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melanieinfirmiere
vendredi 06 avril 2012, a 18:31
Des pulls pour les dialysés
 

Des pulls avec des manches qui s'enlèvent... pas bête quand on doit prêter sa fistule le temps d'une séance de dialyse et qu'on est malgré tout, un peu frileux...
Toutes les infos ICI

samedi 24 mars 2012, a 23:12
ReinEchos N°12
 

La revue ReinEchos N°12 vient de paraître avec son dossier spécial GREFFE
Elle est disponible en ligne ICI

samedi 24 mars 2012, a 10:46
Appel à témoin
 

Je suis journaliste à France 3 Champagne-Ardenne et je réalise un reportage magazine sur le service transplantation du CHU de Reims. Dans ce cadre je recherche des témoignages de patients suivis par ce CHU.

Vous pouvez me contacter par message privé ou au 06 86 53 07 61. Merci beaucoup pour votre aide!

vendredi 16 mars 2012, a 20:03
Greffe rénale (vidéo)
 

Voici la vidéo d'une greffe rénale réalisée chez un rat...sur le même principe que la greffe rénale réalisée chez l'homme



vendredi 16 mars 2012, a 20:01
Emouvant témoignage de Fabien, greffé rénal
 




vendredi 09 mars 2012, a 21:49
1 rein, 1 sourire, 1 vie
 

Les greffes, je connaissais...
J'étais toujours ravie de savoir qu'un(e) de nos patient(e)s avait été appelé(e) en greffe.
Mais... je ne voyais pas son visage rayonner à l'annonce de la greffe.

Au CHU, c'est différent ! Les greffes rénales, on en fait sur place !
Aujourd'hui, on nous annonce un "rein" et le nom du receveur potentiel.
Il est 10 h ou quelque chose comme ça... le receveur est en dialyse (dans un centre extérieur).
Les néphrologues le contactent.

13h30... le patient arrive.
Il se présente au bureau, le sourire jusqu'aux oreilles... et annonce : "Je suis le patient qu'on a appelé pour la greffe !"

C'est pas souvent qu'on voit des gens venir se faire hospitaliser aussi rayonnant de joie !
Franchement, c'est du bonheur de voir ce large sourire illuminer le visage de ce patient...

Le greffon a été prélevé sur une personne qui avait exprimé son choix d'être donneur après sa mort.
L'occasion pour moi de vous rappeler de ne pas oublier de vous positionner à ce sujet !

jeudi 10 novembre 2011, a 21:08
Dépistage de la rétinopathie diabétique
 

Karima Brassac, ORTHOPTISTE, COORDONNATRICE DU DÉPISTAGE ITINÉRANT DE LA RÉTINOPATHIE DIABÉTIQUE,
URML DE BOURGOGNE

 Accès la vidéo
Début à 3'22

mardi 30 août 2011, a 21:04
Vidéo : Transplantation rénale
 




mardi 30 août 2011, a 21:01
Fabien, greffé du rein
 

L'émotion de Fabien nous fait prendre conscience de l'importance du don d'organe 



jeudi 09 juin 2011, a 10:57
Le rein : 1er organe greffé avec succés
 

Le rein est le premier organe ayant été transplanté avec succès chez l'homme. Les médecins et chirurgiens spécialisés en transplantation rénale ont accumulé une expérience considérable et l'intervention est associée à un taux élevé de réussite.  Une transplantation rénale réussie libère les patients de la nécessité d'une dialyse et constitue un traitement de l'insuffisance rénale plus efficace que la dialyse péritonéale ou l'hémodialyse. Un rein correctement transplanté assure une fonction dix fois supérieure à la dialyse. Les patients transplantés ont moins de limitations et une meilleure qualité de vie que les patients dialysés. La plupart des gens se sentent mieux et ont davantage d'énergie que sous dialyse.  Le processus d'obtention d'un rein adapté à la transplantation est complexe. Divers tests sont nécessaires pour établir la compatibilité entre le rein transplanté et le receveur, en termes de groupe sanguin et de type tissulaire. Même en cas de compatibilité parfaite, la faisabilité de la transplantation ne peut être garantie à tout moment chez un patient. Ni le donneur, ni le patient ne doivent présenter d'infections ni d'autres problèmes médicaux susceptibles de compliquer la récupération du patient.  Les patients transplantés doivent prendre des médicaments immunosuppresseurs afin d'éviter le rejet du rein transplanté. Ces agents possèdent des effets indésirables et augmentent le risque d'acquisition de certaines infections, virus et certains types de cancer. Ces immunosuppresseurs doivent être pris à vie, ou tant que la greffe continue de fonctionner. Mais il fait savoir qu'une greffe rénale n'est pas éternelle. Les patients jeunes peuvent nécessiter deux transplantations ou plus au cours de leur vie. En cas d'échec d'une transplantation, les patients peuvent revenir à la dialyse et attendre une autre greffe.

           

Les donneurs

 

Il existe trois sources d'organes pour la transplantation rénale: le donneur décédé anonyme, le donneur vivant non apparenté et le donneur vivant apparenté.

 

Lorsque le rein est prélevé chez une personne décédée, on parle de transplantation cadavérique. Plus de 90 % des reins transplantés en France proviennent de cette source. Les reins de donneurs décédés ne sont prélevés qu'après une série de tests visant à s'assurer que le donneur est en état de mort cérébrale. Cela signifie que la région du cerveau appelée tronc cérébral, qui contrôle la respiration, a définitivement cessé de fonctionner et qu'un patient en état de mort cérébrale est maintenu en vie artificiellement par une machine. Une liste d'attente de rein de donneur décédé est tenue à jour par l'agence nationale de la Biomédecine. Comme d'autres pays, la France possède son propre système d'appariement et de distribution des reins de donneur décédé. Un rein disponible n'est pas attribué à la personne qui attend depuis le plus longtemps, mais au patient auquel il convient le mieux. L'attente peut donc aller d'un jour à plusieurs années. Un patient peut être retiré d'une liste d'attente en cas de maladie, d'infection ou de voyage à l'étranger. Ce retrait de la liste d'attente de transplantation peut être temporaire ou définitif.  Les patients se trouvant sur la liste d'attente ne pourront pas être informés longtemps à l'avance de la disponibilité d'un rein. Il doit être possible de les contacter à tout moment et ils doivent être prêts à se rendre rapidement à l'hôpital. Une fois à l'hôpital, un certain nombre de tests sera pratiqué afin de garantir à la greffe les meilleures chances de réussite.

 

 

Dans le cas d'un don vivant, l'un des deux reins sains d'un donneur est prélevé. Ce rein est transplanté chez un sujet insuffisant rénal. Un donneur en bonne santé avant l'intervention pourra vivre tout à fait normalement avec son rein sain restant. Les greffes les plus réussies sont celles provenant de donneurs vivants. Ces dons représentent moins de 10 % de l'ensemble des transplantations rénales effectuées en France. Les donneurs vivants peuvent être apparentés ou non au receveur.

 

Un donneur vivant apparenté est un membre de la famille du patient receveur. Depuis mai 2005, un décret d'application de la loi de Bioéthique d'août 2004 a étendu le cercle des donneurs vivants : la règle est que le donneur peut être le père ou la mère, et par dérogation du comité d'experts, le conjoint, les grands-parents, les frère ou sœur, fils ou fille, oncle ou tante, cousins germains, le conjoint du père ou de la mère et toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur.  Du fait de la meilleure compatibilité probable par rapport à un donneur non apparenté, les chances de réussite de la transplantation sont plus grandes. La décision de faire don d'un rein à un proche ne doit pas être prise à la légère, d'autant plus qu'il est impossible d'être certain que la greffe fonctionnera. L'accompagnement des donneurs et des receveurs dans leur réflexion jusqu'à la décision finale est très important.

 

En ce qui concerne la transplantation de donneur vivant non apparenté, un accord doit être obtenu auprès du comité d'experts constitué de cinq membres. Il est illégal dans de nombreux pays, dont la France, d'acheter ou de vendre des organes. Comme dans le cas d'un donneur vivant apparenté, le donneur et le receveur feront l'objet de nombreux examens et d'un accompagnement psychologique.

 

 

Les receveurs

 

La transplantation est possible chez de nombreux patients insuffisants rénaux, à condition de trouver le bon rein. Différents tests doivent être pratiqués pour établir si le rein transplanté est compatible avec le receveur en termes de groupe sanguin et de type de tissu. Les patients exclus sont ceux présentant une maladie cardiaque grave ou un cancer, car les médicaments utilisés pour prévenir le rejet du rein transplanté peuvent aggraver ou faire progresser ces maladies. Les patients ont plus de probabilité de supporter physiquement l'intervention s'ils ont un poids et une pression artérielle normaux. L'état de santé des patients obèses ne leur permet pas de recevoir une greffe. De même, il apparaît peu probable que les patients âgés de plus de 70 ans réagissent correctement à l'intervention et aux médicaments requis après celle-ci.

 

 

L'intervention

 

L'intervention de transplantation en elle-même nécessite une anesthésie générale et dure généralement entre 2 et 3 heures. Les propres reins du patient sont le plus souvent laissés en place et le rein transplanté est placé plus bas dans l'abdomen. Le rein transplanté possède sa propre artère qui lui permet de recevoir le sang du cœur, une veine pour ramener le sang vers le cœur et un uretère pour évacuer l'urine vers la vessie.

 

Beaucoup de receveurs de rein ne réalisent la gravité de leur maladie qu'après avoir récupéré de l'intervention de transplantation. Après celles-ci, ils commencent à se sentir comme avant l'insuffisance rénale.

 

Après l'intervention, les patients restent normalement à l'hôpital pendant environ deux semaines après l'intervention. Pendant cette période, ils font l'objet d'une étroite surveillance. Dans certains cas, le rein transplanté ne produit pas d'urine au cours des premiers jours, ou semaines, suivant l'intervention. Les patients doivent alors rester sous dialyse en attendant que le rein transplanté commence à fonctionner. Après une transplantation réussie, trois à six mois sont généralement nécessaires avant que le patient transplanté puisse recommencer à travailler et reprendre d'autres activités normales. Au cours de cette période, il doit faire l'objet de contrôles fréquents. Dans un premier temps, ceux-ci ont lieu deux ou trois fois par semaine pour ensuite s'espacer. Une bonne transplantation fonctionne correctement au bout d'un an. Mais une greffe rénale n'est pas éternelle. La durée de vie moyenne d'un rein transplanté est de 8 ans pour un rein de cadavre et d'environ 11 ans pour un rein vivant prélevé chez un donneur apparenté. La moyenne se situe entre les deux pour un rein vivant provenant d'un donneur non apparenté.

 

 

Complications possibles

 

 

Le rejet est la première complication possible. Il se produit lorsque le système immunitaire du patient reconnaît que le rein transplanté est étranger et essaie de le rejeter de l'organisme. Il existe deux types de rejets :

 

à Le rejet aigu est fréquent. Environ 40 % des patients connaissent un rejet aigu au cours des trois mois suivant une transplantation. Si le rejet aigu n'a pas eu lieu au bout d'un an, sa survenue est peu probable. Le rejet aigu peut généralement être traité par des médicaments.

 

à Le rejet chronique peut être comparé à un lent vieillissement du nouveau rein. On ne connaît pas les causes du rejet chronique. Il peut prendre des années à se produire. C'est la première cause d'échec de transplantation après la première année. Il n'existe aucun traitement contre le rejet chronique. Généralement, les cas légers ne posent pas de problème. Les cas plus sévères conduisent à l'échec de la greffe.

 

Afin de lutter contre ce rejet de greffon, les patients sont tenus de prendre quotidiennement des traitements immunosuppresseurs à l'origine des autres complications possibles dont l'infection et le cancer.  

 

dimanche 08 mai 2011, a 16:13
Dialyse pédiatrique
 

Une vidéo en allemand mais qui parle d'elle même...

Je suis un peu surprise par le "peu" de précaution au regard de l'asepsie du cathéter qui apparemment est laissé à l'air sous le pyjama de l'enfant, sans pansement pour le recouvrir.
L'adulte qui s'occupe de faire la dialyse (maman ou infirmière ou les deux???) ne réalise pas de champ antiseptique pour le nettoyage de l'abord. Elle appose simplement un champ (stérile je pense) et nettoie les embouts avec un antiseptique avant de faire des allers-retours à la seringue sur chacune des branches et de "brancher" les lignes du circuit.

Des lignes...de diamètre inférieur à celles utilisées pour les circuits adultes. De même pour le "rein"...un FX dont le diamètre ne doit pas dépasser les 2,5cm !


Au regard de cette vidéo et de ce si jeune enfant atteint d'insuffisance rénale chronique, je me permet de vous relancer quant à vos choix en matière du don d'organe. Avez vous pensés à prendre position ? En avez vous fait part à votre entourage ? Demain... vous pourriez redonner la vie grâce à un don !



dimanche 08 mai 2011, a 12:21
COURS : L'insuffisance rénale et ses traitements
 

Le cours que je donne aux étudiants infirmiers sur l'insuffisance rénale et ses différents traitements vient d'être mis en ligne sur le site http://www.rein-echos.fr/. A cet effet, je remercie Michel de me permettre de le partager ainsi avec un large public.


PLAN DU COURS

I. Le Rein
A. Anatomie Physiologie
B. Les différentes fonctions du rein

II. L'insuffisance rénale
A. Généralités
B. Les cause
C. Les symptômes
D. Les complications

III. L'épuration extra rénale
A. Généralités
B. L'hémodialyse
C. LA dialyse péritonéale

IV. La greffe rénale
A. Généralités
B. Les types de donneurs
C. Quel receveur ?
D. L'intervention
E. Les complications possibles

V. Biologie en hémodialyse / Néphrologie

VI. Notions de diététique


>>> ACCES DIRECT AU COURS (format PDF)

samedi 02 avril 2011, a 18:26
Montagnes d'espoir
 

"Montagnes d'espoir" , c'est le blog d'Emmanuel,  mais c'est avant tout une association dont le projet consiste à aider, faciliter et inciter les dialysés et les greffés à vivre normalement  et vivre pleinement leurs passions !
A VOIR ABSOLUMENT !!!!

Vous pouvez aussi adhérer à la page facebook de ce fabuleux projet associatif...

mercredi 30 mars 2011, a 17:47
Vivre sa dialyse
 

« Demain je dialyse, et c'est la première fois ! Nécessité faisant,  il faut que je prenne, ou plutôt que je m'impose cette nouvelle vie. »

 

Ma vie… pas celle du bien portant que j'étais mais celle de l'insuffisant rénal chronique que je suis devenu et qui a nécessité il y a dix ans qu'une machine travaille à la place de mes reins. Une décennie entière de dialyse qui me permet d'être encore de ce monde aujourd'hui. Et pourtant, les premières questions que je me suis posées au départ étaient courtes mais concises : « que va devenir ma vie ? Comment vais-je l'organiser ? ». Et la question fatale : « Combien de temps me reste-t-il à vivre ? ». A l'annonce de la nécessité de dialyser, les questions fusent dans mon esprit et les réponses restent en suspens…C'est la grande inconnue… Les mêmes interrogations reviennent sans cesse jusqu'au jour J de la PREMIERE séance d'hémodialyse.

 

 

C'est la toute première fois. L'angoisse me tenaille mais je n'en laisse rien paraître ! Une grande inspiration, mes poumons se remplissent d'oxygène et j'entre dans le service d'hémodialyse. Je passe devant ceux qui sont déjà « branchés » et qui d'ailleurs n'ont pas l'air trop gênés avec leurs « tuyaux ». Ils ont même plutôt l'air d'être calmes et sereins. Très vite, je suis pris en charge par une infirmière qui me reçoit avec un grand sourire et qui déjà entame la conversation (La psychologie du relationnel est primordial pour le patient, et les infirmières sont aguerries à toutes les situations).

 

En deux temps trois mouvements, je me retrouve allongé et l'infirmière qui m'a accueilli commence déjà à œuvrer sans que je ne m'en aperçoive étant donné qu'elle n'a pas cesser de me parler. Elles sont comme ça les infirmières ! Futées au point de vous endormir ou pour les plus coriaces des patients, d'accaparer leur attention pour les piquer sans qu'ils ne sentent quoi que ce soit (ou si peu). Comparativement à l'idée que je me faisais de la ponction dans ma fistule artério veineuse, ce n'est pas si horrible que ça…D'autant que j'avais suivi les conseils en appliquant une crème anesthésiante ½ heure avant de me rendre à l'hôpital.

 

Eh bien voilà ! Je me trouve au même niveau que les autres… branché à une machine pour 4h. Après le « branchement », je fais la connaissance d'une nouvelle personne qui me deviendra vite familière. Il s'agit de l'agent de service : une gentille dame qui prend soin du bien-être alimentaire de chaque patient, et croyez-moi, ce moment-là à beaucoup d'importance. L'agent de service s'enquière de mes goûts et me sert un petit déjeuné qui, après la mise en place des  grosses aiguilles, me redonne du tonus et apaise mes premières angoisses.

 

La première heure est passée et ma charmante infirmière réapparait. Elle vient relever certains paramètres du générateur et par la même occasion me prend une tension artérielle. Elle a encore des mots gentils et s'inquiète de savoir comment se passe cette première séance de dialyse. Je suis admiratif devant tant de mansuétudes ! Mes inquiétudes sont déjà dissipées et je retrouve l'équilibre de mes facultés aussi bien intellectuelles que physiques. Mon regard balaye la salle où je suis installé et je commence à dévisager les voisins qui m'entourent : l'un d'entre eux regarde la télévision, l'autre me regarde à son tour et très gentiment me demande « alors c'est la première fois que vous dialysez ? Vous savez ici nous sommes une grande famille, on se connaît tous, et pour que vous soyez plus à l'aise nous pourrions nous tutoyer, si cela ne vous gêne pas bien sûr ! ». Comment ne pas restituer cet acte de bienvenue que par une réponse affirmative ? C'est un OUI profond qui sort tout droit du cœur.  La conversation est engagée, nous parlons de la pluie et du beau temps, la séance passe plus vite … La troisième heure est entamée et mon infirmière revient me voir. De nouveau, elle note ce que le générateur affiche, reprend ma tension artérielle, vérifie le branchement, et me demande si les aiguilles ne me gênent pas trop et si elles ne me font pas mal. Ma réponse est catégorique : NON ! Je n'irais pas jusqu'à dire que cela ne me pose pas de désagréments mais c'est tout à fait supportable.

 

Je trouve tout de même le temps long,  à tel point que lorsque j'approche du dernier quart d'heure, l'attente devient désagréable voire insupportable et j'ai hâte d'être libéré de tous les tuyaux afin de retrouver le havre de paix qu'est mon petit confort à domicile.

Après 4h, le moment tant attendu est là et j'entends l'infirmière me dire : « c'est fini, il est temps de vous débrancher ». Mon attitude change et voilà que resurgissent les questions : « comment cela va se passer ? Est-ce que ça va faire mal ? »… Jusqu'à ce que la raison l'emporte me convainquant que tout ira bien.

 

Méticuleusement, l'infirmière commence à retirer les adhésifs, soigneusement gantée et masquée. Adroitement, elle plie les compresses servent à la compression des points de ponction. Ce geste-là, elle le fait d'une main, alors que l'autre main est prête à retirer l'aiguille. Les gestes sont rapide mais combien maîtrisés, il a suffi de peu de temps et la première aiguille est enlevée et mise dans un container prévu à cet usage.

Le doigt sur la compresse, elle comprime la zone ponctionnée et d'un naturel, elle me dit « dans le temps il vous faudra comprimer tout seul, c'est tout simple vous verrez ».

La seconde aiguille rejoint très rapidement la première dans le container. Tout cela est fait avec dextérité et sans douleur, comme je le redoutais. Pour ce qui est du professionnalisme je ne peux dire que « Bravo » !

 

C'est à mon tour maintenant de me comporter comme ceux qui sont déjà débranchés, et qui, une fois debout se dirigent vers la balance pour la pesée. J'ai omis de vous le dire mais la balance pour nous, dialysés, est très importante : elle est le juge suprême, et pourquoi me direz-vous ? Très simple à comprendre (quand on le sait) : avant la dialyse vous êtes pesé et en fonction du poids de base qui vous a été donné par le néphrologue, le surplus de ce poids est enlevé par le générateur. A la fin, il apparait donc nécessaire de se repeser pour voir si nous avons atteint notre objectif, c'est-à-dire nous rapprocher le plus possible du poids de base.

 

La séance est finie OUF !! Me voilà libre… Je salue mon entourage, les infirmières présentes et très gentiment j'adresse un au revoir à mon infirmière.

Voilà ma première dialyse de faite, je reprends le chemin de la maison.

Je me dois ici de rendre hommage à cette infirmière qui fût présente lors de ma première séance de dialyse, en lui disant simplement : Merci  Martine.

 

Mais… Il n'y a pas que la dialyse à proprement parler qui est importante, il y a le reste et le reste ne demeure pas dans les méandres de l'oubli. Bien au contraire, le sujet que je vais aborder à présent relève du bon déroulement de la vie du dialysé. Nous rentrons dans la phase d'hygiène de vie, il faut impérativement suivre des règles qui représentent un atout majeur au quotidien du dialysé.

 

En tant qu'insuffisant rénal chronique, j'ai souvent entendu parler de l'alimentation…Et ce, encore plus depuis que je suis dialysé. Il est fortement déconseillé de manger les aliments riches en POTASSIUM. Le potassium pour le dialysé est à proscrire, il représente un danger mortel en cas d'absorption importante (il occasionne la tétanisation des muscles et par conséquent l'arrêt du cœur). Une liste des aliments les plus riches en POTASSIUM m'a été adressée par le médecin lors d'une consultation, mais elle peut aussi être donnée par la diététicienne ou les infirmières du service. Parallèlement, il m'a été expliqué que le PHOSPHATE était néfaste pour ma santé. Il est donc important de ne surtout pas négliger ces deux éléments capitaux.

 

Mais, il faut savoir que certaines dérogations sont les bienvenues, à savoir que  pendant la première heure de dialyse, nous pouvons manger (raisonnablement) des fruits ou du chocolat ou tout autre aliment riche en potassium car le potassium absorbé est éliminé pendant la séance de dialyse. Et cela, croyez-moi, est très appréciable !

Et si j'en viens à absorber une trop grande quantité de potassium (à l'occasion d'un copieux repas ou d'une cueillette gourmande de fruits de saison), j'ai la possibilité de « corriger le tir » en prenant ce médicament connu de tous les dialysés : le calcium sorbisterit, plus connu sous le nom de Kayexalate® et qui ressemble plus (quand on l'ingère) à du sablon…Mais au vu des risque encourus, il est quand même préférable d'en prendre, et surtout ne pas oublier de le faire.

 

Comme je vous le disais tout au début, je dialyse depuis 10ans et en toute bonne foi, je vais bien : on vie bien et longtemps sous dialyse. Tout ne s'arrête pas mais, au contraire, tout continu.   

 

Et la greffe ? LA question que tout insuffisant rénal se pose… Pour en parler, je préfère citer le témoignage d'un ami, greffé depuis 4 ans.

 

La voie Royale ?  Le choix reste malgré tout de votre côté, mais comment ne pas prendre une décision qui, il faut le dire, vous redonne accès à une vie nouvelle maisfaut-il déjà pouvoir y accéder. Il faut savoir que l'attente est longue, très longue… Dès lors que le néphrologue décide de vous inscrire sur la liste d'attente de greffe rénale, vous vous exposez à de multiples examens afin d'être « en conformité ». Quand le dossier est complet,  l'attente commence. La durée de cette attente est très relative : elle peut se compter en mois ou en années. Les demandes sont  nombreuses et  la pose d'un greffon (du rein de remplacement) se fait avec parcimonie.

 

Si vous avez la chance de recevoir un greffon, sachez le conserver longtemps et pour se faire, suivez à la lettre les recommandations de votre néphrologue et en particulier la prescription médicale qui, bien que drastique, reste vitale. Si vous ne vous comportez pas en adulte responsable et que vos prises de médicaments sont des plus aléatoires, vous avez de grandes chances d'avoir un « rejet ». Cette perte du greffon vous ramenera directement à la dialyse…

 

    « Une attitude que je retrouve et une sensation nouvelle » : tels sont les propos de mon Ami Jean-Paul, qui a eu lui la chance de pouvoir recevoir son greffon.  «C'est la première fois depuis 3 ans qu'il ne m'était pas arrivé d'avoir envie d'aller au pipi room, tu ne peux pas savoir comme cela fait du bien de se sentir à nouveau normal ». Drôle de réaction de sa part… Penser à son premier pipi room… Et pourtant Jean Paul  n'est pas le seul à avoir cette réaction.

 

        « Je suis un nouvel homme, tu t'imagines mal ce qui se passe en moi : je retrouve des tas de sensations que j'avais perdues. »

«  En vérité je revis mais il y a un côté qui reste gênant : le fait d'avoir en soi une partie du corps d'un autre. Je sais que cette sensation va se dissiper dans quelques temps  mais le fait est là pour l'instant et j'y pense… De moins en moins mais l'idée demeure ! Sinon, le plus embêtant c'est la prise des médicaments à heures régulières. A part ça, cette greffe est à mon avis, LA solution à l'insuffisance rénale »

 

Les années ont passées et Jean Paul se porte comme un charme et est un homme actif. Depuis le jour où il a tenu ces propos, il reste très évasif et n'aborde plus du tout le sujet. Je pense en connaître la cause : il reste discret, par respect à la condition de vie que j'ai par rapport à la sienne.

 

IL Y A UNE VERITE !

CELLE QUI SIED A CELUI  QUI L'ECOUTE

 

                                                                                                                   JCL




[Témoignage d'un de mes patients, paru dans la revue Rein Echos n°10 de mars 2011]



mercredi 30 mars 2011, a 17:27
Comprendre sa dialyse
 

L'ANNONCE DE LA DIALYSE

Ou cette nouvelle qui bouscule votre vie

Vous venez d'apprendre par le néphrologue que vous allez prochainement devoir dialyser. En effet, vos reins ne sont plus en mesure d'assurer leurs principales fonctions et mettent ainsi votre santé en péril. Afin de pallier à ce dysfonctionnement, vous allez devoir faire un choix entre deux types de dialyse : la dialyse péritonéale ou l'hémodialyse. Mais avant de devoir vous plonger dans ce dilemme, il est important de comprendre pourquoi vous devez en arriver à ce choix thérapeutique.

 

Les activités du rein se divises en deux grandes catégories : les fonctions d'élimination d'une part et les fonctions de sécrétions hormonales (appelée fonctions endocrines) d'autre part

 

·        L'élimination des déchets et de l'eau en excès

Les reins éliminent les déchets et le liquide en excès recueillis par le sang et transporté par celui-ci dans l'organisme.

 

Environ 190 litres de sang entrent chaque jour dans les reins par les artères rénales. Des millions de minuscules filtres situés à l'intérieur des reins, appelés glomérules, séparent les déchets de l'eau du sang.

 

La plupart de ces substances indésirables proviennent de ce que vous mangez et buvez. Les reins éliminent automatiquement la bonne quantité de sel et d'autres éléments minéraux du sang pour ne laisser que de petites quantités dont l'organisme a besoin. De même, ils équilibrent la quantité de liquide qui quitte l'organisme par rapport à la quantité qui y entre (par les boissons).

 

Le sang ainsi nettoyé retourne au cœur et est remis en circulation dans l'organisme. Les déchets et le liquide en excès quittent les reins sous forme d'urine.

 

·        Les fonctions endocrines

Les reins secrètent différentes hormones qui jouent toutes un rôle particulier et indispensable à l'organisme.

 

L'une de ces hormones est la rénine. Elle contrôle la manière dont les vaisseaux sanguins se contractent ou se dilatent et participe ainsi à la régulation de la pression artérielle.

 

 

Une autre hormone appelée érythropoïétine (EPO) est conduite par le sang vers la moelle osseuse où elle stimule la production de GR. Cette hormone tient une place importante dans la lutte contre l'anémie.

 

Enfin, les reins entretiennent la solidité des os grâce à la production de l'hormone calcitriol, synthétisée à partir de la vitamine D, afin de maintenir un taux adapté de calcium et de phosphate dans le sang et dans les os.

 

A présent, vous comprenez plus aisément que vos reins malades soient – ou seront bientôt - responsables de plusieurs dysfonctionnements au sein de votre organisme. Anémie, fatigue, nausée, perte d'appétit, œdèmes ou encore hypertension artérielle sont autant de symptômes que vous pouvez dès lors ressentir. Sans recourt à la dialyse, l'accumulation d'eau et de déchets dans votre corps peut, de façon plus dramatique, entrainer de sévères troubles cardiaques ou un œdème aigu du poumon.

 

Voilà pourquoi votre néphrologue vous a parlé de la nécessité de la dialyse, également appelée « épuration extra rénale ». Mais, c'est quoi au juste ? De façon simplifiée, la dialyseest un processus par lequel sont assurées les fonctions d'élimination de l'eau et des déchets toxiques présents dans votre sang.

 

Les deux types de dialyse (hémodialyse et dialyse péritonéale)fonctionnent de manière similaire : elles nettoient le sang en le faisant passer à travers une membrane. En hémodialyse, la membrane est artificielle et située à l'extérieur du corps du patient : c'est ce qu'on appelle familièrement le « rein artificiel ». En dialyse péritonéale, la membrane est naturelle et située à l'intérieur de l'abdomen du patient : c'est le péritoine.

 

Les deux types de dialyse sont efficaces. Certains patients font l'expérience des deux formes de dialyse au cours de leur vie sous traitement. L'état clinique est l'un des facteurs déterminants dans le choix du mode de dialyse.

 

L'information pré dialyse est très importante. Elle vous sera donnée par un(e) infirmier(e) du service de néphrologie pour vous aider à faire le choix le plus approprié à votre mode de vie. N'arrêtez pas votre choix dès à présent en basant vos arguments sur des préjugés ou des désinformations entendues de-ci de-là. Attendez d'avoir entendu en détails toutes les informations essentielles qui vous aideront à vous positionner. Au cours de cette information pré dialyse, l'infirmier(e) vous montrera le matériel utilisé en dialyse péritonéale, vous expliquera le déroulement d'une séance de dialyse, vous fera visiter le service d'hémodialyse (si vous le souhaitez) et se rendra disponible pour répondre à vos éventuelles interrogations. Acceptez ce temps d'échanges comme un moment privilégié et non comme une contrainte même si, nous le comprenons aisément, ce nouveau mode de vie vous apparait déjà comme tel !

 

Dès lors que vous aurez arrêté votre choix sur un type de dialyse, le néphrologue envisagera avec vous la création d'un « abord », c'est-à-dire d'un accès permettant la dialyse.

 

La dialyse péritonéale nécessite un accès à la cavité péritonéale. Lors d'une intervention mineure, pratiquée sous anesthésie locale ou générale, le médecin insère une tubulure en plastique souple dans l'abdomen. Ce tube est appelé cathéter de dialyse péritonéale. C'est une voie permanente vers la cavité péritonéale. Le cathéter de DP mesure environ 30 cm de long et a la largeur d'un stylo. Environ 15 cm de la tubulure restent hors du corps et servent à la fixation des poches jetables de dialyse. L'endroit où le cathéter sort du corps est appelé site de sortie. Le cathéter est généralement placé juste au-dessous du nombril, légèrement sur le côté. Le site de sortie du cathéter est généralement recouvert d'un pansement et le cathéter est fixé à la peau à l'aide de ruban adhésif afin de protéger le site de sortie.

 

            L'hémodialyse peut bénéficier de types d'abord : la fistule artério veineuse (FAV) ou le cathéter tunnelisé. La fistule artério-veineuse est créée chirurgicalement sous anesthésie locale. Il s'agit de mettre en communication une artère et une veine. Avec le temps, et sous l'effet de la pression artérielle, la veine va se dilater, avoir un débit plus important et augmenter sa résistance. Le plus souvent,

les FAV sont créées au niveau du poignet, de l'avant-bras ou du pli du coude.

 

         Le cathéter, quant à lui, est une tubulure en plastique, qui est insérée dans une grosse veine, généralement la veine jugulaire ou sous-claviaire (dans le cou) ou la veine fémorale (dans l'aine). Son insertion nécessite une courte intervention, qui peut être pratiquée sous anesthésie générale ou locale. Le cathéter est positionné de manière à ce que la moitié se trouve à l'intérieur du corps et l'autre moitié à l'extérieur. Les cathéters d'hémodialyse peuvent être temporaires ou permanents. Les cathéters temporaires sont souvent utilisés lorsque les patients sont en attente de création d'une fistule artério veineuse.

 

         Comme pour le reste, la question de l'abord sera envisagée lors d'entretien personnalisés et les informations plus spécifiques propres à chaque type d'abord vous serons alors détaillées par le néphrologue et/ou l'infirmier(e) du service.

 

Alors bien sûre, après avoir entendu toutes ces nouvelles données sur la dialyse, vous appréhendez votre première séance de  dialyse d'autant plus que l'échéance atteindra bientôt son terme. Sachez que TOUT patient redoute cette première fois et ce, quel que soit le type de dialyse qu'il a choisi. Aussi, il ne faut pas hésiter auparavant, à faire part de vos doutes et de vos interrogations à l'équipe qui fera tout son possible pour répondre à vos attentes. Vos angoisses seront d'autant plus apaisées si vos questions ont trouvé réponses !

 

Ci-après, un de patients hémodialysé témoigne et vous raconte sa première séance de dialyse. Vous serez à même de constater que tout s'est très bien passé… Je vous laisse découvrir ces quelques mots qui, je suis certaine, vous aideront à mieux appréhendez votre futur traitement par la dialyse.                                           

 

A bientôt.

 

[Article dont je suis l'auteur et paru dans la revue ReinEchos n°10 de mars 2011 ]


 

 

 


mercredi 23 mars 2011, a 10:48
Evodial : inovation Hospal
 

Nous avons eu hier une info par un fabricant  de dialyseur (rein artificiel) du laboratoire  HOSPAL. Voilà ce que j ai retenu et que je tenais à partager :

1 - Purge bleu vers le haut à 100ml - 150 ml/min le temps que le rein se remplisse doucement et que toutes les fibres soient imprégnées puis 350 à  400ml/min pour débuller un max sans hésiter à tapoter le rein avec un clan (les ondes perçues avec un objet dur sont plus efficaces qu'avec les paumes des mains et aident d'autant plus le débullage)

2- PENSER  A DEBULLER LE PIEGE VEINEUX en tapotant avec le clan !

3 - Mise en place des connecteurs juste avant de piquer le patient et le rouge vers le haut pour dégazer l'air qui serait éventuellement entrée par les connecteurs lors de la purge. NE PAS OUBLIER DE FAIRE TOURNER LA POMPE A SANG PENDANT LA PHASE DE RINCAGE DIAL !

4 - PEUT IMPORTE LE SENS DU REIN PENDANT LA SÉANCE. On le mettait rouge vers le haut il y a 20 ou 30 ans pour dégazer en cas d entrée d air par les connecteurs durant la séance. Mais aujourd'hui, les machines ne permettent plus l entrée d air donc pas d importance, la dialyse sera la même que le rein soit positionné verticalement, horizontalement, en oblique, rouge en haut, bleu en haut...

5 - Restitution bleu vers LE BAS et sans hésiter à faire de petits pincements des lignes en amont du piège veineux pour bien décoller les globules. CELA NE PROVOQUERA EN AUCUN CA une hémolyse (la pression de la pompe à sang étant bien plus importante et sans conséquence!)

6 - Injection d'héparine sodique ou de bas poids moléculairebien avt que le sang n atteigne le piège artériel de façon à ce que le sang soit déjà anticoagulé avant d'atteindre la membrane du rein. CELA DIMINUE UN MAXIMUM LE RISQUE DE COAGULATION DU CIRCUIT PDT LA SEANCE DE DIALYSE.

CONCLUSION : une purge efficace avec un excellent débullage permet de diminuer  les doses d héparine (car l'air favorise la coagulation) et permet d obtenir une meilleure dialyse et un meilleur KT / V.

D'autre part, il nous a dit de faire attention car bcp ne savent pas qu il existe des reins à membrane transparente (BK...) et d autres à membrane blanche et opaque (FX, ELISIO, XENIUM...)
Un rein a membrane transparente sortira foncé après la restitution mais cela ne veut pas dire que celle ci a été mauvaise
C est juste que les fibres restent colorées...LOGIQUE !
De même, un rein à membrane blanche et opaque peut paraitre propre alors que si l'on y regarde bien, il reste du sang dans les fibres et sur les "têtes" du rein...
MÉFIANCE A NOS INTERPRÉTATION PARFOIS TROP HATIVES !

Bref...au départ l'info nous était donnée pour nous vanter un nouveau rein : EVOLDIAL qui contient de l'héparine sur les faces internes et externe des fibres et qui permettrait la diminution significative voire  la suppression d héparine avant et pendant la séance. PAS NÉGLIGEABLE MA FOI !

dimanche 06 mars 2011, a 20:38
La Dialyse Péritonéale à domicile
 

La dialyse : Où, quand, Comment ?

Retrouvez les 3 extraits du DVD qui sera diffusé prochainement avec le revue ReinEchos N°10 >>  ICI

Retrouvez également toutes les infos de l'association Ligue Rein et Santé sur le site de Rein - Echos

Et pensez à rejoindre la page facebook de Ligue Rein et Santé



dimanche 28 novembre 2010, a 21:13
Hygiène bucco dentaire chez l'IRC
 

Le patient hémodialysé fait souvent les frais d'un état bucco-dentaire défectueux voire déplorable. Les conséquences de l'insuffisance rénale chronique (telles que l'hyperurémie et les troubles phosphocalciques) engendrent  les manifestations odontologiques suivantes :


·         Ulcérations buccales larges et profondes

·         Gingivo-stomatite ulcéreuse (inflammation des gencives et de la muqueuse buccale)

·         Augmentation du volume des glandes salivaires

·         Gingivorragie (saignement des gencives)

·         Parodontite avec destruction du tissu dentaire entrainant une mobilité dentaire voire la chute des dents

·         Pâleur et atrophie de la muqueuse buccale

·         Augmentation importante du volume de la langue

·         Mauvaise haleine

·         Hyposialie (diminution de la production de salive) par transformation en ammoniaque de l'urée stagnante dans la salive

·         Erosion dentaire

·         Calcifications pulpaires


Toute maladie rénale terminale impose des précautions lors des soins dentaires pour éradiquer les foyers infectieux et prévenir le risque hémorragique. Ainsi, l'antibiothérapie préventive sera fortement conseillée lors de soins dentaires invasifs afin de limiter au maximum toute surinfection chez des patients déjà immunodéprimés. De même, du fait de l'héparinothérapie utilisée en hémodialyse, il sera important de ne pas prévoir de soins dans les 6 à 8h suivant la dernière séance.


Afin d'éviter toutes complications et de maintenir une bouche et des dents saines, il apparait essentiel de convaincre les patients de faire régulièrement évaluer leur état bucco-dentaire afin d'éliminer toutes sources d'infections possibles. De plus et afin de corriger les troubles phosphocalciques responsables d'un grand nombre de conséquences odontologique, il est primordial pour l'insuffisant rénal chronique de respecter à la lettre le traitement correcteur prescrit par son néphrologue. Aussi gros et écœurants que soient les comprimés de phosphore et de calcium, ils ont pourtant un rôle important dans la lutte contre les troubles dentaires.


En plus de ces règles spécifiques, tout patient insuffisant rénal chronique (dialysé ou non) peut également respecter des règles d'hygiène bucco-dentaire très simple telles que:


·         Brossage des dents après chaque repas

·         Utilisation de brosse à dent à poils souples ou médium (les poils durs pouvant favorisés les saignements)

·         Bain de bouche avec un produit antiseptique destiné à cet usage en cas de petits maux de la bouche

·         Ajout de bicarbonate de sodium sur le dentifrice à raison de 2 fois par semaine pour lutter contre la mauvaise haleine (à compléter par des bains de bouche au bicarbonate de sodium : 1 cuillère à café dans un grand verre d'eau)


Prendre soin de sa bouche, de ses dents et de ses gencives est tout aussi important que de s'occuper de son corps…


"Accroche un sourire à ton visage, ça lui donne du charme" - Roland Delisle

...un joli sourire, avec des dents saines tant qu'à faire!

 

Source :

http://www.fmdrabat.ac.ma/wjd/V3N1/nephropathes2.htm

mardi 09 novembre 2010, a 17:34
La greffe rénale à partir d un donneur vivant
 

La greffe rénale à partir d'un donneur vivant : et si on en parlait (à nos patients) ?

 

L'accès à la transplantation rénale en France est difficile : les délais d'attente augmentent régulièrement.

 

Cette situation pourrait être améliorée par un recours plus important à la transplantation rénale à partir de donneurs vivants (TDV), qui reste peu répandue dans notre pays : 220 TDV en 2009, contre près d'un millier en Angleterre, plus de 400 aux Pays Bas…

 

La faiblesse du risque encouru par le donneur, l'excellent pronostic pour le receveur (c'est la greffe qui donne les meilleurs résultats), mais aussi la très belle aventure humaine que constitue la plupart des TDV sont également des éléments importants en faveur de leur développement…

 

L'information très précoce des patients et de leur entourage sur cette possibilité est indispensable. C'est seulement dans ces conditions qu'un dialogue peut s'établir de manière sereine entre receveur et donneur(s) potentiel(s)…

 

Les IDE de néphrologie, dialyse et transplantation sont des acteurs essentiels de cette démarche d'information.

 

Pour la favoriser, Renaloo vient d'éditer, avec le soutien de Novartis Pharma, une brochure que vous avez pu découvrir dans le dernier n° de la Revue de l'AFIDTN.

 

Si cette brochure n'est pas disponible à ce jour dans votre structure de soin, vous pouvez dès à présent la commander en ligne, par lots de 25 ou 50 exemplaires. Vous les recevrez gratuitement, à l'adresse de votre choix, et vous n'aurez plus qu'à en faire profiter vos patients !

 

·        - Commander la brochure

·        - Parcourir la brochure en PDF

- Visiter Renaloo, la communauté francophone de patients et de proches sur l'insuffisance rénale, la dialyse, la greffe


Information de l'AFIDTN

mardi 24 août 2010, a 17:24
Recrutement infirmier URGENT pour croisière
 

Dans le cadre des croisières pour personnes dialysées que nous organisons en partenariat avec Holiday Dialysis International (filiale de Fresenius Medical Care)

RECHERCHONS 2 IDE EXPERIMENTES EN DIALYSE
Pour la croisière du 1er au 10 septembre 2010

Départ d'Amsterdam et retour à Nice
Escale en Angleterre,  Portugal et Espagne

L'équipe médicale (sous couvert d'un néphrologue) aura à sa charge 10 personnes dialysées (reparties en 4 groupes de dialyse)

ATTENTION
Le travail effectué à bord n'est pas rémunéré. En contre partie, le coût de la croisière ainsi que les frais d'acheminement depuis et vers votre domicile sont pris en charge par Fresenius.

Pour tout renseignements complémentaires, contactez Mickaël au 05.56.42.49.01 ou par mail
dialyse@gerard-pons-voyage.fr

jeudi 05 août 2010, a 09:22
Le rôle des vitamines et leurs sources
 

 

Vitamines hydrosolubles

Sources

Rôles

Vitamine C

·        Crudités : tomate, choux, feuilles

·        Légumes cuits : épinards, petits pois, pommes de terre

·        Fruits crus, agrumes : orange, pamplemousse, baies, fraises, melon, ananas

·        Abat : foie

·        Lutte contre la fatigue

·        Anti infectieux

·        Fixation du fer dans le sang

·        Cicatrisation

 

 

 

 

Vitamines B1, B2, B6, B12, B9, acide folique

·        Viandes : porc, volaille, foie, rognons

·        Œufs, Poissons

·        Lait, Fromages

·        Céréales complètes, levure

·        Légumes secs (pois, fèves)

·        Fruits

 

·        Protection du système nerveux

·        Lutte contre l'anémie

·        Nécessaire à la croissance

Vitamine PP

·        Viande

·        Poisson

·        Céréales

·        Légumes

 

·        Utiles pour le système nerveux

 

Vitamines liposolubles

Sources

Rôles

 

Vitamine A

·        Abats : foie, rognons, foie de poisson

·        Viandes

·        Beurre, jaune d'œuf

·        Légumes : choux, carottes, épinards

·        Fruits

 

·        Nécessaire à la croissance et au bon état des tissus

·        Améliore la vision nocturne

Vitamine D

·        Soleil+++

·        Foie de poisson

·        Jaune d'œuf

·        Beurre

·        Foie de veau, viande de bœuf

 

·        Favorise l'absorption du calcium et du phosphore

·        Formation des os après transformation au niveau des reins

 

Vitamine E

·        Germes de céréales

·        Graines oléagineuses

·        Huile d'arachide, d'olive, de maïs

·        Choux, salade

·        Œufs, beurre

 

·        Evite l'oxydation des acides gras insaturés et de la vitamine C

·        Protège la vitamine A

Vitamine K

·        Légumes : épinards, chou, carottes, tomates

·        Foie, viande

·        Lait, œuf

·        Pomme de terre

 

·        Limite les hémorragies

jeudi 05 août 2010, a 09:21
Aliments les moins riches en potassium
 

             (en milligrammes / 100 grammes d'aliments)

Huile, pain de graisse pour friture, graisse d'oie, saindoux, alcools distillés

Traces

Soda au cola, sodas au cola aux édulcorants

1

Sucre blanc, soda allégé

3

Apéritif anisé sans alcool, soda aux fruits

4

Fécule de maïs, margarine, margarine allégée

5

Mayonnaise allégée

10

Beurre (doux et demi-sel)

13

Soupe à l'oignon

14

Thé infusé

19

Soupe poulet – vermicelles, tapioca cru

20

Nectar de mangue pasteurisé

21

Bonbons, mayonnaise à l'huile de soja, pâtes alimentaires cuites

25

Boisson au jus de fruits exotiques, bière ordinaire

30

Riz blanc cuit, sauce vinaigrette à l'huile d'olive

34

Germe de soja appertisé, liqueur

35

Margarine au tournesol, quenelle au naturel appertisée

38

Boisson au jus d'orange, flocons d'avoine cuits à l'eau

40

Apéritif à base de vin ou de vermouth

42

Tripes à la mode de Caen

43

Sauce hollandaise, Sorbet

45

Miel

47

Vin blanc mousseux

48

Poudre dessert instantanée, sirop aux extraits de fruits

50

Olives vertes en saumure

52

Fromage de tête

53

Bière brune

57

Citron (préparation à diluer)

60

Compote de pomme en conserve

61

Glace type Esquimau, bâtonnets de surimi

64

Café noir, poire au sirop en conservce

66

Fromage des Pyrénees, myrtille fraiche, velouté de champignons

68

Nectar de fruit de la passion pasteurisé

70

Fromage blanc 40%MG aux fruits, Babybel

71

Hareng au vinaigre ou rollmops

74

Lime jus en conserve, nectar de poire, litchi en conserve

75

Bière export, palmier

76

Tome, œufs de lompe semi-conserve

78

Riz complet cuit

79

Beurre allégé, pâte à tartiner allégée, vin blanc 11°

80

Fromage Saint Paulin

82

Céréales sucrées pour petit déjeuner

83

Quenelle de volaille

86

Lard cru, dessert au soja (aux ferments vivants)

87

Madeleine, pâte feuilletée pu beurre cuite

88

Beignets, fromage blanc 40% MG nature, meringue, pâte de fruits, vinaigre

90

Quenelle en sauce appertisée, vin doux

91

Crème sucrée sous pression UHT, pétales de maïs enrichis

92

Camembert 50%MG, pâté de foie de porc, tartelette aux pommes

93

 

REPERTOIRE GENERAL DES ALIMENTS (Ed. LAVOISIER)

jeudi 05 août 2010, a 09:19
Aliments les plus riches en potassium
 

             (en milligrammes / 100 grammes d'aliments)

Café en poudre soluble

3750

Café moulu

2020

Cacao en poudre

1920

Farine de soja

1740

Lait écrémé en poudre

1537

Abricot sec dénoyauté

1520

Pulpe de banane déshydratée

1491

Haricot blanc sec

1450

Lait demi écrémé en poudre

1280

Lait entier en poudre

1200

Chips salées

1190

Céréales pour petit déjeuner

1150

Pistaches grillées salées

1050

Pruneaux secs

950

Boisson maltée sucrée en poudre

943

Germe de blé

871

Chocolat instantané sucré en poudre

860

Amande, persil frais

800

Raisin sec

783

Figue sèche

770

Pâte d'arachide

750

Cacahuète

720

Lentilles sèches, pomme de terre frite

700

Noix du Brésil

680

Datte, pulpe et peau, sèche

677

Noix de Cajou salée

668

Graine de tournesol

640

Cerfeuil frais, farine de sarrasin, noisette, noix de coco, amande sèche

600

Beignet de crevette

564

Radis noir cru

554

Filet de porc rôti, maigre, cuit

540

Pomme de terre au four

536

Mélange de graines salées et raisins secs

524

Avocat frais

522

Truite cuite de rivière  au four

520

Bette cuite

510

Chanterelle crue

507

 

Châtaigne, langouste crue

500

Fruits exotiques séchés pour apéritif

489

Ketchup, noix

480

Fenouil cru

473

Haricots blancs cuits, escalope de veau cuite

460

Mâche crue, mulet cuit au four

458

Muesli, truite de rivière cuite à la vapeur, steak haché %MG cuit

440

Hareng fumé, blé entier

435

Cube pour bouillon, haricot rouge cuit, lieu noir cuit, saumon fumé, topinambour cuit, steak haché %MG cuit

420

Pissenlit cru

418

Saumon cuit à la vapeur, chou de Bruxelles cru

410

Thon listao, rascasse

405

Bifteck grillé, faux filet de bœuf grillé, rosbif rôti,

Chocolat au lait, hareng frit, faisan rôti, oie rôtie, pigeon rôti, côtelette de porc grillée

400

 

REPERTOIRE GENERAL DES ALIMENTS (Ed. LAVOISIER)

 

lundi 31 mai 2010, a 17:34
Hygiène et gestion des risques en Dialyse péritonéale
 

A.      IMPORTANCE DE L'HYGIENE

·         Risque infectieux :

-          Infection de l'émergence

-          Infection du tunnel

-          Péritonite

 

·         Points critiques à prendre en compte :

-          Soins et surveillance du point d'émergence

-          Connexion / déconnexion

-          Changement de ligne

 

·         Points clés :

-          Hygiène du patient

-          Hygiène de l'environnement

-          Gestion du matériel (stockage, utilisation, entretien)

-          Hygiène des mains (SHA / friction hygiénique)

-          Respect des règles d'aseptie

-          Port du masque et de la charlotte

+ éducation  du patient, de l'entourage, de la famille

+ visite à domicile pour contrôle des gestes et soins réalisés

 

B.      TENDRE VERS LE RISQUE ZERO (patient à domicile)

 

-          Contact téléphonique avec l'IDE libéral

-          Visite de pré installation IDE + Assistante sociale

>>  Evaluation des conditions matérielles

-          Formation des IDE libéraux et / ou du patient autonome

-          Installation à domicile avec IDE de DP, IDE libéral, néphrologue, médecin traitant

-          Assistance téléphonique permanente è traçabilité dans le dossier

-          Visites à domicile annuelle è mise en évidence des éventuels problèmes

-          Réunions pour IDE libéraux (informations, formations…)

 

C.      LA PERITONITE

 

·         Germes en cause :

-          Staphylocoque

-          Pseudomonas

-          Bacille gram négatif

-          Streptocoque

 

·         Différents types de contamination :

-          Intraluminale : erreur de manipulation

-          Périluminale : suite à une infection de l'émergence

-          Transluminale : par migration de bactérie à travers la paroi intestinale

 

·         Traitement / ATB selon antibiogramme suite à l'ECBD

Ex : Vanco + Fortum

>> Coccigram positif : 2 semaines de traitement

>>Bacille gram négatif : 3 semaines de traitement

>> Champignon : ablation du KT

 

NB : Stabilité des ATB dans la poche de DP :

>> Vancomycine : 28 jours à T° ambiante

>> Gentamycine : 14 jours

                >> Cefazoline : 8 jours

lundi 31 mai 2010, a 17:33
Solutions de dialyse péritonéale
 

1.       NUTINEAL

Mélange d'acides aminés essentiels et non essentiels

Na, Cl, Ca, Mg

Tampon = Lactate

Osmolarité = 365 mosm/l

pH = 6.7

èApport en protides SANS apport de phosphore

èMeilleure biocompatibilité car pas de glucose

Indications :

-          Dénutrition si et seulement si apport énergétique parallèle minimum de 35Kcal/Kg/j

-          Diminution de la charge glucidique (diabète, obésité)

-          1 SEULE Poche /j

 

2.       EXTRANEAL : POLYMERES DE GLUCOSE

= Agglomérat de 200 à 500 molécules de glucose è UF prolongée dans le temps due à la faible absorption

Na, Cl, Mg, Ca

Tampon = Lactate

Osmolarité = 285 mosm/l

pH acide à 5.8

Indications :

-          Long temps de stase nocturne en DPCA, diurne en DPA

-          Maintien de l'UF lors des péritonites


Effets indésirables :

-          Eruption cutanée allergique

-          Hyperglycémie factice avec certains lecteurs (détecteur de maltose)

 

3.       PHYSIONEAL

Poches de 5 litres (DPA)  à 2 compartiments à reconstituer de manière extemporanée

Solution stable 24h

Ca, Mg, Na, Cl

Tampon = Bicarbonate / lactate

pH = 7.4

èLa dégradation des produits glucidiques lors de la stérilisation des poches à haute température entraîne une dégradation des tissus épithéliaux lors des infusions et des stases

Bénéfices de la solution :

-          Amélioration du confort à l'infusion

-          Amélioration du taux de bicarbonate et du pH sanguin par rapport à une solution au lactate

-          Meilleure préservation de la membrane péritonéale

-          Réduction de la mortalité par rapport aux patients sous dianeal

 

4.       TEMPS DE STASE

Hyper = 2 à 4 h

Iso  = 4 à 6 h

Extra = 8 à 10 h

lundi 31 mai 2010, a 17:31
Nutrition et dialyse péritonéale
 

A.      IMPORTANCE DE LA NUTRITION EN DP

La malnutrition est fréquemment rencontrée en DP, ce qui entraine une augmentation de la morbidité.

>> Evaluation de l'état nutritionnel

-          Examen physique (poids/ IMC – IMC normal = 18 à 25 – Maigreur <18)

-          Mesures anthropométriques (périmètre brachial (masse maigre) – pli tricipital (masse grasse))

-          Evaluation des injestats (diététicienne)

-          Mesures biochimiques et hématologiques (albumine, pré albumine, cholestérol total, créatinine, urée, protides, CRP, fibrinogène, leucocytes, bicarbonates)

-          Etude de la composition corporelle masse maigre/masse grasse

 

>> Prévalence de la malnutrition

-          18 à 56% des patients de DP

-          Malnutrition minime à modérée

-          Malnutrition modérée : Diabétiques > non diabétiques

-          Malnutrition sévère : Diabétiques = non diabétiques

-          Fonction rénale résiduelle

-          6.4% de décès

 

>> Absorption glucidique

-          100 à 200g/j soit jusqu'à 800Kcal/j

-          60% de la charge glucidique du dialysat peut être absorbée par l'organisme chaque jour ce qui provoque anorexie, diminution de la vidange gastrique et risque d'obésité

 

>>   Pertes protidiques

-          5 à 15g/j (X50 à 100% en cas de péritonite !)

 

>>   Besoins nutritionnels

·         Apports caloriques : 35 Kcal/Kg/j = apports normaux

·         Apports protidiques : > ou égaux à 1.2g/Kg/j = 20% des apports

·         Apports lipidiques : 30 % des apports

·         Apports glucidiques : 50% des apports (poches de dialysat comprises)

·         Boissons : adaptées en fonction de la diurèse résiduelle + bilan d'UF + 500ml de pertes insensibles

·         Apports sodés : 6à 8g/j si diurèse conservée – 4g en cas d'anurie

ATTENTION : 2g = PAS D'AJOUT DE SEL !!!

Apport en potassium : libre

 

·         Apports en potassium : libres

·         Apports en phosphore : difficile à limiter – proportionnel aux apports protidiques

 

 

>>   Conseils diététiques :

-          Fractionner les repas

-          Limiter les RGO et la gastroparésie

-          Privilégier les aliments liquides

-          Pas de régime trop strict

-          Vérifier l'état dentaire

-          ATTENTION au Sd dépressif

 

B.      PLACE DE LA DIETETICIENNE DANS UN SERVICE DE DP

 

·         Prise en charge pré dialyse :

-          consultation en externe

-           hospitalisation pour bilan

-          réunion d'info pré dialyse

èInstauration d'une relation de confiance

 

·         Prise en charge du patient débutant la DP :

-          Education au cours de l'hospitalisation ou en ambulatoire à l'HDJ

 

L'éducation diététique nécessite connaissance, savoir –faire et capacité d'écoute

Après une démarche auprès du patient, ma diététicienne propose un programme diététique personnalisé.

·         Suivi diététique :

-          En consultation mensuelle

-          Lors du bilan annuel systématique (relevé des consommations sur 2 jours en L, P, G, Na… + relevé des boissons)

 

·         Difficultés rencontrées :

-          Refus, non compliance , non compréhension (langue, culture…)

-          Pathologies associées

-          Sensation de satiété, constipation, position du KT, sous dialyse, dénutrition

 

 

 

 

lundi 31 mai 2010, a 17:29
Qualité de vie du patient en dialyse péritonéale
 

I.                    QUALITE DE VIE DU PATIENT EN DP

A.      EDUCATION EN HOSPITALISATION OU EN AMBULATOIRE : QUE CHOISIR ?

 

·         Eduquer pour être autonome

ð  Soins continus intégrer dans la pratique

ð  Centré sur le patient et son entourage

ð  Apport d'informations pour une meilleure compréhension

ð  Apprentissage des techniques de DP

 

>> Education organisée, structurée, adaptée, évaluée, multi professionnelle

 

·         Vers une structure adaptée aux besoins

·         Enquête auprès des patients

·         Axes d'amélioration

    >> Un patient bien éduqué acceptera mieux sa dialyse et devient acteur de sa santé

 

B.      FAIRE DE L'INDIVIDUALISME AU SEIN DE L'HOPITAL C'EST POSSIBLE

Ne nous laissons pas contaminer par des protocoles !

·         Cahier de DP individualisé

ð  Pré rempli par l'IDE

ð  Code couleur

ð  Pictogrammes

·         Utilisation d'un peson électronique pour les personnes mal voyantes

·         Choix d'un matériel adapté

 

C.      QUALITE DE VIE DU PATIENT EN DP

50 000 IRCT

                - 60% dialysés (34055) 

ð  7% DP

ð  53% HD

- 40% greffés

La qualité de vie est la perception qu'à un individu de sa place dans l'existence, dans le contexte de la culture et du système de valeur dans lequel il vit

 

vendredi 05 février 2010, a 18:08
Cuisine, Agapes, Délices et Douceurs
 

Voilà le titre d un livre de 87 recettes à l'attention des patients dialysés, avec en deuxième partie tout un programme de saveurs pour apprendre l'art de remplacer le sel par les plantes aromatiques....

 

Ledit livre est édité par Copy Média Mérignac mais non distribué en librairie

 

 

jeudi 17 septembre 2009, a 20:28
Annuaire des centres de dialyse en France
 

Voilà un lien qui peut être utile si vous cherchez un centre susceptible de  vous accueillir pendant vos vacances ou vos déplacements divers partout en France :

http://www.centresdedialyse.com/

vendredi 10 avril 2009, a 18:50
Dialyse et Kt/V
 

Le KT/V n'est autre que le reflet de la séance d'hémodialyse et de la bonne épuration du patient.

Cet index a été conçu pour quantifier la soustraction de l'urée au cours de la séance de dialyse exprimé comme le rapport du volume épuré à celui de l'eau totale corporelle.

 

Dans la formule Kt/V,

K est la clairance de l'urée du dialyseur

t est la durée effective de la séance de dialyse

V est le volume de l'eau totale du patient (60% du poids post dialytique chez l'homme et 55% chez la femme)

 

Une valeur de Kt/V de l'urée d au moins 1,2 atteste d'une épuration efficace d'où une réduction de la morbidité et de la mortalité des patients dialysés

 

Pour optimiser l'épuration, il est recommandé de pratiquer 3 séances de 4h au moins par semaine. Pour les patients de plus de 70 kg ou maintenant une activité physique importante, il est recommander d'augmenter la durée d'une séance à 4h30 voir 5H. En revanche, pour une personne âgée, de faible poids et/ou avec peu d activité physique, on pourra diminuer le rythme des séances à 2X 4h par semaine.

 

C'est pas pour contrarier Janpolo mais là où je suis actuellement, on a des top Kt/V !

On dialyse une grande majorité des patients sur des abords de bonne qualité (toutes les FAV ou les anses sont créées sur Paris  et les patients sont aussi suivis là bas) et leur Kt/V depasse souvent les 1,5…

Rassurez vous, on a aussi des  personnes (porteuses de cathéter le plus souvent) avec des Kt/V pourris autour de 0,60 à peine !!!

mardi 18 novembre 2008, a 08:16
Le rein
 

ANATOMIE - PHYSIOLOGIE

 

Les reins sont des organes vitaux. Leur rôle est de purifier le sang : ils éliminent les déchets qui proviennent du fonctionnement de l'organisme et maintiennent l'équilibre chimique du sang. Quand les reins ne fonctionnent plus, ces déchets s'accumulent dans le sang et deviennent toxiques.

Les reins exercent cette fonction par la fabrication de l'urine. Les variations de sa composition, en fonction de la quantité d'urine émise (diurèse) et de l'alimentation, peuvent être considérables.
 

Situés de chaque côté de la colonne vertébrale, en partie cachés par les dernières côtes, chacun des 2 reins mesure 12 centimètres de haut sur 6 centimètres de large, grossièrement de la taille d'un poing avec une forme de haricot. Chaque rein pèse environ 150 grammes.

Le rein droit est situé en arrière du foie, le rein gauche en arrière du pancréas et du pôle inférieur de la rate. Le sang est amené par une artère rénale qui vient de l'aorte abdominale.

Après avoir traversé la masse du rein, le sang est évacué par une veine rénale qui va déboucher dans la veine cave inférieure. De chaque rein part un canal excréteur, d'abord large le bassinet, puis fin, l'uretère, qui va amener dans la vessie l'urine fabriquée par le rein.

 

LES DIFFERENTES FONCTIONS DES REINS

 

1. La filtration

 

Chaque rein est constitué d'environ un million d'unités élémentaires appelés néphron.
 
Chaque néphron comporte :

- un glomérule : c'est un peloton de très petits vaisseaux  provenant des ramifications de l'artère rénale. C'est à travers les parois de ces vaisseaux que s'effectue l'action de filtration du sang pour former l'urine : c'est ce qu'on appelle la filtration glomérulaire.

- un tube : c'est un conduit long d'environ 6 centimètres, très fin de 0,1 à 0,01 millimètre de large, où va cheminer le liquide filtré par le glomérule.


2. La formation d'urine

 

L'urine dite "primitive" se forme dans le glomérule par un mécanisme d'ultra-filtration     

 

 L'eau, les électrolytes et les substance dissoutes de petite taille et de faible poids passent à travers la paroi du glomérule et s'écoulent dans le tube.

 

 Les substance de poids moléculaire plus élevé, comme les protéines, ou les composant du sang  comme les gobules rouges, ne passent pas à travers la paroi du glomérule.

 

Cette urine "primitive" sera ensuite transformée tout au long de son cheminement à travers les différents segments du tube : soit que le rein réabsorbe une partie de ce qu'il a filtré, soit au contraire il  excrète certaines substances qu'il a formées.


3. L'élimination des déchets

 

Par la formation de l'urine, les reins débarrassent l'organisme d'une grande partie de ses déchets. Les plus nombreux proviennent de la destruction des protéines. Grâce à des réactions chimiques complexes, ces protéines seront transformées en urée : les reins débarrasseront le sang de l'urée par filtration et élimination dans l'urine.


4. La fabrication d'hormones

 

Le rein produit plusieurs hormones à action spécifique comme par exemple :

 

- l'érythropoiétine (EPO) qui stimule la formation des globules rouges par la moelle osseuse
- le rénine qui intervient dans la régulation de la tension artérielle
- les enzymes qui agissent sur la vitamine D et le calcium

 

mardi 18 novembre 2008, a 08:06
Sites dialyse
 

Deux sites à consulter pour plus d'info sur la dialyse 

 

ASSOCIATION FRANCAISE DES INFIRMIERS DE DIALYSE? TRANSPLANTATION ET NEPHROLOGIE :

 

http://www.afidtn.fr/framehome.cfm?titre=forum.html&body=http%3A//www.afidtn.fr/forum/forum_theme.cfm%3Fforum_id0%3D1%26forum_id%3D2%26develop%3D%26limite0%3D100

 

VIVRE AVEC L'HEMODIALYSE (GAMBRO) :

 

http://www.gambro.fr/upload/Site_fr/Documents/support/formation/hemodialyse.pdf

 

lundi 17 novembre 2008, a 16:09
Conseils diététiques pour hémodialysés
 

Conseils issus du service de diététique de l'hopital dont je dépends


1. Pour éviter de prendre trop de poids entre deux séances de dialyse

 

 Ne pas dépasser 750ml de liquide par 24h soit ¾ de litre : eau, café, thé, infusions, glaçons, laitages, bouillon, potage, glace (tout confondu)

 

 Ne pas consommer trop de sel pour limiter la sensation de soif :
- cuisson des aliments avec PEU de sel
- ne pas resaler à table
-éviter les préparations trop salées de type charcuteries, biscuits salés, chips, coquillages et crustacés


2. Pour éviter l'excès de potassium

 

 Limiter au maximum les aliments riches en potassium (les fruits et les légumes sont ceux qui en contiennent le plus)

 

Aliments à éliminer :
- chocolat et cacao sous toute forme
- banane
- légumes secs (haricots en grain, fèves, lentilles, pois cassés, soja, pois chiches)
- champignons
- fruits secs (amandes, noix, noisettes, cacahuètes, dattes, figues, abricots, pruneaux, raisins…)
- fruits gras (olives, avocats, noix de coco)


Aliments à manger en quantité restreinte :
- Légumes et fruits crus


 UNE CRUDITE PAR REPAS (par exemple, carottes rapées en entrée (3 cuillères à soupe)  OU  pomme crue en dessert (100 à 150g maximum))

 

 LEGUMES VERTS CUITS ET POMME DE TERRE : UN REPAS SUR DEUX  soit le midi, soit le soir, en quantité modérée. A l'autre repas, vous pouvez consommer à volonté du riz, de la semoule ou des pâtes, du sarrazin et du pilpil de blé. (par exemple, haricots verts ou purée le midi et riz ou pâtes le soir)


•Comment éliminer le potassium des fruits et des légumes cuits
- Par trempage avant la cuisson : fruits ou légumes pelés et coupés en morceaux

- Par cuisson dans deux eaux différentes, 40 à 50% du potassium est ainsi éliminé
- Ne pas consommer le liquide de trempage ou de cuisson sous forme de potage car vous réabsoberiez tout le potassium chassé de l'aliment !


3. Pour protéger les vaisseaux sanguins

 

Faire le bon choix des matières grasses :
• Eviter la charcuterie, le confit, les fritures, les pâtisseries grasses…
• Le beurre : s'utilise cru pour tartiner ou pour ajouter après cuisson des aliments
• La margarine pour tartiner et cuire
• Les huiles pour assaisonner et cuire
• Les graisses de porc ou de volailles : A SUPPRIMER !


EXEMPLES DE MENUS SUR UNE SEMAINE

 

LUNDI MIDI
Salade verte
Omelette aux fines herbes
Maccaroni gratinés
Suisse+sucre
Pomme cuite

 

LUNDI SOIR
Jambon
Purée
Fromage demi-sel
Fruits au sirop sans jus

 

MARDI MIDI
Tomates vinaigrette
Steak haché
Riz au beurre
Brie
Compote de pêches

 

MARDI SOIR
Escalope de volaille
Courgettes persillées
Edam
Poire

 

MERCREDI MIDI
Betteraves
Côtes de veau
Semoule au beurre
Yaourt sucré
Prunes

 

MERCREDI SOIR
Poisson poché meunière
Pommes anglaises
Port Salut
Pomme

 

JEUDI MATIN
Carottes râpées
Rumsteak
Coquillettes au fromage
Fromage blanc
Ananas au sirop sans jus


JEUDI SOIR
Jambon de Bayonne
Poireaux vinaigrette
Emmental
Pêche

 

VENDREDI MATIN
½ pamplemousse
Steak haché
Haricots verts
Babybel
Eclair au carré

 

VENDREDI SOIR
Filets de merlan
Semoule au beurre
Crème de gruyère
Brugnon

 

SAMEDI MATIN
Céleri rémoulade
Rôti de veau
Riz au jus
Cantal
Poire cuite

 

SAMEDI SOIR
Poulet rôti
Carottes persillées
Flan vanille
Orange

 

DIMANCHE MIDI
Concombre
Pintade rôtie
Endives braisées
Camembert
Pâtisserie

 

DIMANCHE SOIR
Salade verte
Crêpes au fromage
Entremets à la vanille
Compote de pommes

 


 

lundi 17 novembre 2008, a 13:57
La fistule artério veineuse (FAV)
 

La dialyse nécessite -quand cela est possible- la création d'un abord vasculaire adapté à un débit anguin important.


Cet abord est appelé Fistule artério veineuse (FAV)et est créé chirurgicalement sous anesthesie locale.

 

Avant l intervention, le néphrologue demande un doppler des membres supérieurs pour déterminer l'endroit le plus propice à cette création de FAV, c'est à dire, l endroit qui présente un réseau vasculaire suffisament dévelloppé.

 

Une fistule est la mise en communication d'une artère et d'une veine. Avec le temps, et sous l'effet de la pression artérielle, la veine va se dilater, avoir un débit plus important et augmenter sa résistance.

 

Le plus souvent, les FAV sont créées au niveau du poignet, de l avant bras ou du pli du coude. Parfois, surtout pour les FAV au pli du coude, une deuxieme intervention appelée superficialisation est nécessaire. Elle a pour but de remonter la veine un peu plus en surface pour faciliter les ponctions.

 

Les dites ponctions sont réalisées par des infirmières formées et expérimentées ou par le patient lui même dans le cadre des dialyse à domicile et après formation.

L'infirmière introduit donc 2 aiguilles de gros calibre :
- une pour amener le sang du patient jusqu au rein artificiel par le biais d une machine
- une pour rendre au patient le sang épuré

 

La ponction peut etre douloureuse, surtout au début. Il est souvent prescrit des patch anesthesiants à poser une heure avant la ponction et qui annule totalement l effet douloureux du geste.

 

Une FAV est précieuse! Il convient au patient d'y pfaire très attention et de la protéger. Le patient apprendra à repérer le thrill, sorte de souffle et de frémissement palpable lorsqu'il touche sa FAV. C'est l'indicateur du bon fonctionnement de l'abord!

 

Au quotidien 
 
- ne plus se servir du bras de la FAV pour la prise de tension arterielle
- ne pas permettre la realisation de prise de sang ou d injection sur l abord en dehors des seance de dialyse
-eviter de dormir sur la FAV
- ne pas porter de vetement trop serrés, de bracelet, de montre
- ne pas porter de charges lourdes sur l avant bras
- proteger la FAV lors d activités telles que le jardinage, le bricolage...

 


Source : Mémos Roche de l'insuffisant rénal chronique (Laboratoires Roche Pharma

lundi 17 novembre 2008, a 13:45
Hyperparathyroïdie secondaire
 

Les parathyroïdes sont de petites glandes rattachées à la glande thyroïde, généralement au nombre de quatre, parfois jusqu'à huit situées dans le cou, qui sécrètent la parathormone favorisant la régulation des taux de calcium et de phosphore dans le sang.

 

L'hyperparathyroïdie secondaire correspond à un besoin d'hyperproduction d'hormone parathyroïdienne.

 

L'insuffisance rénale est le plus souvent à l'origine de ces hyperparathyroïdies secondaires par affectation du métabolisme calcique (=du calcium) et du metabolisme du phosphore.

 

Le diagnostic est rapidement posé après un dosage sanguin de la parathormone (PTH) qui apparait anormalement élevé.

 

Le traitement de l'hyperparathyroïdie secondaire passe avant tout par la

prévention de la rétention de phosphore. Cette prise en charge préventive doit se faire précocement en cas d'insuffisance rénale chronique.

L'éduaction alimentaire quand aux apports en phosphore sera donc indispensable (Généralement les aliments riches en proteines le sont aussi en phosphore...)

 

Parallèlement, le néphrologue pourra prescrire des chélateurs de phosphores (c'est à dire des médicaments qui fixent le phosphore dans le tube digestif pour empecher son absorption) de type FOSRENOL* ou RENAGEL* par exemple.

 

Le néphrologue jugera parfois nécessaire de prescrire du MIMPARA* permettant de réduire simultanément le taux de PTH, la calcémie et  la phosphorémie. (Vous pouvez trouver des infos concernant ce médicament sur le lien suivant : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/ct032205.pdf )

 

Chez certains patients il est proposé la parathyroïdectomie (= ablation des glandes parathyroïdes). Il s'agit le plus souvent de patient présentant une ostéite fibreuse (modification de l'architecture du squelette osseux qui a perdu son élasticité) s'accompagnant d'une élévation importante des phosphatases alcalines.

 

lundi 17 novembre 2008, a 13:31
Acceptation de la dialyse
 

Comme pour toute maladie, l'acceptation est une phase difficile à atteindre mais nécessaire à une bonne prise en charge thérapeutique.

 

Mais accepter, c'est quoi?


D'après Marie Claude Haumont, praticienne en relation d'aide :
« Accepter c'est d'abord reconnaître ses difficultés
Accepter, c'est ensuite ne pas les renier et ne pas aller contre
Accepter c'est reconnaître sa responsabilité
Accepter c'est prendre conscience que ce qui nous arrive fait partie de notre histoire et est, de ce fait, nécessaire à notre histoire
Accepter c'est aussi déresponsabiliser les autres pour les torts qu'ils nous causent. Il ne s'agit pas de les excuser, il s'agit de les considérer seulement comme acteur de notre propre scénario.

L'acceptation doit être profondément ancrée au fond de soi. De ce fait, il n'y a plus de place pour les frustrations, les colères, les remords, les regrets et tout ce qui apporte la douleur. »

 

La meilleure façon pour faire accepter la dialyse à un patient est de l'y préparer.
Quelqu'un à qui l'on aura découvert une insuffisance rénale sera dans un premier temps vu et revu en consultations suivies par le néphrologue. Au décours de ce  suivi, le médecin expliquera  la pathologie rénale et son évolution pour ensuite pouvoir aborder, le moment venu, le sujet de la dialyse et de la création d'un abord veineux (FAV).

 

Comprendre sa maladie, c'est comprendre le traitement qui en découle et mieux l'accepter. Le médecin aura donc un rôle primordial dans cette première approche à la dialyse. Certains centres (et nous y travaillons actuellement), ont le confort d'avoir chaque jour une infirmière détachée du planning pouvant assister aux consultations pré dialyse.

 

Son rôle est essentiel et permet de dédramatiser un traitement peu commun qu'appréhendent énormément les futurs dialysés. Il consiste entre autre à :

 

- Faire visiter le service au patient en lui donnant des repères (vestiaires, douches, wc, salle de restauration, salle d'attente, salle de soins, salle de consultations..etc)

 

- Présenter le patient à l'ensemble de l'équipe présente le jour de sa consultation en énumérant les différentes fonctions de chacun

 

- Montrer une machine au patient

 

- Lui expliquer le déroulement d'une séance

 

- Le rassurer, répondre à ses questions...

 

Cette première approche doit instaurer un climat de confiance. Elle ne doit en aucun cas être génératrice de stress. C'est pourquoi l'infirmière doit rester simple dans ses explications et ne pas trop entrer dans les détails.

 

Nous avons remarqué avec mes collègues que la première dialyse d un insuffisant rénale se passait dans des conditions moins anxiogène quand il avait eu l opportunité de rencontrer l'équipe avant et de voir le service.

 

Lorsqu une personne arrive chez nous sans y avoir été préparé, elle est très souvent angoissée par ce qui l entoure, par ce qu elle voit, ce qu elle entend. Les gestes sont expliqués au coup sur coup et laissent peu de temps à la réflexion et à l acceptation du soin ! De ce fait, la première séance s'avère souvent difficile tant l'appréhension est grande.

Au contraire, une personne préparée sera beaucoup plus détendue, se sentira en confiance et sa séance se déroulera de façon beaucoup plus confortable.

 

Mais l'acceptation est fonction de chaque personne. Il faudra plus de temps à certaines personnes qu'à d'autres et le travail commencé par l infirmière référente lors des consultations, devra être poursuivi par l'équipe entière au cours des séances.

samedi 15 novembre 2008, a 17:47
Bengy, transplanté rein-pancréas
 

Bengy,42 ans, a subi une transplantation rein - pancreas en Janvier 2007 afin de remplacer ses organes endommagés par un diabete severe qui lui avait été découvert à l'age de 13 ans...

 

Son témoignage simple et encouragent est à lire sur son blog :
http://bengy2465.centerblog.net/

samedi 15 novembre 2008, a 17:36
Témoignage
 

Suivi pour une insuffisance rénale depuis une dizaine d'année, Didier a reçu un greffon rénal le 8 novembre dernier à Nantes. Il nous fait part de son expérience au travers de son témoignage qui, espérons le, redonnera un espoir à plusieurs quand à la greffe.

 

UNE  NOUVELLE  VIE    COMMENCE

 

J'etais  suivi  pour  une  inssuffisance  rénale  chronique découverte lors d'un contrôle  a l'IRSA (Institut Inter Régional pour la Santé)  il y a une  dizaine d année.

 

J ai suivi divers examens dont une biopsie rénale mais les médecins n ont pas réussi a  prélever d'échantillon. J'ai donc eu un traitement qui malgré tout n'empéchait pas la  créatinine de monter régulièrement tous les ans.

 

En 2005, le néphrologue qui me suivait au C H U du Mans a commencé a me parler de dialyse et de greffe. En vue d'une éventuelle dialyse, j ai subi en mars 2006,l'intervention permettant la creation d'une fistule arterio veineuse.

 

Début 2007, mon néphrologue m'a pris un rendez-vous pré-greffe a Nantes. J'ai donc été à ma consultation le 16 septembre 2007,où ils m ont expliqué comment cela se passait. A la suite de ceal, j ai donc été inscrit sur la liste des receveurs potentiels.

 

A peine 2 mois après,le 8 novembre 2007 à 8 h 45, mon néphrologue m'a appelé sur mon lieu de travail pour me signaler que j'etais attendu à Nantes pour la greffe.

 

Angoissé, surtout par le coup de fil, je suis rentré chez moi chercher des vetements et a 10 h un VSL m'a emmené a Nantes.
Arrivé vers 12 h 15 dans le service de transplantation, on m'a fait une prise de sang pour vérifier si j'etais compatible avec le donneur. L aprés-midi on m'a posé une perfusion car j avais un taux de potassium élevé et les anesthésistes n aiment pas ça. Aprés installation dans la chambre, on m'a préparé et a 20h, jai été transporté pour le bloc opératoire.

A 23h je me suis réveillé.J'avais des perfusions et une sonde urinaire que j'ai gardé 6 jours.Ensuite, aprés 3 jours dans le service de transplantation, j'ai été transféré dans le service de néphrologie.Les résultats sanguins étaient bons, le  greffon  fonctionnait  bien.

Le dimanche eu lieu le premier levé pour me peser , ça tournait un peu...
Le lundi, je commençais a marcher pour aller à la salle  d eau accompagné d une aide-soignante.
Le mardi, j'allais à la salle d eau  seul... c'était dure mais ça faisait du bien de marcher
Le mercredi, les médecins m'ont conseillé de marcher un peu dans les couloirs et le jeudi après midi, je suis sorti pour rejoindre un centre de convalescence au Bois-Rignoux du coté de Nantes.
J y ai passé 2 semaines avec 2 analyses et consultations au CHU de Nantes par semaine. Les résultats étaient bons et je suis rentré chez moi le jeudi 29 novembre.

 

Maintenant, cela fait une quinzaine de jours que je suis rentré et ça va de mieux en mieux.J ai une analyse de sang par semaine et ça va toujours dans le bon sens.
Les médicaments commencent à etre diminués.                               

Je me rend compte que j ai une chance extraordinaire d avoir été  greffé sans avoir eu à être dialysé. En plus, cela  fut rapide, alors ce greffon  je vais le bichonner...

J ai changé ma façon de manger car je me suis aperçu que je mangais très mal. Je fais de la marche pour récuperer plus vite.Avant je courrais 1 fois par semaine.
J espère que d ici quelques temps je reprendrai mon travail  et je pourrai a nouveau aller courir
                                     
Un grand merci a mon donneur,a sa famille , aux infirmieres , aux aides-soignantes, aux femmes de services, aux medecins, aux  anesthesites et aux chirurgiens.    
       
J ESPERE  QUE  MON TEMOIGNAGE DONNERA  BEAUCOUP  D  ESPOIR A  CEUX  QUI  SONT  EN  ATTENTE  D UNE  GREFFE

DIDIER

samedi 15 novembre 2008, a 16:20
Dialyse péritonéale
 

Pour faire suite au commentaire de domi191, je poste un article sur la dialyse peritonéale. Mes sources viennent du net, je n ai jamais pratiqué ce genre de dialyse...

 

L' abdomen est constitué d'une cavité péritonéale tapissée d'une fine membrane appelée péritoine. En dialyse péritonéale, on fait pénétrer un dialysat (liquide formulé artificiellement pour rééquilibrer le plasma sanguin lors de la dialyse) dans la cavité péritonéale par un cathéter implanté en permanence.
 
L'excès d'eau et les déchets passent du sang dans le dialysat à travers le péritoine. Le dialysat est ensuite drainé hors de l'organisme pour être jeté. Dans la plupart des cas, ce traitement peut être effectué sans l'aide d'une autre personne, à la maison ou au travail.

Un tube ou cathéter, fabriqué dans une matière plastique souple qui n'irrite pas, est inséré dans l'abdomen juste au-dessous du nombril. Le cathéter rest en place aussi longtemps que cette méthode de dialyse est utilisée. Il est mis en place sous anesthésie locale à l'hôpital. C'est à travers ce tube spécial que le dialysat est introduit dans la cavité péritonéale et drainé hors de l'organisme.

L'insertion du cathéter peut être une source d'inconfort pendant une brève période, mais la dialyse péritonéale n'est pas douloureuse. Il faut toutefois veiller à ne pas contracter des infections.

 

 

La dialyse péritonéale est également désignée sous le nom de dialyse péritonéale continue (DPC). En DPC, il y a toujours du dialysat dans la cavité péritonéale ; le sang est donc purifié sans interruption. Le dialysat doit etre changé à intervalles réguliers au cours de la journée.


Il existe plusieurs types de dialyse péritonéale :

la dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) ;
la dialyse péritonéale continue ambulatoire assistée (DPCAA) ;
la dialyse péritonéale automatisée ou par cycleur (DPA).

 

* En DPCA, le patient garde en permanence de 2 à 2,5 litres de dialysat dans la cavité péritonéale. Normalement, il faut faire l'échange quatre fois par jour en vidant le vieux dialysat et en remplissant de nouveau la cavité péritonéale avec un dialysat tout neuf. Les échanges se font souvent le matin, à midi, en fin d'après-midi et à l'heure du coucher. Chaque échange prend environ de 30 à 45 minutes.

 

* La dialyse péritonéale continue ambulatoire assistée (DPCAA)
La DPCA assistée ajoute un appareil très simple qui vous permet un échange supplémentaire pendant que le sommeil du patient.

 

* La dialyse péritonéale automatisée ou par cycleur (DPA)
En DPA (autrefois appelée dialyse péritonéale cyclique continue), un appareil nommé cycleur fait les échanges la nuit pendant que vous dormez. Le matin, l'appareil est débranché et il reste, dans votre cavité péritonéale, environ deux litres de dialysat pour la journée. Le soir, vous videz le liquide au moment de vous brancher au cycleur pour la nuit.

La DPA vous permet d'effectuer la dialyse à la maison sans devoir interrompre la journée, mais elle oblige à rester branché à l'appareil chaque nuit pendant huit à dix heures. Certaines personnes vont faire un échange supplémentaire au cours de la journée afin d'éliminer la quantité adéquate de déchets.


Qu'en est-il de l'alimentation ?

 

Comme la dialyse péritonéale s'effectue continuellement, le régime s'avère moins contraignant que lors du traitement par hemodialyse. IL faut toutefois apprendre à choisir soigneusement les aliments afin de satisfaire les besoins nutritionnels et de contrôler l'accumulation de déchets et d'eau.

 

 

samedi 15 novembre 2008, a 15:41
Diététique du dialysé
 

Le patient atteind d'insuffisance rénale (IR) dialysé est tenu de suivre un regime assez strict dont je decrirai les principes dans cet article. Le régime est "sévère" soit, mais il n'est pas cause d'exclusion dans la vie famililale au moment des repas. Il suffit de bien comprendre les differences existantes entre une alimentation "normale" et le regime de l IR et de connaitre les interdits. Bien comprendre sa nutrition, c'est bien s'intégrer aux autres dans la vie de tous les jours.


LES LEGUMES

 

Aujourd hui tres recommandés pour la population générale, ils sont à consommer avec prudence chez le patient dialysé.
De valeur nutritive faible, leur apport en potassium est important et néfaste pour le dialysé. Pour limiter les apports en potassium, il est recommander de cuire les legumes dans de tres grands volumes d'eau ou mieux, de changer l eau en cours de cuisson.

Voici, a titre d'exemple, une liste non exhaustive des legumes avec leur teneur en potassium (exprimée en mg pour 100g):

Persil 800 - Epinard 529 - Avocat 522 - Topinambour 478  - Ail 446 - Fenouil 430 - Champignon 420 - Pissenlit 420 - Oseille 390 - Artichaut 385 - Melon 300 - Pomme de terre 370 - Betterave 336 - Potiron 323 - Céleri 320 - Chou-fleur 320 - Salsifis 320 ...

 


LES FRUITS

 

Ils sont une source importante d'eau et de potassium et sont donc à limiter eux aussi. Il faut savoir que les fruits cuits en compote ou en sirop sont deux fois moins riches que les fruits frais. Par contre, les fruits secs et oléagineux sont a deconseiller.

Voici, a titre d'exemple, une liste non exhaustive des fruits avec leur teneur en potassium (exprimée en mg pour 100g):

Abricot sec 1520 - Banane séchée1150 - Raisin sec  780 - Figue séchée 770 - Noix 690- Datte 677- Banane fraiche 385 - Noix de coco 380 - Abricot 315 - Melon 300 -Kiwi 287 -Groseille 280 -Cerise, grenade, prune, raisin 250 -Figue fraiche 232 -Framboise 220 ...


 

LES FECULENTS

 

Les pâtes et le riz doivent figurer au moins une fois par jour dans l'alimentation du dialysé car ils permettent de reguler l'appetit et d'apporter des calories.

Les pommes de terre doivent etre laissées à trempées epeluchées au moins deux heures avant leur cuisson pour diminuer l'apport en potassium.

Le pain est preferable blanc plutot que complet car il contient des cereales riches en potassium.


LES FROMAGES

 

Leur interet reside dans leur teneur en calcium et en phosphore. Il est indispensable d'en consommer chaque jour (150 ml de lait et 30g de fromage par jour) sans dépasser 1000 à 1300 mg d'apport en phosphore par jour.

 

A titre d'exemple:
* un yaourt contient 114mg de phosphore et 150mg de calcium
* 30g de Brie contient 70mg de phosphore
* 30g de Camenbert contient 100mg de phosphore
* 30g de gruyere contient 200mg de phosphore et 30mg de calcium
* 100ml de lait contient 125mg de calcium


LES VIANDES

 

C'est un aliment riche en protéine. Un dialysé doit veiller à manger une quantité suffisante de viande pour pourvoir a ses besoins quotidiens en protéines .


LES BOISSONS

 

Il est important de savoir que l'alimenattion apporte a elle seule 800ml d'eau par jour. Une grande partie de cette eau est  eliminée par "les pertes insensibles" c'est à dire la transpiration, la respiration... Si le dialysé n'urine plus du tout, ses apports liquidiens seront le plus souvent limités a 70ml par jour.

 

Il est important de :
 
* éviter les boissons riches en sodium ou en potassium (jus de fruit, potages, bouillon de legumes, bouillon KUB OR
* limiter les sodas souvent tres sucrés qui peuvent donner soif
* boire en petites quantités reparties sur la journée
* sucer des glaçons en été
* modérer la consommation d'alcool en préférant les vins cuits (porto, martini...) aux alcools nécessitant une adjonction d'eau importante (pastis, coktail, punch...)


En résumé, le dialyser doit :

--> adopter une alimentation suffisament riche en proteines (viandes - charcuteries - oeufs)

--> restreindre ses apports en potassium (fruits et legumes)

--> consommer au moins une fois par jour une protion de féculents (riz - pates -pomme de terre)

--> assurer un apport quotidien suffisant en calcium et phosphore (produits laitiers - fromages)

--> limiter ses boissons à 750ml / 24h

--> limiter ses apports en sels (au risque d'avoir soif et d'augmenter se consommation d'eau)

 

 

samedi 15 novembre 2008, a 15:30
De la dialyse à la greffe rénale
 

En réponse une question posée par dominique191,voici un article decrivant les etapes du futur greffé rénal.

Avant toute chose, je conseille à toute personne suceptible d etre greffée ainsi qu a sa famille de consulter les site officiel de l'Etablissement Français des Greffes à l'adresse suivante :

http://www.ouest-transplant.org/plan.html

 

Un sommaire génaral vous permettra de vous orienter vers la greffe rénale plus specifiquement.

Lorsqu un patient atteind d inssufisance renale chronique est assujetti a la dialyse trois fois par semaine, il ne pense qu'à une seule chose : LA

 

GREFFE DU REIN


Il faut savoir que la transplantation rénale est la plus fréquente des greffes d'organes puisqu'elle représente plus de la moitié des interventions. Mais tous les patients ne sont pas "candidats" a la transplatation. Une serie d examens (physiologiques et psychologiques) permettent d etablir une conclusion sur la possibilité d une greffe. Le nephrologue du service discute avec son patient de la possibilité d une greffe et avec son accord, organique une serie de RDV pour les differents examens a subir.

Le bilan pré greffe a pour but de depister toutes pathologies suceptibles d aggraver ou de mettre en danger la vie du patient ou de compliquer l acte chirurgical.

 

Le patient déja en cours de dialyse doit subir des examens allant des plus simples au x plus contraignants :

* prises de sang multiples et variées

* scanner avec injection --> l examen de reference dans le bilan pre greffe

* (parfois) un bilan vasculaire chez des patients presentant des facteurs de risque.Un echo dopller vasculaire permettra alors de rechercher d eventuelles lesions.

* bilan des voies excretrices (Etude de la morphologie des ureteres et dépistage des anomalies au niveaux de celles ci.)

* echographie renale (étude de la morphologie renale et recherche d eventuelles tumeurs)

* entretien psychologique...tres important! car la greffe bien qu apparaissant comme un element salvateur, n est en fait pas toujours tres bien vecue en post operatoire d un point de vue purement psychologique...Il n est effectivement pas toujours evident de vivre avec le rein de "QUELQU UN D AUTRE".

Apres avoir réalisé la panoplie d examens et si le receveur est juger "candidat" a la greffe, il est alors inscrit sur la liste d'attente des greffes de son  centre de transplantation et son dossier administratif est transmis à l'Agence de Biomédecine, qui centralise les données.

Le patient doit TOUJOURS etre joignable DE JOUR COMME DE NUIT. il peut etre apelé a tout moment si un rein compatible est "disponible".


A Suivre...

 

samedi 15 novembre 2008, a 15:14
L'hémodialyse
 

J'ai décidé de vous parler du poste que j'occupe actuellement afin de vous donner une idée aussi précise que possible de ce qu'est l'hémodialyse.

J'aborderai rapidement la physiologie du rein et ses principales fonctions pour pouvoir mieux vous expliquer la dialyse par la suite et traiterai aussi, pour terminer, de la question du régime alimentaire du dialysé

 

1. LE REIN

 

Les reins sont des organes de 12 cm de haut sur 6 de large et 3 d'épaisseur. Aplatis et de forme ovoïde, ils sont situés dans l'abdomen, en arrière du péritoine. Ils assurent, par filtration et excrétion d'urine, l'équilibre hydroélectrolytique du sang et de tout l'organisme.

Les reins sont vascularisés par les artères et veines rénales.Il existe une zone appelée "hile" où transitent les artères, les veines et les voies excrétrices. Le rein est entouré d'une capsule dure, très résistante qui le protège. L'urine est sécrétée au niveau de papilles. Il a aussi une fonction endocrine, c'est à dire qui secrète des hormones dans la circulation sanguine (érythropoïétine --> facteur de croissance des globules rouges et multiplication de ceux ci - système rénine-angiotensine-aldostérone --> permet de preserver l'equilibre entre le sodium et l'eau).

Les reins sont recouverts par de petites glandes que l'on appelle surrénales, sécrétant essentiellement des corticostéroïdes et  de l'adrénaline.


2. LES MALADIES RENALES

 

En théorie, une personne produit entre 1,5 et 2,5 litres d'urine par jour. Lorsque les reins ne peuvent plus assurer correctement leurs fonctions,les déchets accumulés dans l'organisme ne sont plus filtrés ni éliminés par l'urine mais s'accumulent dans le sang. On parle alors d'insuffisance rénale.

L'insuffisance rénale à des étiologies diverses comme par exemple :
   
    * maladie polykystique familiale
    * diabète sucré
    * hypertension artérielle
    * infections urinaires chroniques
    * dilatation des voies urinaires excrétrices par obstacle
    * myélome multiple, lupus érythémateux disséminé
    * ...


3. L'HEMODIALYSE

 

Il s'agit d'une méthode d'épuration du sang par la création d'un circuit de circulation extra-corporelle - ou CEC - (Cf photo d'un générateur d'hémodialyse permettant la CEC) et son passage dans un dialyseur aussi appelé rein artificiel.

Cela permet 3 choses vitales pour le patient atteint d'insuffisance rénale:

- retirer du sang les déchets produits par l'alimentation;
- équilibrer le bilan électrolytique sanguin;
- éliminer le surplus d'eau.

Chez un sujet sain, tout ceci est normalement réalisé par les reins 24h/24. Or, les insuffisants rénaux n'ont plus de rein fonctionnel. L'hémodialyse vient donc en remplacement, en moyenne lors de 3 séances de 4h par semaine.


4 ACCES VASCULAIRE

 

Afin d'amener le sang jusque dans le generateur d hemodialyse, il sera necessairede creer une fistule artério-veineuse -FAV-. Cette intervention chirurgicale, le plus souvent réalisée sous anesthésie locale, consiste à aboucher une veine sur une artère au niveau du bras dans le simple but d'obtenir un vaisseau sanguin à gros débit.Cette fistule ne sera ponctionnable que lorsqu'elle sera suffisamment develloppée après quelques semaines.

Si la FAV n'est pas assez devellopée ou s il na pas été possible d'en créer une, le médecin place un cathéter intraveineux au niveau de la veine fémorale, la veine sous clavière ou la veine jugulaire.


5. ENTRE LES SEANCES...LE REGIME

 

Entre chaque séance de dialyse, le patient est tenu de se surveiller afin d'eviter des prises de poids trop importantes.
Pour se faire, le patient est tenu de respecter un régime alimentaire assez strict. Les elements tels que le potassium, l urée, le phosphore ne sont plus eliminés par le rein ...il convient donc d'en limiter l apport dans l alimentation car une trop importante quantité de ceux ci dans le sang pourrait avoir des consequences dramatiques.
De même, il sera demandé au patient de réduire sa consommation de sel et de limiter ses apports hydriques à raison de 750 ml par 24h (en général)
Ainsi, au cours d une consultation avec une diététicienne, le patient apprendra les bases de son nouveau regime.


CONCLUSION

 

L'hémodialyse est le traitement a proprement parlé de l'insuffisance rénale.Elle est souvent source pour le nouveau patient et a sa famille d'angoisse, de questionnement,de refus, de déni de la maladie par faute d'acceptation  de "dépendance à une machine "comme on l'entend souvent... il est vrai en effet que ce  traitement se poursuivra à vie ou jusqu'à la greffe d'un rein.

Par ailleurs, les équipes d'hémodialyse ont été formées et le personnel sera en mesure de répondre à chacune des questions que le patient aura à lui poser.
De plus, les patients apprennent a se connaitre entre eux et des liens se tissent. Les seances deviennent moins penibles, des echanges relationnels entre les patients et les soignants aidant au bon déroulement des dialyses.


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