intervention
L'intervention de transplantation en elle-même nécessite
une anesthésie générale et dure généralement entre 2 et 3 heures. Les
propres reins du patient sont le plus souvent laissés en place et le rein
transplanté est placé plus bas dans l'abdomen. Le rein transplanté possède sa
propre artère qui lui permet de recevoir le sang du cœur, une veine pour
ramener le sang vers le cœur et un uretère pour évacuer l'urine vers la vessie.
Beaucoup de receveurs de rein ne réalisent la gravité de
leur maladie qu'après avoir récupéré de l'intervention de transplantation.
Après celles-ci, ils commencent à se sentir comme avant l'insuffisance rénale.
Après l'intervention, les patients restent normalement à
l'hôpital pendant environ deux semaines après l'intervention. Pendant cette
période, ils font l'objet d'une étroite surveillance. Dans certains cas, le
rein transplanté ne produit pas d'urine au cours des premiers jours, ou
semaines, suivant l'intervention. Les patients doivent alors rester sous
dialyse en attendant que le rein transplanté commence à fonctionner. Après une
transplantation réussie, trois à six mois sont généralement nécessaires avant
que le patient transplanté puisse recommencer à travailler et reprendre
d'autres activités normales. Au cours de cette période, il doit faire l'objet
de contrôles fréquents. Dans un premier temps, ceux-ci ont lieu deux ou trois
fois par semaine pour ensuite s'espacer. Une bonne transplantation fonctionne
correctement au bout d'un an. Mais une greffe rénale n'est pas éternelle.
La durée de vie moyenne d'un rein transplanté est de 8 ans pour un rein de
cadavre et d'environ 11 ans pour un rein vivant prélevé chez un donneur
apparenté. La moyenne se situe entre les deux pour un rein vivant provenant
d'un donneur non apparenté.
Complications
possibles
Le rejet est la première complication possible. Il se
produit lorsque le système immunitaire du patient reconnaît que le rein
transplanté est étranger et essaie de le rejeter de l'organisme. Il existe deux
types de rejets :
àLe rejet aigu est fréquent. Environ 40 % des patients connaissent
un rejet aigu au cours des trois mois suivant une transplantation. Si le rejet
aigu n'a pas eu lieu au bout d'un an, sa survenue est peu probable. Le rejet
aigu peut généralement être traité par des médicaments.
àLerejet chronique peut être comparé à un lent vieillissement du
nouveau rein. On ne connaît pas les causes du rejet chronique. Il peut prendre
des années à se produire. C'est la première cause d'échec de transplantation
après la première année. Il n'existe aucun traitement contre le rejet
chronique. Généralement, les cas légers ne posent pas de problème. Les cas plus
sévères conduisent à l'échec de la greffe.
Afin de lutter
contre ce rejet de greffon, les patients sont tenus de prendre quotidiennement
des traitements immunosuppresseurs à l'origine des autres complications
possibles dont l'infection et le cancer.
Je suis un peu surprise par le "peu" de précaution au regard de l'asepsie du cathéter qui apparemment est laissé à l'air sous le pyjama de l'enfant, sans pansement pour le recouvrir. L'adulte qui s'occupe de faire la dialyse (maman ou infirmière ou les deux???) ne réalise pas de champ antiseptique pour le nettoyage de l'abord. Elle appose simplement un champ (stérile je pense) et nettoie les embouts avec un antiseptique avant de faire des allers-retours à la seringue sur chacune des branches et de "brancher" les lignes du circuit.
Des lignes...de diamètre inférieur à celles utilisées pour les circuits adultes. De même pour le "rein"...un FX dont le diamètre ne doit pas dépasser les 2,5cm !
Au regard de cette vidéo et de ce si jeune enfant atteint d'insuffisance rénale chronique, je me permet de vous relancer quant à vos choix en matière du don d'organe. Avez vous pensés à prendre position ? En avez vous fait part à votre entourage ? Demain... vous pourriez redonner la vie grâce à un don !
Le cours que je donne aux étudiants infirmiers sur l'insuffisance rénale et ses différents traitements vient d'être mis en ligne sur le site http://www.rein-echos.fr/. A cet effet, je remercie Michel de me permettre de le partager ainsi avec un large public.
PLAN DU COURS
I. Le Rein A. Anatomie Physiologie B. Les différentes fonctions du rein
II. L'insuffisance rénale A. Généralités B. Les cause C. Les symptômes D. Les complications
III. L'épuration extra rénale A. Généralités B. L'hémodialyse C. LA dialyse péritonéale
IV. La greffe rénale A. Généralités B. Les types de donneurs C. Quel receveur ? D. L'intervention E. Les complications possibles
"Montagnes d'espoir" , c'est le blog d'Emmanuel, mais c'est avant tout une association dont le projet consiste à aider, faciliter et inciter les dialysés et les greffés à vivre normalement et
vivre pleinement leurs passions ! A VOIR ABSOLUMENT !!!!
« Demain
je dialyse, et c'est la première fois ! Nécessité faisant,il faut que jeprenne, ou plutôt que je
m'impose cette nouvelle vie. »
Ma vie… pas celle du bien portant que j'étais mais celle de
l'insuffisant rénal chronique que je suis devenu et qui a nécessité il y a dix
ans qu'une machine travaille à la place de mes reins. Une décennie entière de dialyse qui me permet d'être encore de ce
monde aujourd'hui. Et pourtant, les premières questions que je me suis posées
au départ étaient courtes mais concises : « que va devenir ma vie ? Comment vais-je l'organiser ? ».
Et la question fatale : « Combien
de temps me reste-t-il à vivre ? ». A l'annonce de la nécessité
de dialyser, les questions fusent dans mon esprit et les réponses restent en
suspens…C'est la grande inconnue… Les mêmes interrogations reviennent sans
cesse jusqu'au jour J de la PREMIERE séance d'hémodialyse.
C'est la toute première fois. L'angoisse me tenaille mais
je n'en laisse rien paraître ! Une grande inspiration, mes poumons se
remplissent d'oxygène et j'entre dans le service d'hémodialyse. Je passe devant
ceux qui sont déjà « branchés » et qui d'ailleurs n'ont pas l'air
trop gênés avec leurs « tuyaux ». Ils ont même plutôt l'air d'être
calmes et sereins. Très vite, je suis pris en charge par une infirmière qui me
reçoit avec un grand sourire et qui déjà entame la conversation (La psychologie
du relationnel est primordial pour le patient, et les infirmières sont
aguerries à toutes les situations).
En deux temps trois mouvements, je me retrouve allongé et
l'infirmière qui m'a accueilli commence déjà à œuvrer sans que je ne m'en
aperçoive étant donné qu'elle n'a pas cesser de me parler. Elles sont comme ça
les infirmières ! Futées au point de vous endormir ou pour les plus
coriaces des patients, d'accaparer leur attention pour les piquer sans qu'ils
ne sentent quoi que ce soit (ou si peu). Comparativement à l'idée que je me
faisais de la ponction dans ma fistule artério veineuse, ce n'est pas si horrible
que ça…D'autant que j'avais suivi les conseils en appliquant une crème
anesthésiante ½ heure avant de me rendre à l'hôpital.
Eh bien voilà ! Je me trouve au même niveau que les
autres… branché à une machine pour 4h. Après le « branchement », je
fais la connaissance d'une nouvelle personne qui me deviendra vite familière.
Il s'agit de l'agent de service : une gentille dame qui prend soin du
bien-être alimentaire de chaque patient, et croyez-moi, ce moment-là à beaucoup
d'importance. L'agent de service s'enquière de mes goûts et me sert un petit
déjeuné qui, après la mise en place desgrosses aiguilles, me redonne du tonus et apaise mes premières
angoisses.
La première heure est passée et ma charmante infirmière
réapparait. Elle vient relever certains paramètres du générateur et par la même
occasion me prend une tension artérielle. Elle a encore des mots gentils et
s'inquiète de savoir comment se passe cette première séance de dialyse. Je suis
admiratif devant tant de mansuétudes ! Mes inquiétudes sont déjà dissipées
et je retrouve l'équilibre de mes facultés aussi bien intellectuelles que
physiques. Mon regard balaye la salle où je suis installé et je commence à
dévisager les voisins qui m'entourent : l'un d'entre eux regarde la
télévision, l'autre me regarde à son tour et très gentiment me demande « alors c'est la première fois que vous
dialysez ? Vous savez ici nous sommes une grande famille, on se connaît
tous, et pour que vous soyez plus à l'aise nous pourrions nous tutoyer, si cela
ne vous gêne pas bien sûr ! ». Comment ne pas restituer cet acte
de bienvenue que par une réponse affirmative ? C'est un OUI profond qui
sort tout droit du cœur.La conversation
est engagée, nous parlons de la pluie et du beau temps, la séance passe plus
vite … La troisième heure est entamée et mon infirmière revient me voir. De
nouveau, elle note ce que le générateur affiche, reprend ma tension artérielle,
vérifie le branchement, et me demande si les aiguilles ne me gênent pas trop et
si elles ne me font pas mal. Ma réponse est catégorique : NON ! Je
n'irais pas jusqu'à dire que cela ne me pose pas de désagréments mais c'est
tout à fait supportable.
Je trouve tout de même le temps long,à tel point que lorsque j'approche du dernier
quart d'heure, l'attente devient désagréable voire insupportable et j'ai hâte
d'être libéré de tous les tuyaux afin de retrouver le havre de paix qu'est mon
petit confort à domicile.
Après
4h, le moment tant attendu est là et j'entends l'infirmière me dire : « c'est fini, il est temps de vous débrancher ».
Mon attitude change et voilà que resurgissent les questions : « comment cela va se passer ? Est-ce que
ça va faire mal ? »… Jusqu'à ce que la raison l'emporte me
convainquant que tout ira bien.
Méticuleusement, l'infirmière commence à retirer les
adhésifs, soigneusement gantée et masquée. Adroitement, elle plie les
compresses servent à la compression des points de ponction. Ce geste-là, elle
le fait d'une main, alors que l'autre main est prête à retirer l'aiguille. Les
gestes sont rapide mais combien maîtrisés, il a suffi de peu de temps et la
première aiguille est enlevée et mise dans un container prévu à cet usage.
Le
doigt sur la compresse, elle comprime la zone ponctionnée et d'un naturel, elle
me dit « dans le temps il vous
faudra comprimer tout seul, c'est tout simple vous verrez ».
La
seconde aiguille rejoint très rapidement la première dans le container. Tout
cela est fait avec dextérité et sans douleur, comme je le redoutais. Pour ce
qui est du professionnalisme je ne peux dire que « Bravo » !
C'est à mon tour maintenant de me comporter comme ceux qui
sont déjà débranchés, et qui, une fois debout se dirigent vers la balance pour
la pesée. J'ai omis de vous le dire mais la balance pour nous, dialysés, est
très importante : elle est le juge suprême, et pourquoi me
direz-vous ? Très simple à comprendre (quand on le sait) : avant la
dialyse vous êtes pesé et en fonction du poids de base qui vous a été donné par
le néphrologue, le surplus de ce poids est enlevé par le générateur. A la fin,
il apparait donc nécessaire de se repeser pour voir si nous avons atteint notre
objectif, c'est-à-dire nous rapprocher le plus possible du poids de base.
La séance est finie OUF !! Me voilà libre… Je salue
mon entourage, les infirmières présentes et très gentiment j'adresse un au
revoir à mon infirmière.
Voilà
ma première dialyse de faite, je reprends le chemin de la maison.
Je
me dois ici de rendre hommage à cette infirmière qui fût présente lors de ma
première séance de dialyse, en lui disant simplement : MerciMartine.
Mais… Il n'y a pas que la dialyse à proprement parler qui
est importante, il y a le reste et le reste ne demeure pas dans les méandres de
l'oubli. Bien au contraire, le sujet que je vais aborder à présent relève du
bon déroulement de la vie du dialysé. Nous rentrons dans la phase d'hygiène de
vie, il faut impérativement suivre des règles qui représentent un atout majeur
au quotidien du dialysé.
En tant qu'insuffisant rénal chronique, j'ai souvent
entendu parler de l'alimentation…Et ce, encore plus depuis que je suis dialysé.
Il est fortement déconseillé de manger les aliments riches en POTASSIUM. Le potassium pour le
dialysé est à proscrire, il représente un danger mortel en cas d'absorption
importante (il occasionne la tétanisation des muscles et par conséquent l'arrêt
du cœur). Une liste des aliments les plus riches en POTASSIUM m'a été adressée par le médecin lors d'une consultation,
mais elle peut aussi être donnée par la diététicienne ou les infirmières du
service. Parallèlement, il m'a été expliqué que le PHOSPHATE était néfaste pour ma santé. Il est donc important de ne
surtout pas négliger ces deux éléments capitaux.
Mais, il faut savoir que certaines dérogations sont les
bienvenues, à savoir quependant la
première heure de dialyse, nous pouvons manger (raisonnablement) des fruits ou
du chocolat ou tout autre aliment riche en potassium car le potassium absorbé
est éliminé pendant la séance de dialyse. Et cela, croyez-moi, est très
appréciable !
Et
si j'en viens à absorber une trop grande quantité de potassium (à l'occasion
d'un copieux repas ou d'une cueillette gourmande de fruits de saison), j'ai la
possibilité de « corriger le tir » en prenant ce médicament connu de
tous les dialysés : le calcium sorbisterit, plus connu sous le nom de
Kayexalate® et qui ressemble plus (quand on l'ingère) à du sablon…Mais au vu
des risque encourus, il est quand même préférable d'en prendre, et surtout ne pas oublierde le faire.
Comme je vous le disais tout au début, je dialyse depuis
10ans et en toute bonne foi, je vais bien : on vie bien et longtemps sous
dialyse. Tout ne s'arrête pas mais, au
contraire, tout continu.
Et la greffe ?
LA question que tout insuffisant rénal se pose… Pour en parler, je préfère
citer le témoignage d'un ami, greffé depuis 4 ans.
La voie Royale ?Le choix reste malgré tout de votre côté, mais comment ne pas prendre
une décision qui, il faut le dire, vous redonne accès à une vie nouvelle maisfaut-il déjà pouvoir y accéder. Il
faut savoir que l'attente est longue, très longue… Dès lors que le néphrologue
décide de vous inscrire sur la liste d'attente de greffe rénale, vous vous
exposez à de multiples examens afin d'être « en conformité ». Quand
le dossier est complet,l'attente commence. La durée de cette
attente est très relative : elle peut se compter en mois ou en années. Les
demandes sontnombreuses etla pose d'un greffon (du rein de
remplacement) se fait avec parcimonie.
Si vous avez la chance de recevoir un greffon, sachez le conserver longtemps
et pour se faire, suivez à la lettre les recommandations de votre néphrologue
et en particulier la prescription médicale qui, bien que drastique, reste
vitale. Si vous ne vous comportez pas en adulte responsable et que vos prises
de médicaments sont des plus aléatoires, vous avez de grandes chances d'avoir
un « rejet ». Cette perte
du greffon vous ramenera directement à la dialyse…
« Une attitude que je retrouve et une
sensation nouvelle » : tels sont les propos de mon Ami Jean-Paul, qui a eu lui la
chance de pouvoir recevoir son greffon.«C'est la première fois depuis 3 ans qu'il
ne m'était pas arrivé d'avoir envie d'aller au pipi room, tu ne peux pas savoir
comme cela fait du bien de se sentir à nouveau normal ». Drôle de
réaction de sa part… Penser à son premier pipi room… Et pourtant Jean Pauln'est pas le seul à avoir cette réaction.
« Je suis un nouvel homme, tu t'imagines mal ce qui se passe en
moi : je retrouve des tas de sensations que j'avais perdues. »
« En vérité je revis mais il y a un
côté qui reste gênant : le fait d'avoir en soi une partie du corps d'un
autre. Je sais que cette sensation va se dissiper dans quelques tempsmais le fait est là pour l'instant et j'y pense…
De moins en moins mais l'idée demeure ! Sinon, le plus embêtant c'est la
prise des médicaments à heures régulières. A part ça, cette greffe est à mon
avis, LA solution à l'insuffisance rénale »
Les années ont passées et Jean Paul se porte comme un charme
et est un homme actif. Depuis le jour où il a tenu ces propos, il reste très
évasif et n'aborde plus du tout le sujet. Je pense en connaître la cause :
il reste discret, par respect à la condition de vie que j'ai par rapport à la
sienne.
IL Y A UNE
VERITE !
CELLE QUI SIED A CELUIQUI L'ECOUTE
JCL
[Témoignage d'un de mes patients, paru dans la revue
Rein Echos n°10 de mars 2011]
Vous venez
d'apprendre par le néphrologue que vous allez prochainement devoir dialyser. En
effet, vos reins ne sont plus en mesure d'assurer leurs principales fonctions
et mettent ainsi votre santé en péril. Afin de pallier à ce dysfonctionnement,
vous allez devoir faire un choix entre deux types de dialyse : la dialyse
péritonéale ou l'hémodialyse. Mais avant de devoir vous plonger dans ce
dilemme, il est important de comprendre pourquoi vous devez en arriver à ce
choix thérapeutique.
Les
activités du rein se divises en deux grandes catégories : les fonctions
d'élimination d'une part et les fonctions de sécrétions hormonales (appelée
fonctions endocrines) d'autre part
· L'élimination des
déchets et de l'eau en excès
Les reins éliminent
les déchets et le liquide en excès recueillis par le sang et transporté par
celui-ci dans l'organisme.
Environ 190
litres de sang entrent chaque jour dans les reins par les artères rénales. Des
millions de minuscules filtres situés à l'intérieur des reins, appelés glomérules,
séparent les déchets de l'eau du sang.
La plupart
de ces substances indésirables proviennent de ce que vous mangez et buvez. Les
reins éliminent automatiquement la bonne quantité de sel et d'autres éléments
minéraux du sang pour ne laisser que de petites quantités dont l'organisme a
besoin. De même, ils équilibrent la quantité de liquide qui quitte l'organisme
par rapport à la quantité qui y entre (par les boissons).
Le sang
ainsi nettoyé retourne au cœur et est remis en circulation dans l'organisme.
Les déchets et le liquide en excès quittent les reins sous forme d'urine.
· Les fonctions
endocrines
Les reins
secrètent différentes hormones qui jouent toutes un rôle particulier et
indispensable à l'organisme.
L'une de ces
hormones est la rénine. Elle contrôle la manière dont les vaisseaux sanguins se
contractent ou se dilatent et participe ainsi à la régulation de la pression
artérielle.
Une autre
hormone appelée érythropoïétine (EPO) est conduite par le sang vers la moelle
osseuse où elle stimule la production de GR. Cette hormone tient une place
importante dans la lutte contre l'anémie.
Enfin, les
reins entretiennent la solidité des os grâce à la production de l'hormone
calcitriol, synthétisée à partir de la vitamine D, afin de maintenir un taux
adapté de calcium et de phosphate dans le sang et dans les os.
A présent,
vous comprenez plus aisément que vos reins malades soient – ou seront bientôt -
responsables de plusieurs dysfonctionnements au sein de votre organisme.
Anémie, fatigue, nausée, perte d'appétit, œdèmes ou encore hypertension
artérielle sont autant de symptômes que vous pouvez dès lors ressentir. Sans
recourt à la dialyse, l'accumulation d'eau et de déchets dans votre corps peut,
de façon plus dramatique, entrainer de sévères troubles cardiaques ou un œdème
aigu du poumon.
Voilà pourquoi votre néphrologue vous a parlé de la nécessité de la
dialyse, également appelée « épuration extra rénale ». Mais, c'est
quoi au juste ? De façon simplifiée, la dialyseest un processus par lequel
sont assurées les fonctions d'élimination de l'eau et des déchets toxiques
présents dans votre sang.
Les deux
types de dialyse (hémodialyse et dialyse péritonéale)fonctionnent de manière
similaire : elles nettoient le sang en le faisant passer à travers une
membrane. En hémodialyse, la membrane est artificielle et située à
l'extérieur du corps du patient : c'est ce qu'on appelle familièrement le
« rein artificiel ». En dialyse péritonéale, la membrane est naturelle
et située à l'intérieur de l'abdomen du patient : c'est le péritoine.
Les deux
types de dialyse sont efficaces. Certains patients font l'expérience des deux
formes de dialyse au cours de leur vie sous traitement. L'état clinique est
l'un des facteurs déterminants dans le choix du mode de dialyse.
L'information
pré dialyse est très importante. Elle vous sera donnée par un(e) infirmier(e) du
service de néphrologie pour vous aider à faire le choix le plus approprié à
votre mode de vie. N'arrêtez pas votre choix dès à présent en basant vos
arguments sur des préjugés ou des désinformations entendues de-ci de-là. Attendez
d'avoir entendu en détails toutes les informations essentielles qui vous
aideront à vous positionner. Au cours de cette information pré dialyse,
l'infirmier(e) vous montrera le matériel utilisé en dialyse péritonéale, vous
expliquera le déroulement d'une séance de dialyse, vous fera visiter le service
d'hémodialyse (si vous le souhaitez) et se rendra disponible pour répondre à
vos éventuelles interrogations. Acceptez ce temps d'échanges comme un moment
privilégié et non comme une contrainte même si, nous le comprenons aisément, ce
nouveau mode de vie vous apparait déjà comme tel !
Dès lors que
vous aurez arrêté votre choix sur un type de dialyse, le néphrologue envisagera
avec vous la création d'un « abord », c'est-à-dire d'un accès
permettant la dialyse.
La dialyse péritonéale nécessite un accès à la cavité péritonéale. Lors
d'une intervention mineure, pratiquée sous anesthésie locale ou générale, le
médecin insère une tubulure en plastique souple dans l'abdomen. Ce tube est
appelé cathéter de dialyse péritonéale. C'est une voie permanente vers
la cavité péritonéale. Le cathéter de DP mesure environ 30 cm de long et a
la largeur d'un stylo. Environ 15 cm de la tubulure restent hors du corps
et servent à la fixation des poches jetables de dialyse. L'endroit où le
cathéter sort du corps est appelé site de sortie. Le cathéter est généralement
placé juste au-dessous du nombril, légèrement sur le côté. Le site de sortie du
cathéter est généralement recouvert d'un pansement et le cathéter est fixé à la
peau à l'aide de ruban adhésif afin de protéger le site de sortie.
L'hémodialyse peut bénéficier de types d'abord : la fistule artério
veineuse (FAV) ou le cathéter tunnelisé. La fistule artério-veineuse est créée
chirurgicalement sous anesthésie locale. Il s'agit de mettre en communication
une artère et une veine. Avec le temps, et sous l'effet de la pression
artérielle, la veine va se dilater, avoir un débit plus important et augmenter
sa résistance. Le plus souvent,
les FAV sont créées au niveau du
poignet, de l'avant-bras ou du pli du coude.
Le cathéter, quant à lui, est une tubulure en plastique, qui est insérée dans
une grosse veine, généralement la veine jugulaireou sous-claviaire
(dans le cou) ou la veine fémorale (dans l'aine). Son insertion
nécessite une courte intervention, qui peut être pratiquée sous anesthésie
générale ou locale. Le cathéter est positionné de manière à ce que la moitié se
trouve à l'intérieur du corps et l'autre moitié à l'extérieur. Les cathéters
d'hémodialyse peuvent être temporaires ou permanents. Les cathéters temporaires
sont souvent utilisés lorsque les patients sont en attente de création d'une
fistule artério veineuse.
Comme pour le reste, la question de l'abord sera envisagée lors d'entretien
personnalisés et les informations plus spécifiques propres à chaque type
d'abord vous serons alors détaillées par le néphrologue et/ou l'infirmier(e) du
service.
Alors bien
sûre, après avoir entendu toutes ces nouvelles données sur la dialyse, vous appréhendez
votre première séance de dialyse d'autant plus que l'échéance atteindra
bientôt son terme. Sachez que TOUT patient redoute cette première fois et ce,
quel que soit le type de dialyse qu'il a choisi. Aussi, il ne faut pas hésiter
auparavant, à faire part de vos doutes et de vos interrogations à l'équipe qui
fera tout son possible pour répondre à vos attentes. Vos angoisses seront
d'autant plus apaisées si vos questions ont trouvé réponses !
Ci-après, un de patients hémodialysé
témoigne et vous raconte sa première séance de dialyse. Vous serez à même de
constater que tout s'est très bien passé… Je vous laisse découvrir ces quelques
mots qui, je suis certaine, vous aideront à mieux appréhendez votre futur
traitement par la dialyse.
A bientôt.
[Article
dont je suis l'auteur et paru dans la revue ReinEchos n°10 de mars 2011 ]
Nous avons eu hier une info par un fabricant de dialyseur (rein artificiel) du laboratoire HOSPAL. Voilà ce que j ai retenu et que je tenais à partager :
1
- Purge bleu vers le haut à 100ml - 150 ml/min le temps que le rein se
remplisse doucement et que toutes les fibres soient imprégnées puis 350 à
400ml/min pour débuller un max sans hésiter à tapoter le rein avec un
clan (les ondes perçues avec un objet dur sont plus efficaces qu'avec les paumes des mains et aident d'autant plus le débullage)
2- PENSER A DEBULLER LE PIEGE VEINEUX en tapotant avec le clan !
3 - Mise en place des connecteurs juste avant de piquer le patient et le rouge vers le haut
pour dégazer l'air qui serait éventuellement entrée par les connecteurs lors de la purge. NE PAS OUBLIER DE FAIRE TOURNER LA POMPE A SANG PENDANT LA PHASE DE RINCAGE DIAL !
4 - PEUT IMPORTE LE SENS DU REIN PENDANT LA SÉANCE. On le mettait rouge
vers le haut il y a 20 ou 30
ans pour dégazer en cas d entrée d air par les connecteurs durant la séance. Mais
aujourd'hui, les machines ne permettent plus l entrée d air donc pas d
importance, la dialyse sera la même que le rein soit positionné verticalement, horizontalement, en oblique, rouge en haut, bleu en haut...
5 - Restitution bleu vers LE BAS et sans hésiter à faire de petits pincements des lignes en amont du piège veineux pour bien décoller les globules. CELA NE PROVOQUERA EN AUCUN CA une hémolyse (la pression de la pompe à sang étant bien plus importante et sans conséquence!)
6 - Injection d'héparine sodique ou de bas poids moléculairebien avt que le sang n atteigne le piège artériel de façon à ce que le sang soit déjà anticoagulé avant d'atteindre la membrane du rein. CELA DIMINUE UN MAXIMUM LE RISQUE DE COAGULATION DU CIRCUIT PDT LA SEANCE DE DIALYSE.
CONCLUSION
: une purge efficace avec un excellent débullage permet de diminuer les
doses d héparine (car l'air favorise la coagulation) et permet d
obtenir une meilleure dialyse et un meilleur KT / V.
D'autre part, il nous a dit de faire
attention car bcp ne savent pas qu il existe des reins à membrane
transparente (BK...) et d autres à membrane blanche et opaque (FX, ELISIO, XENIUM...) Un rein a membrane transparente sortira foncé après la restitution mais cela ne veut pas dire que celle ci a été mauvaise C est juste que les fibres restent colorées...LOGIQUE ! De même, un rein à membrane blanche et opaque peut paraitre propre alors que si l'on y regarde bien, il reste du sang dans les fibres et sur les "têtes" du rein... MÉFIANCE A NOS INTERPRÉTATION PARFOIS TROP HATIVES !
Bref...au
départ l'info nous était donnée pour nous vanter un nouveau rein : EVOLDIALqui contient de l'héparine sur les faces internes et externe des fibres et qui permettrait la diminution
significative voire la suppression d héparine avant et pendant la séance. PAS
NÉGLIGEABLE MA FOI !
Le patient
hémodialysé fait souvent les frais d'un état bucco-dentaire défectueux voire
déplorable. Les conséquences de l'insuffisance rénale chronique (telles que l'hyperurémie
et les troubles phosphocalciques) engendrent les manifestations odontologiques suivantes :
·Ulcérations buccales larges et profondes
·Gingivo-stomatite ulcéreuse (inflammation des
gencives et de la muqueuse buccale)
·Augmentation du volume des glandes salivaires
·Gingivorragie (saignement des gencives)
·Parodontite avec destruction du tissu dentaire
entrainant une mobilité dentaire voire la chute des dents
·Pâleur et atrophie de la muqueuse buccale
·Augmentation importante du volume de la langue
·Mauvaise haleine
·Hyposialie (diminution de la production de
salive) par transformation en ammoniaque de l'urée stagnante dans la salive
·Erosion dentaire
·Calcifications pulpaires
Toute maladie rénale terminale impose des précautions lors des soins dentaires pour éradiquer les foyers infectieux et prévenir le risque hémorragique. Ainsi, l'antibiothérapie préventive sera fortement
conseillée lors de soins dentaires invasifs afin de limiter au maximum toute
surinfection chez des patients déjà immunodéprimés. De même, du fait de l'héparinothérapie
utilisée en hémodialyse, il sera important de ne pas prévoir de soins dans les
6 à 8h suivant la dernière séance.
Afin d'éviter toutes
complications et de maintenir une bouche et des dents saines, il apparait
essentiel de convaincre les patients de faire régulièrement évaluer leur état
bucco-dentaire afin d'éliminer toutes sources d'infections possibles. De plus
et afin de corriger les troubles phosphocalciques responsables d'un grand
nombre de conséquences odontologique, il est primordial pour l'insuffisant
rénal chronique de respecter à la lettre le traitement correcteur prescrit par
son néphrologue. Aussi gros et écœurants que soient les comprimés de phosphore
et de calcium, ils ont pourtant un rôle important dans la lutte contre les
troubles dentaires.
En plus de ces
règles spécifiques, tout patient insuffisant rénal chronique (dialysé ou non) peut
également respecter des règles d'hygiène bucco-dentaire très simple telles que:
·Brossage des dents après chaque repas
·Utilisation de brosse à dent à poils souples ou
médium (les poils durs pouvant favorisés les saignements)
·Bain de bouche avec un produit antiseptique
destiné à cet usage en cas de petits maux de la bouche
·Ajout de bicarbonate de sodium sur le dentifrice
à raison de 2 fois par semaine pour lutter contre la mauvaise haleine (à
compléter par des bains de bouche au bicarbonate de sodium : 1 cuillère à
café dans un grand verre d'eau)
Prendre soin de sa bouche, de ses
dents et de ses gencives est tout aussi important que de s'occuper de son corps…
"Accroche un sourire à ton visage, ça lui donne du charme" - Roland Delisle
...un joli sourire, avec des dents saines tant qu'à faire!
La greffe rénale à partir d'un donneur vivant : et si
on en parlait (à nos patients) ?
L'accès à la transplantation rénale en France est
difficile : les délais d'attente augmentent régulièrement.
Cette situation pourrait être améliorée par un recours plus
important à la transplantation rénale à partir de donneurs vivants (TDV), qui
reste peu répandue dans notre pays : 220 TDV en 2009, contre près
d'un millier en Angleterre, plus de 400 aux Pays Bas…
La faiblesse du risque encouru par le donneur, l'excellent
pronostic pour le receveur (c'est la greffe qui donne les meilleurs
résultats), mais aussi la très belle aventure humaine que constitue la
plupart des TDV sont également des éléments importants en faveur de leur
développement…
L'information très précoce des patients et de leur
entourage sur cette possibilité est indispensable. C'est seulement dans
ces conditions qu'un dialogue peut s'établir de manière sereine
entre receveur et donneur(s) potentiel(s)…
Les IDE de néphrologie, dialyse et transplantation sont des
acteurs essentiels de cette démarche d'information.
Pour la favoriser, Renaloo vient d'éditer, avec le soutien de
Novartis Pharma, une brochure que vous avez pu découvrir dans le dernier n°
de la Revue de l'AFIDTN.
Si cette brochure n'est pas disponible à ce jour dans votre
structure de soin, vous pouvez dès à présent la commander
en ligne, par lots de 25 ou 50 exemplaires. Vous les
recevrez gratuitement, à l'adresse de votre choix, et vous
n'aurez plus qu'à en faire profiter vos patients !
Dans le cadre des croisières pour personnes dialysées que nous organisons en partenariat avec Holiday Dialysis International (filiale de Fresenius Medical Care)
RECHERCHONS 2 IDE EXPERIMENTES EN DIALYSE Pour la croisière du 1er au 10 septembre 2010
Départ d'Amsterdam et retour à Nice Escale en Angleterre, Portugal et Espagne
L'équipe médicale (sous couvert d'un néphrologue) aura à sa charge 10 personnes dialysées (reparties en 4 groupes de dialyse)
ATTENTION Le travail effectué à bord n'est pas rémunéré. En contre partie, le coût de la croisière ainsi que les frais d'acheminement depuis et vers votre domicile sont pris en charge par Fresenius.
Pour tout renseignements complémentaires, contactez Mickaël au 05.56.42.49.01 ou par mail dialyse@gerard-pons-voyage.fr
Mélange d'acides aminés
essentiels et non essentiels
Na, Cl, Ca, Mg
Tampon = Lactate
Osmolarité = 365 mosm/l
pH = 6.7
èApport
en protides SANS apport de phosphore
èMeilleure
biocompatibilité car pas de glucose
Indications :
-Dénutrition si et seulement si apport
énergétique parallèle minimum de 35Kcal/Kg/j
-Diminution de la charge glucidique (diabète, obésité)
-1 SEULE Poche /j
2.EXTRANEAL : POLYMERES DE GLUCOSE
= Agglomérat de
200 à 500 molécules de glucose è
UF prolongée dans le temps due à la faible absorption
Na, Cl, Mg, Ca
Tampon = Lactate
Osmolarité = 285 mosm/l
pH acide à 5.8
Indications :
-Long temps de stase nocturne en DPCA, diurne en
DPA
-Maintien de l'UF lors des péritonites
Effets indésirables :
-Eruption cutanée allergique
-Hyperglycémie factice avec certains lecteurs
(détecteur de maltose)
3.PHYSIONEAL
Poches de 5 litres (DPA)à 2 compartiments à reconstituer de manière extemporanée
Solution stable 24h
Ca, Mg, Na, Cl
Tampon = Bicarbonate / lactate
pH = 7.4
èLa
dégradation des produits glucidiques lors de la stérilisation des poches à
haute température entraîne une dégradation des tissus épithéliaux lors des
infusions et des stases
Bénéfices de la solution :
-Amélioration du confort à l'infusion
-Amélioration du taux de bicarbonate et du pH
sanguin par rapport à une solution au lactate
-Meilleure préservation de la membrane
péritonéale
-Réduction de la mortalité par rapport aux
patients sous dianeal
-Etude de la composition corporelle masse
maigre/masse grasse
>> Prévalence
de la malnutrition
-18 à 56% des patients de DP
-Malnutrition minime à modérée
-Malnutrition modérée : Diabétiques > non
diabétiques
-Malnutrition sévère : Diabétiques = non
diabétiques
-Fonction rénale résiduelle
-6.4% de décès
>> Absorption
glucidique
-100 à 200g/j soit jusqu'à 800Kcal/j
-60% de la charge glucidique du dialysat peut
être absorbée par l'organisme chaque jour ce qui provoque anorexie, diminution
de la vidange gastrique et risque d'obésité
A.EDUCATION EN HOSPITALISATION OU EN
AMBULATOIRE : QUE CHOISIR ?
·Eduquer pour être autonome
ðSoins continus intégrer dans la pratique
ðCentré sur le patient et son entourage
ðApport d'informations pour une meilleure
compréhension
ðApprentissage des techniques de DP
>> Education organisée,
structurée, adaptée, évaluée, multi professionnelle
·Vers une structure adaptée aux besoins
·Enquête auprès des patients
·Axes d'amélioration
>> Un
patient bien éduqué acceptera mieux sa dialyse et devient acteur de sa santé
B.FAIRE DE L'INDIVIDUALISME AU SEIN DE
L'HOPITAL C'EST POSSIBLE
Ne nous laissons pas contaminer par des protocoles !
·Cahier de DP individualisé
ðPré rempli par l'IDE
ðCode couleur
ðPictogrammes
·Utilisation d'un peson électronique pour les
personnes mal voyantes
·Choix d'un matériel adapté
C.QUALITE DE VIE DU PATIENT EN DP
50 000 IRCT
- 60% dialysés
(34055)
ð7% DP
ð53% HD
- 40%
greffés
La qualité de vie est la perception qu'à un individu de sa
place dans l'existence, dans le contexte de la culture et du système de valeur
dans lequel il vit
Voilà le titre d un livre de 87 recettes à l'attention des patients dialysés, avec en deuxième partie tout un programme de saveurs pour apprendre l'art de remplacer le sel par les plantes aromatiques....
Ledit livre est édité par Copy Média Mérignac mais non distribué en librairie
Voilà un lien qui peut être utile si vous cherchez un centre susceptible de vous accueillir pendant vos vacances ou vos déplacements divers partout en France :
Le KT/V n'est autre
que le reflet de la séance d'hémodialyse et de la bonne
épuration du patient.
Cet index a été conçu pour quantifier la
soustraction de l'urée au cours de la séance de dialyse exprimé comme le
rapport du volume épuré à celui de l'eau totale corporelle.
Dans la formule Kt/V,
K est la clairance de l'urée du dialyseur
t est la durée effective de la séance de
dialyse
V est le volume de l'eau totale du patient (60% du
poids post dialytique chez l'homme et 55% chez la femme)
Une valeur de Kt/V de l'urée d au moins
1,2 atteste d'une épuration efficace d'où une réduction de la morbidité et de la
mortalité des patients dialysés
Pour optimiser l'épuration, il est recommandé de
pratiquer 3 séances de 4h au moins par semaine.
Pour les patients de plus de 70 kg ou maintenant une activité physique
importante, il est recommander d'augmenter la durée d'une séance à 4h30 voir
5H. En revanche, pour une personne âgée, de faible poids et/ou avec peu d
activité physique, on pourra diminuer le rythme des séances à 2X 4h par
semaine.
C'est pas pour contrarier Janpolo mais là où je
suis actuellement, on a des top Kt/V !
On dialyse une grande majorité des patients sur
des abords de bonne qualité (toutes les FAV ou les anses sont créées sur
Pariset les patients sont aussi suivis
là bas) et leur Kt/V depasse souvent les 1,5…
Rassurez vous, on a aussi despersonnes (porteuses de cathéter le plus souvent) avec des
Kt/V pourris autour de 0,60 à peine !!!
Les reins sont des organes vitaux. Leur rôle est de purifier le sang : ils éliminent les déchets qui proviennent du fonctionnement de l'organisme et maintiennent l'équilibre chimique du sang. Quand les reins ne fonctionnent plus, ces déchets s'accumulent dans le sang et deviennent toxiques.
Les reins exercent cette fonction par la fabrication de l'urine. Les variations de sa composition, en fonction de la quantité d'urine émise (diurèse) et de l'alimentation, peuvent être considérables.
Situés de chaque côté de la colonne vertébrale, en partie cachés par les dernières côtes, chacun des 2 reins mesure 12 centimètres de haut sur 6 centimètres de large, grossièrement de la taille d'un poing avec une forme de haricot. Chaque rein pèse environ 150 grammes.
Le rein droit est situé en arrière du foie, le rein gauche en arrière du pancréas et du pôle inférieur de la rate. Le sang est amené par une artère rénale qui vient de l'aorte abdominale.
Après avoir traversé la masse du rein, le sang est évacué par une veine rénale qui va déboucher dans la veine cave inférieure. De chaque rein part un canal excréteur, d'abord large le bassinet, puis fin, l'uretère, qui va amener dans la vessie l'urine fabriquée par le rein.
LES DIFFERENTES FONCTIONS DES REINS
1. La filtration
Chaque rein est constitué d'environ un million d'unités élémentaires appelés néphron.
Chaque néphron comporte :
- un glomérule : c'est un peloton de très petits vaisseaux provenant des ramifications de l'artère rénale. C'est à travers les parois de ces vaisseaux que s'effectue l'action de filtration du sang pour former l'urine : c'est ce qu'on appelle la filtration glomérulaire.
- un tube : c'est un conduit long d'environ 6 centimètres, très fin de 0,1 à 0,01 millimètre de large, où va cheminer le liquide filtré par le glomérule.
2. La formation d'urine
L'urine dite "primitive" se forme dans le glomérule par un mécanisme d'ultra-filtration
L'eau, les électrolytes et les substance dissoutes de petite taille et de faible poids passent à travers la paroi du glomérule et s'écoulent dans le tube.
Les substance de poids moléculaire plus élevé, comme les protéines, ou les composant du sang comme les gobules rouges, ne passent pas à travers la paroi du glomérule.
Cette urine "primitive" sera ensuite transformée tout au long de son cheminement à travers les différents segments du tube : soit que le rein réabsorbe une partie de ce qu'il a filtré, soit au contraire il excrète certaines substances qu'il a formées.
3. L'élimination des déchets
Par la formation de l'urine, les reins débarrassent l'organisme d'une grande partie de ses déchets. Les plus nombreux proviennent de la destruction des protéines. Grâce à des réactions chimiques complexes, ces protéines seront transformées en urée : les reins débarrasseront le sang de l'urée par filtration et élimination dans l'urine.
4. La fabrication d'hormones
Le rein produit plusieurs hormones à action spécifique comme par exemple :
- l'érythropoiétine (EPO) qui stimule la formation des globules rouges par la moelle osseuse - le rénine qui intervient dans la régulation de la tension artérielle - les enzymes qui agissent sur la vitamine D et le calcium
Conseils issus du service de diététique de l'hopital dont je dépends
1. Pour éviter de prendre trop de poids entre deux séances de dialyse
Ne pas dépasser 750ml de liquide par 24h soit ¾ de litre : eau, café, thé, infusions, glaçons, laitages, bouillon, potage, glace (tout confondu)
Ne pas consommer trop de sel pour limiter la sensation de soif : - cuisson des aliments avec PEU de sel - ne pas resaler à table -éviter les préparations trop salées de type charcuteries, biscuits salés, chips, coquillages et crustacés
2. Pour éviter l'excès de potassium
Limiter au maximum les aliments riches en potassium (les fruits et les légumes sont ceux qui en contiennent le plus)
• Aliments à éliminer : - chocolat et cacao sous toute forme - banane - légumes secs (haricots en grain, fèves, lentilles, pois cassés, soja, pois chiches) - champignons - fruits secs (amandes, noix, noisettes, cacahuètes, dattes, figues, abricots, pruneaux, raisins…) - fruits gras (olives, avocats, noix de coco)
• Aliments à manger en quantité restreinte : - Légumes et fruits crus
UNE CRUDITE PAR REPAS (par exemple, carottes rapées en entrée (3 cuillères à soupe) OU pomme crue en dessert (100 à 150g maximum))
LEGUMES VERTS CUITS ET POMME DE TERRE : UN REPAS SUR DEUX soit le midi, soit le soir, en quantité modérée. A l'autre repas, vous pouvez consommer à volonté du riz, de la semoule ou des pâtes, du sarrazin et du pilpil de blé. (par exemple, haricots verts ou purée le midi et riz ou pâtes le soir)
•Comment éliminer le potassium des fruits et des légumes cuits - Par trempage avant la cuisson : fruits ou légumes pelés et coupés en morceaux
- Par cuisson dans deux eaux différentes, 40 à 50% du potassium est ainsi éliminé - Ne pas consommer le liquide de trempage ou de cuisson sous forme de potage car vous réabsoberiez tout le potassium chassé de l'aliment !
3. Pour protéger les vaisseaux sanguins
Faire le bon choix des matières grasses : • Eviter la charcuterie, le confit, les fritures, les pâtisseries grasses… • Le beurre : s'utilise cru pour tartiner ou pour ajouter après cuisson des aliments • La margarine pour tartiner et cuire • Les huiles pour assaisonner et cuire • Les graisses de porc ou de volailles : A SUPPRIMER !
EXEMPLES DE MENUS SUR UNE SEMAINE
LUNDI MIDI Salade verte Omelette aux fines herbes Maccaroni gratinés Suisse+sucre Pomme cuite
LUNDI SOIR Jambon Purée Fromage demi-sel Fruits au sirop sans jus
MARDI MIDI Tomates vinaigrette Steak haché Riz au beurre Brie Compote de pêches
MARDI SOIR Escalope de volaille Courgettes persillées Edam Poire
MERCREDI MIDI Betteraves Côtes de veau Semoule au beurre Yaourt sucré Prunes
MERCREDI SOIR Poisson poché meunière Pommes anglaises Port Salut Pomme
JEUDI MATIN Carottes râpées Rumsteak Coquillettes au fromage Fromage blanc Ananas au sirop sans jus
JEUDI SOIR Jambon de Bayonne Poireaux vinaigrette Emmental Pêche
VENDREDI MATIN ½ pamplemousse Steak haché Haricots verts Babybel Eclair au carré
VENDREDI SOIR Filets de merlan Semoule au beurre Crème de gruyère Brugnon
SAMEDI MATIN Céleri rémoulade Rôti de veau Riz au jus Cantal Poire cuite
La dialyse nécessite -quand cela est possible- la création d'un abord vasculaire adapté à un débit anguin important.
Cet abord est appelé Fistule artério veineuse (FAV)et est créé chirurgicalement sous anesthesie locale.
Avant l intervention, le néphrologue demande un doppler des membres supérieurs pour déterminer l'endroit le plus propice à cette création de FAV, c'est à dire, l endroit qui présente un réseau vasculaire suffisament dévelloppé.
Une fistule est la mise en communication d'une artère et d'une veine. Avec le temps, et sous l'effet de la pression artérielle, la veine va se dilater, avoir un débit plus important et augmenter sa résistance.
Le plus souvent, les FAV sont créées au niveau du poignet, de l avant bras ou du pli du coude. Parfois, surtout pour les FAV au pli du coude, une deuxieme intervention appelée superficialisation est nécessaire. Elle a pour but de remonter la veine un peu plus en surface pour faciliter les ponctions.
Les dites ponctions sont réalisées par des infirmières formées et expérimentées ou par le patient lui même dans le cadre des dialyse à domicile et après formation.
L'infirmière introduit donc 2 aiguilles de gros calibre : - une pour amener le sang du patient jusqu au rein artificiel par le biais d une machine - une pour rendre au patient le sang épuré
La ponction peut etre douloureuse, surtout au début. Il est souvent prescrit des patch anesthesiants à poser une heure avant la ponction et qui annule totalement l effet douloureux du geste.
Une FAV est précieuse! Il convient au patient d'y pfaire très attention et de la protéger. Le patient apprendra à repérer le thrill, sorte de souffle et de frémissement palpable lorsqu'il touche sa FAV. C'est l'indicateur du bon fonctionnement de l'abord!
Au quotidien
- ne plus se servir du bras de la FAV pour la prise de tension arterielle - ne pas permettre la realisation de prise de sang ou d injection sur l abord en dehors des seance de dialyse -eviter de dormir sur la FAV - ne pas porter de vetement trop serrés, de bracelet, de montre - ne pas porter de charges lourdes sur l avant bras - proteger la FAV lors d activités telles que le jardinage, le bricolage...
Les parathyroïdes sont de petites glandes rattachées à la glande thyroïde, généralement au nombre de quatre, parfois jusqu'à huit situées dans le cou, qui sécrètent la parathormone favorisant la régulation des taux de calcium et de phosphore dans le sang.
L'hyperparathyroïdie secondaire correspond à un besoin d'hyperproduction d'hormone parathyroïdienne.
L'insuffisance rénale est le plus souvent à l'origine de ces hyperparathyroïdies secondaires par affectation du métabolisme calcique (=du calcium) et du metabolisme du phosphore.
Le diagnostic est rapidement posé après un dosage sanguin de la parathormone (PTH) qui apparait anormalement élevé.
Le traitement de l'hyperparathyroïdie secondaire passe avant tout par la
prévention de la rétention de phosphore. Cette prise en charge préventive doit se faire précocement en cas d'insuffisance rénale chronique.
L'éduaction alimentaire quand aux apports en phosphore sera donc indispensable (Généralement les aliments riches en proteines le sont aussi en phosphore...)
Parallèlement, le néphrologue pourra prescrire des chélateurs de phosphores (c'est à dire des médicaments qui fixent le phosphore dans le tube digestif pour empecher son absorption) de type FOSRENOL* ou RENAGEL* par exemple.
Le néphrologue jugera parfois nécessaire de prescrire du MIMPARA* permettant de réduire simultanément le taux de PTH, la calcémie et la phosphorémie. (Vous pouvez trouver des infos concernant ce médicament sur le lien suivant : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/ct032205.pdf )
Chez certains patients il est proposé la parathyroïdectomie (= ablation des glandes parathyroïdes). Il s'agit le plus souvent de patient présentant une ostéite fibreuse (modification de l'architecture du squelette osseux qui a perdu son élasticité) s'accompagnant d'une élévation importante des phosphatases alcalines.
Comme pour toute maladie, l'acceptation est une phase difficile à atteindre mais nécessaire à une bonne prise en charge thérapeutique.
Mais accepter, c'est quoi?
D'après Marie Claude Haumont, praticienne en relation d'aide : « Accepter c'est d'abord reconnaître ses difficultés Accepter, c'est ensuite ne pas les renier et ne pas aller contre Accepter c'est reconnaître sa responsabilité Accepter c'est prendre conscience que ce qui nous arrive fait partie de notre histoire et est, de ce fait, nécessaire à notre histoire Accepter c'est aussi déresponsabiliser les autres pour les torts qu'ils nous causent. Il ne s'agit pas de les excuser, il s'agit de les considérer seulement comme acteur de notre propre scénario.
L'acceptation doit être profondément ancrée au fond de soi. De ce fait, il n'y a plus de place pour les frustrations, les colères, les remords, les regrets et tout ce qui apporte la douleur. »
La meilleure façon pour faire accepter la dialyse à un patient est de l'y préparer. Quelqu'un à qui l'on aura découvert une insuffisance rénale sera dans un premier temps vu et revu en consultations suivies par le néphrologue. Au décours de ce suivi, le médecin expliquera la pathologie rénale et son évolution pour ensuite pouvoir aborder, le moment venu, le sujet de la dialyse et de la création d'un abord veineux (FAV).
Comprendre sa maladie, c'est comprendre le traitement qui en découle et mieux l'accepter. Le médecin aura donc un rôle primordial dans cette première approche à la dialyse. Certains centres (et nous y travaillons actuellement), ont le confort d'avoir chaque jour une infirmière détachée du planning pouvant assister aux consultations pré dialyse.
Son rôle est essentiel et permet de dédramatiser un traitement peu commun qu'appréhendent énormément les futurs dialysés. Il consiste entre autre à :
- Faire visiter le service au patient en lui donnant des repères (vestiaires, douches, wc, salle de restauration, salle d'attente, salle de soins, salle de consultations..etc)
- Présenter le patient à l'ensemble de l'équipe présente le jour de sa consultation en énumérant les différentes fonctions de chacun
- Montrer une machine au patient
- Lui expliquer le déroulement d'une séance
- Le rassurer, répondre à ses questions...
Cette première approche doit instaurer un climat de confiance. Elle ne doit en aucun cas être génératrice de stress. C'est pourquoi l'infirmière doit rester simple dans ses explications et ne pas trop entrer dans les détails.
Nous avons remarqué avec mes collègues que la première dialyse d un insuffisant rénale se passait dans des conditions moins anxiogène quand il avait eu l opportunité de rencontrer l'équipe avant et de voir le service.
Lorsqu une personne arrive chez nous sans y avoir été préparé, elle est très souvent angoissée par ce qui l entoure, par ce qu elle voit, ce qu elle entend. Les gestes sont expliqués au coup sur coup et laissent peu de temps à la réflexion et à l acceptation du soin ! De ce fait, la première séance s'avère souvent difficile tant l'appréhension est grande.
Au contraire, une personne préparée sera beaucoup plus détendue, se sentira en confiance et sa séance se déroulera de façon beaucoup plus confortable.
Mais l'acceptation est fonction de chaque personne. Il faudra plus de temps à certaines personnes qu'à d'autres et le travail commencé par l infirmière référente lors des consultations, devra être poursuivi par l'équipe entière au cours des séances.
Bengy,42 ans, a subi une transplantation rein - pancreas en Janvier 2007 afin de remplacer ses organes endommagés par un diabete severe qui lui avait été découvert à l'age de 13 ans...
Suivi pour une insuffisance rénale depuis une dizaine d'année, Didier a reçu un greffon rénal le 8 novembre dernier à Nantes. Il nous fait part de son expérience au travers de son témoignage qui, espérons le, redonnera un espoir à plusieurs quand à la greffe.
UNE NOUVELLE VIE COMMENCE
J'etais suivi pour une inssuffisance rénale chronique découverte lors d'un contrôle a l'IRSA (Institut Inter Régional pour la Santé) il y a une dizaine d année.
J ai suivi divers examens dont une biopsie rénale mais les médecins n ont pas réussi a prélever d'échantillon. J'ai donc eu un traitement qui malgré tout n'empéchait pas la créatinine de monter régulièrement tous les ans.
En 2005, le néphrologue qui me suivait au C H U du Mans a commencé a me parler de dialyse et de greffe. En vue d'une éventuelle dialyse, j ai subi en mars 2006,l'intervention permettant la creation d'une fistule arterio veineuse.
Début 2007, mon néphrologue m'a pris un rendez-vous pré-greffe a Nantes. J'ai donc été à ma consultation le 16 septembre 2007,où ils m ont expliqué comment cela se passait. A la suite de ceal, j ai donc été inscrit sur la liste des receveurs potentiels.
A peine 2 mois après,le 8 novembre 2007 à 8 h 45, mon néphrologue m'a appelé sur mon lieu de travail pour me signaler que j'etais attendu à Nantes pour la greffe.
Angoissé, surtout par le coup de fil, je suis rentré chez moi chercher des vetements et a 10 h un VSL m'a emmené a Nantes. Arrivé vers 12 h 15 dans le service de transplantation, on m'a fait une prise de sang pour vérifier si j'etais compatible avec le donneur. L aprés-midi on m'a posé une perfusion car j avais un taux de potassium élevé et les anesthésistes n aiment pas ça. Aprés installation dans la chambre, on m'a préparé et a 20h, jai été transporté pour le bloc opératoire.
A 23h je me suis réveillé.J'avais des perfusions et une sonde urinaire que j'ai gardé 6 jours.Ensuite, aprés 3 jours dans le service de transplantation, j'ai été transféré dans le service de néphrologie.Les résultats sanguins étaient bons, le greffon fonctionnait bien.
Le dimanche eu lieu le premier levé pour me peser , ça tournait un peu... Le lundi, je commençais a marcher pour aller à la salle d eau accompagné d une aide-soignante. Le mardi, j'allais à la salle d eau seul... c'était dure mais ça faisait du bien de marcher Le mercredi, les médecins m'ont conseillé de marcher un peu dans les couloirs et le jeudi après midi, je suis sorti pour rejoindre un centre de convalescence au Bois-Rignoux du coté de Nantes. J y ai passé 2 semaines avec 2 analyses et consultations au CHU de Nantes par semaine. Les résultats étaient bons et je suis rentré chez moi le jeudi 29 novembre.
Maintenant, cela fait une quinzaine de jours que je suis rentré et ça va de mieux en mieux.J ai une analyse de sang par semaine et ça va toujours dans le bon sens. Les médicaments commencent à etre diminués.
Je me rend compte que j ai une chance extraordinaire d avoir été greffé sans avoir eu à être dialysé. En plus, cela fut rapide, alors ce greffon je vais le bichonner...
J ai changé ma façon de manger car je me suis aperçu que je mangais très mal. Je fais de la marche pour récuperer plus vite.Avant je courrais 1 fois par semaine. J espère que d ici quelques temps je reprendrai mon travail et je pourrai a nouveau aller courir
Un grand merci a mon donneur,a sa famille , aux infirmieres , aux aides-soignantes, aux femmes de services, aux medecins, aux anesthesites et aux chirurgiens.
J ESPERE QUE MON TEMOIGNAGE DONNERA BEAUCOUP D ESPOIR A CEUX QUI SONT EN ATTENTE D UNE GREFFE
Pour faire suite au commentaire de domi191, je poste un article sur la dialyse peritonéale. Mes sources viennent du net, je n ai jamais pratiqué ce genre de dialyse...
L' abdomen est constitué d'une cavité péritonéale tapissée d'une fine membrane appelée péritoine. En dialyse péritonéale, on fait pénétrer un dialysat (liquide formulé artificiellement pour rééquilibrer le plasma sanguin lors de la dialyse) dans la cavité péritonéale par un cathéter implanté en permanence.
L'excès d'eau et les déchets passent du sang dans le dialysat à travers le péritoine. Le dialysat est ensuite drainé hors de l'organisme pour être jeté. Dans la plupart des cas, ce traitement peut être effectué sans l'aide d'une autre personne, à la maison ou au travail.
Un tube ou cathéter, fabriqué dans une matière plastique souple qui n'irrite pas, est inséré dans l'abdomen juste au-dessous du nombril. Le cathéter rest en place aussi longtemps que cette méthode de dialyse est utilisée. Il est mis en place sous anesthésie locale à l'hôpital. C'est à travers ce tube spécial que le dialysat est introduit dans la cavité péritonéale et drainé hors de l'organisme.
L'insertion du cathéter peut être une source d'inconfort pendant une brève période, mais la dialyse péritonéale n'est pas douloureuse. Il faut toutefois veiller à ne pas contracter des infections.
La dialyse péritonéale est également désignée sous le nom de dialyse péritonéale continue (DPC). En DPC, il y a toujours du dialysat dans la cavité péritonéale ; le sang est donc purifié sans interruption. Le dialysat doit etre changé à intervalles réguliers au cours de la journée.
Il existe plusieurs types de dialyse péritonéale :
la dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) ; la dialyse péritonéale continue ambulatoire assistée (DPCAA) ; la dialyse péritonéale automatisée ou par cycleur (DPA).
* En DPCA, le patient garde en permanence de 2 à 2,5 litres de dialysat dans la cavité péritonéale. Normalement, il faut faire l'échange quatre fois par jour en vidant le vieux dialysat et en remplissant de nouveau la cavité péritonéale avec un dialysat tout neuf. Les échanges se font souvent le matin, à midi, en fin d'après-midi et à l'heure du coucher. Chaque échange prend environ de 30 à 45 minutes.
* La dialyse péritonéale continue ambulatoire assistée (DPCAA) La DPCA assistée ajoute un appareil très simple qui vous permet un échange supplémentaire pendant que le sommeil du patient.
* La dialyse péritonéale automatisée ou par cycleur (DPA) En DPA (autrefois appelée dialyse péritonéale cyclique continue), un appareil nommé cycleur fait les échanges la nuit pendant que vous dormez. Le matin, l'appareil est débranché et il reste, dans votre cavité péritonéale, environ deux litres de dialysat pour la journée. Le soir, vous videz le liquide au moment de vous brancher au cycleur pour la nuit.
La DPA vous permet d'effectuer la dialyse à la maison sans devoir interrompre la journée, mais elle oblige à rester branché à l'appareil chaque nuit pendant huit à dix heures. Certaines personnes vont faire un échange supplémentaire au cours de la journée afin d'éliminer la quantité adéquate de déchets.
Qu'en est-il de l'alimentation ?
Comme la dialyse péritonéale s'effectue continuellement, le régime s'avère moins contraignant que lors du traitement par hemodialyse. IL faut toutefois apprendre à choisir soigneusement les aliments afin de satisfaire les besoins nutritionnels et de contrôler l'accumulation de déchets et d'eau.
Le patient atteind d'insuffisance rénale (IR) dialysé est tenu de suivre un regime assez strict dont je decrirai les principes dans cet article. Le régime est "sévère" soit, mais il n'est pas cause d'exclusion dans la vie famililale au moment des repas. Il suffit de bien comprendre les differences existantes entre une alimentation "normale" et le regime de l IR et de connaitre les interdits. Bien comprendre sa nutrition, c'est bien s'intégrer aux autres dans la vie de tous les jours.
LES LEGUMES
Aujourd hui tres recommandés pour la population générale, ils sont à consommer avec prudence chez le patient dialysé. De valeur nutritive faible, leur apport en potassium est important et néfaste pour le dialysé. Pour limiter les apports en potassium, il est recommander de cuire les legumes dans de tres grands volumes d'eau ou mieux, de changer l eau en cours de cuisson.
Voici, a titre d'exemple, une liste non exhaustive des legumes avec leur teneur en potassium (exprimée en mg pour 100g):
Ils sont une source importante d'eau et de potassium et sont donc à limiter eux aussi. Il faut savoir que les fruits cuits en compote ou en sirop sont deux fois moins riches que les fruits frais. Par contre, les fruits secs et oléagineux sont a deconseiller.
Voici, a titre d'exemple, une liste non exhaustive des fruits avec leur teneur en potassium (exprimée en mg pour 100g):
Les pâtes et le riz doivent figurer au moins une fois par jour dans l'alimentation du dialysé car ils permettent de reguler l'appetit et d'apporter des calories.
Les pommes de terre doivent etre laissées à trempées epeluchées au moins deux heures avant leur cuisson pour diminuer l'apport en potassium.
Le pain est preferable blanc plutot que complet car il contient des cereales riches en potassium.
LES FROMAGES
Leur interet reside dans leur teneur en calcium et en phosphore. Il est indispensable d'en consommer chaque jour (150 ml de lait et 30g de fromage par jour) sans dépasser 1000 à 1300 mg d'apport en phosphore par jour.
A titre d'exemple: * un yaourt contient 114mg de phosphore et 150mg de calcium * 30g de Brie contient 70mg de phosphore * 30g de Camenbert contient 100mg de phosphore * 30g de gruyere contient 200mg de phosphore et 30mg de calcium * 100ml de lait contient 125mg de calcium
LES VIANDES
C'est un aliment riche en protéine. Un dialysé doit veiller à manger une quantité suffisante de viande pour pourvoir a ses besoins quotidiens en protéines .
LES BOISSONS
Il est important de savoir que l'alimenattion apporte a elle seule 800ml d'eau par jour. Une grande partie de cette eau est eliminée par "les pertes insensibles" c'est à dire la transpiration, la respiration... Si le dialysé n'urine plus du tout, ses apports liquidiens seront le plus souvent limités a 70ml par jour.
Il est important de :
* éviter les boissons riches en sodium ou en potassium (jus de fruit, potages, bouillon de legumes, bouillon KUB OR * limiter les sodas souvent tres sucrés qui peuvent donner soif * boire en petites quantités reparties sur la journée * sucer des glaçons en été * modérer la consommation d'alcool en préférant les vins cuits (porto, martini...) aux alcools nécessitant une adjonction d'eau importante (pastis, coktail, punch...)
En résumé, le dialyser doit :
--> adopter une alimentation suffisament riche en proteines (viandes - charcuteries - oeufs)
--> restreindre ses apports en potassium (fruits et legumes)
--> consommer au moins une fois par jour une protion de féculents (riz - pates -pomme de terre)
--> assurer un apport quotidien suffisant en calcium et phosphore (produits laitiers - fromages)
--> limiter ses boissons à 750ml / 24h
--> limiter ses apports en sels (au risque d'avoir soif et d'augmenter se consommation d'eau)
En réponse une question posée par dominique191,voici un article decrivant les etapes du futur greffé rénal.
Avant toute chose, je conseille à toute personne suceptible d etre greffée ainsi qu a sa famille de consulter les site officiel de l'Etablissement Français des Greffes à l'adresse suivante :
Un sommaire génaral vous permettra de vous orienter vers la greffe rénale plus specifiquement.
Lorsqu un patient atteind d inssufisance renale chronique est assujetti a la dialyse trois fois par semaine, il ne pense qu'à une seule chose : LA
GREFFE DU REIN
Il faut savoir que la transplantation rénale est la plus fréquente des greffes d'organes puisqu'elle représente plus de la moitié des interventions. Mais tous les patients ne sont pas "candidats" a la transplatation. Une serie d examens (physiologiques et psychologiques) permettent d etablir une conclusion sur la possibilité d une greffe. Le nephrologue du service discute avec son patient de la possibilité d une greffe et avec son accord, organique une serie de RDV pour les differents examens a subir.
Le bilan pré greffe a pour but de depister toutes pathologies suceptibles d aggraver ou de mettre en danger la vie du patient ou de compliquer l acte chirurgical.
Le patient déja en cours de dialyse doit subir des examens allant des plus simples au x plus contraignants :
* prises de sang multiples et variées
* scanner avec injection --> l examen de reference dans le bilan pre greffe
* (parfois) un bilan vasculaire chez des patients presentant des facteurs de risque.Un echo dopller vasculaire permettra alors de rechercher d eventuelles lesions.
* bilan des voies excretrices (Etude de la morphologie des ureteres et dépistage des anomalies au niveaux de celles ci.)
* echographie renale (étude de la morphologie renale et recherche d eventuelles tumeurs)
* entretien psychologique...tres important! car la greffe bien qu apparaissant comme un element salvateur, n est en fait pas toujours tres bien vecue en post operatoire d un point de vue purement psychologique...Il n est effectivement pas toujours evident de vivre avec le rein de "QUELQU UN D AUTRE".
Apres avoir réalisé la panoplie d examens et si le receveur est juger "candidat" a la greffe, il est alors inscrit sur la liste d'attente des greffes de son centre de transplantation et son dossier administratif est transmis à l'Agence de Biomédecine, qui centralise les données.
Le patient doit TOUJOURS etre joignable DE JOUR COMME DE NUIT. il peut etre apelé a tout moment si un rein compatible est "disponible".
J'ai décidé de vous parler du poste que j'occupe actuellement afin de vous donner une idée aussi précise que possible de ce qu'est l'hémodialyse.
J'aborderai rapidement la physiologie du rein et ses principales fonctions pour pouvoir mieux vous expliquer la dialyse par la suite et traiterai aussi, pour terminer, de la question du régime alimentaire du dialysé
1. LE REIN
Les reins sont des organes de 12 cm de haut sur 6 de large et 3 d'épaisseur. Aplatis et de forme ovoïde, ils sont situés dans l'abdomen, en arrière du péritoine. Ils assurent, par filtration et excrétion d'urine, l'équilibre hydroélectrolytique du sang et de tout l'organisme.
Les reins sont vascularisés par les artères et veines rénales.Il existe une zone appelée "hile" où transitent les artères, les veines et les voies excrétrices. Le rein est entouré d'une capsule dure, très résistante qui le protège. L'urine est sécrétée au niveau de papilles. Il a aussi une fonction endocrine, c'est à dire qui secrète des hormones dans la circulation sanguine (érythropoïétine --> facteur de croissance des globules rouges et multiplication de ceux ci - système rénine-angiotensine-aldostérone --> permet de preserver l'equilibre entre le sodium et l'eau).
Les reins sont recouverts par de petites glandes que l'on appelle surrénales, sécrétant essentiellement des corticostéroïdes et de l'adrénaline.
2. LES MALADIES RENALES
En théorie, une personne produit entre 1,5 et 2,5 litres d'urine par jour. Lorsque les reins ne peuvent plus assurer correctement leurs fonctions,les déchets accumulés dans l'organisme ne sont plus filtrés ni éliminés par l'urine mais s'accumulent dans le sang. On parle alors d'insuffisance rénale.
L'insuffisance rénale à des étiologies diverses comme par exemple :
Il s'agit d'une méthode d'épuration du sang par la création d'un circuit de circulation extra-corporelle - ou CEC - (Cf photo d'un générateur d'hémodialyse permettant la CEC) et son passage dans un dialyseur aussi appelé rein artificiel.
Cela permet 3 choses vitales pour le patient atteint d'insuffisance rénale:
- retirer du sang les déchets produits par l'alimentation; - équilibrer le bilan électrolytique sanguin; - éliminer le surplus d'eau.
Chez un sujet sain, tout ceci est normalement réalisé par les reins 24h/24. Or, les insuffisants rénaux n'ont plus de rein fonctionnel. L'hémodialyse vient donc en remplacement, en moyenne lors de 3 séances de 4h par semaine.
4 ACCES VASCULAIRE
Afin d'amener le sang jusque dans le generateur d hemodialyse, il sera necessairede creer une fistule artério-veineuse -FAV-. Cette intervention chirurgicale, le plus souvent réalisée sous anesthésie locale, consiste à aboucher une veine sur une artère au niveau du bras dans le simple but d'obtenir un vaisseau sanguin à gros débit.Cette fistule ne sera ponctionnable que lorsqu'elle sera suffisamment develloppée après quelques semaines.
Si la FAV n'est pas assez devellopée ou s il na pas été possible d'en créer une, le médecin place un cathéter intraveineux au niveau de la veine fémorale, la veine sous clavière ou la veine jugulaire.
5. ENTRE LES SEANCES...LE REGIME
Entre chaque séance de dialyse, le patient est tenu de se surveiller afin d'eviter des prises de poids trop importantes. Pour se faire, le patient est tenu de respecter un régime alimentaire assez strict. Les elements tels que le potassium, l urée, le phosphore ne sont plus eliminés par le rein ...il convient donc d'en limiter l apport dans l alimentation car une trop importante quantité de ceux ci dans le sang pourrait avoir des consequences dramatiques. De même, il sera demandé au patient de réduire sa consommation de sel et de limiter ses apports hydriques à raison de 750 ml par 24h (en général) Ainsi, au cours d une consultation avec une diététicienne, le patient apprendra les bases de son nouveau regime.
CONCLUSION
L'hémodialyse est le traitement a proprement parlé de l'insuffisance rénale.Elle est souvent source pour le nouveau patient et a sa famille d'angoisse, de questionnement,de refus, de déni de la maladie par faute d'acceptation de "dépendance à une machine "comme on l'entend souvent... il est vrai en effet que ce traitement se poursuivra à vie ou jusqu'à la greffe d'un rein.
Par ailleurs, les équipes d'hémodialyse ont été formées et le personnel sera en mesure de répondre à chacune des questions que le patient aura à lui poser. De plus, les patients apprennent a se connaitre entre eux et des liens se tissent. Les seances deviennent moins penibles, des echanges relationnels entre les patients et les soignants aidant au bon déroulement des dialyses.